xi8- CONFESSION DE FOI
n.
Vu Prophète MahomED Ô* de son AegqrAN.
Le fécond Article & sçs principales raisons : il' faut: croire du cœur & con-fesser de la bouche, que le Dieu très haut, après s’être révélé aux hommes paríes anciens Prophètes, nous a enfin envoyé son élu , le bienheureux Mahomet ,avec la Loi sainte & divine qu’il avoir (a) créée par íà grâce , ôc qui est con-tenue dans le vénérable Aìcoran , qui nous a été remis de íà part. C’est parce saint Livre, que Dieu a abrogé toutes íes Loix précédentes, ôc qu’il a reti-ré de leurs doutes ôc de leurs erreurs les Peuples ôc les Nations, pour les con-duire à une stable ôc permanente félicité. C’est pourquoi nous sommes obli-gés d’en suivre exactement les Doctrines, les rites. ôc les. cérémonies & d’aban-donner toute autre Secte, ou Religion quelconque, antérieure & postérieure acette derniere révélation. Cet Article nous distingue ôc nous éloigne de touteeípéce d’Idolatrie, de toute rapsodie menteuse , de toute fiuíse Prophétie , ôcde toutes ces Sociétés, Religions, ou Sectes différentes de la notre, ou erronées,ou abrogées, ou exaggerées, fans foi & fans vérité : comme il paroit tous lesjours par les notions (b) diverses des infidelles , qui répudient leurs réglemens& leurs usages, après les avoir institués, ; qui changent leurs principes à toutmoment, parce qu’ils ne connoiílent pas la Bonté de Dieu , ôc qui flétrissent(c) eux-mêmes leurs propres cérémonies par des innovations ôc des reformescontinuelles;
III.
Vê la Providence & de la Pr e’d e s t i n a ti on.
Le troisième Article Le íès principales raisons : il faut croire du cœur ôc tenirpour assuré , qu’excepté Dieu même;, qui a toujours été ôc qui sera , touteschoíès doivent périr un jour, ôc que l’Ange de la mort doit retirer à lui tou-tes- les âmes des mortels destinées aï l’extinction toralei Scl universelle , de la parcde Dieu notre, maître, r ôc notre puiflant Seigneurt , qui a pu Le qui a vouluproduire du néant; ôc eníìfite arranger ce. monde universel b avec toutes les cho-ies, qui y sont bonnes ou mauvaises, douces ou ameres; qui a pu aussi, quiafn Le a voulu établir deux. Anges , l’un a íà droite ôc l autre à? íà gauche , pourenrégîtrer les. oeuvres d’un chacun-de nous , tant les bonn^ que les màuvaiíèsj,'afin que cpnnoiflànce juridique en soit priso & sontence prononcée,au grand: jourdu Jugement. îliest donc néceflàire de croire la Prédestination . ; mà st n’estpermis.d’en parlerct qui que ce soit , qu’après .s erre rendu, habile dans 1’étudede notre Loi écrite, qui cjk l’Alcoran , ôc de notre Loi Orale, qui est :1a Sonna {d)i.
Du
(a) Art. II. L’Auteur se déclare pour la Création de l’Alcoran , contre le sentiment du CatéchismeMahométan qui tient pour YIncréation.
(h) Ces coups de dent que l’Auteur donne ici aux Chrétiens des derniers siécles. } me font soupçonnerce que j’ai dit ; que c’est l’Ouvrage d’un Renégat , qui ne peut retenir sa'coleçe contre çeux'qu’il a
abandonnés.
(c) Il y a ici quelques traits vifs contre les Superstitions de l’Eglilê I^ômaine , ph- il est aisé d'entre-voir le pinceau d’un transfuge & d’un apostat.
(d) Art- III- Voyez ci-après. Du reste notre Auteur paroit assez Tefervé fur l’article de la Prédesti-nation. Il ns veut point, qu’on en parle, qu’on ne soit devenu, habile» Ceci me persuade encore que.ce
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