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lu les choses, mais aussi leur maniéré detre, en forte qu’il n’arrive rien dans lemonde, soit pour ce qui regarde les situations des êtres, ou leurs opérations,ou le bien, ou le mal, ou l’obéissance ou la désobéissance , ou la Foi ou Tin-fidelité, ou la santé ou la maladie, ou les richesses, ou la pauvreté, ou la vieou la mort -, qui ne soit compris dans le Décret de Dieu , dans Tordre que íàProvidence a établi , & qui enfin nemane de fa volonté & de son juge-
2, Mais il faut se ressouvenir ici, que le Décret de Dieu touchant le bien, l’o-béissànce & la foi est tel que ces choses doivent rester dans Tordre établi, ôc sou-mises absolument a sa volonté, a sa direction salutaire, à son bon plaisir, à soncommandement. Au contraire il n’a résolu le mal, la désobéissance, Tinfide-lité, il ne Tordonne, ne le veut & ne Tarrête, quen le privant, s’il faut ainfidire' de fa direction salutaire, de son bon plaisir, de ses ordres. Les hommestombent dans ce mal par une (a) séduïïion , quils ont méritée , fans y concourirprimitivement par une direction salutaire, ou par son bon plaisir , ou par soncommandement. ,
Quiconque donc osera dire , que Dieu se réjouit du bien que font les hom -
mes,
cieux se fondront, le soleil perdra sa lumière & les étoiles tomberont , n'étant plus soutenues par les An-ges qui mourront à ce premier son. Celui qui le soivra s appelle h son dé mon , parce ^ue toutes lesCréatures vivantes mourront alors, ou seront anéanties. Du second au troisième son , qui est celui dela résurrection il v aura un intervale de quarante ans. Je ne dis rien de la longue duree du jour dujugement »°qui dans leCh. za. de l’^Jest de mille ans, &: dans le Ch. 70. de cinquante mile; cejugcn c , i n rtnp Ipç interoretes de ce c uúlcoran concilient du mieux quils peu-
fts ““ sor ces dcuxíhi '-
les Anges . -c les Genies, «h Usbêtes même ressusciteront. Au moins c’est l’opinion de quantité d e Mahométans , qui prétendent prou-ver la résurrection des bêtes par leCh. 81. del 'Alcoran. Que cette résurrection soit gêneuse pour les gensde bien & honteuse pour les médians; c’est-là ce que les Chrétiens croyent comme les Mahométans. Voi-ci les singularités de ceux-ci: les hommes ressusciteront nuds 8c fans qu il manque la moindre chose a leurcorps Ainsi le prépuce s’y trouvera quoique la circoncision l’ait retranché : mais cette opinion n'est pasr; i' ale au’il n'v en ait aussi un grand nombre qui croyent que les morts ressusciteront dans le mêmefauipace oh ils étlient à l’heure de leur mort : & cette opinion est prise de la Théologie des Rabbins. IIv^auroit bien d’autres choses à raporter ici fur cette matière ; comme par exemple la mamere dont lesìiommes se rendront à la place du jugement ; les dix ordres de réprouvés & les tourmens effroyables qu’ilssouffriront en attendant lel condamnation ; ce qu’on nous dit fur les questions qui feront faites à chaquepersonne & les raisons qu’ils allégueront pour se défendre ; sur la mameie dont le corps & lame s accuse-ront mutuellement devant Dieu & plaideront pour etre absous du mal qu ils auront fait. Mais Dieu rejet-tera leurs raisons, & ils auront le sort d‘un aveugle agile & dispos qui voleroit fur le grand chemin avecle secours d’un paralytique clairvoyant qu’il porteroit fur ses épaules.
Tout ce que P je viens de dire pourra servir d’exphcation aux Articles 4. & 5. de la Confession de
^(a^^M^ReUnd cite ici quelques vers Arabes qui servent à justifier la certitude du DecreHivin & sanécessité &c. & finissent par la condamnation de l’Astrologie. Je ne sai pourquoi M. D a supnme
eette note. ^ qj falloic adoucir l’idée de fédutlion , par ces paroles, quils ont méritée; car il
iíí ^ nar ce oui précede 8 c par ce qui fuit, que c’est là l’idée de l’Auteur, puis qu’il y parle de l’in-5 ,nnn P de Dieu, P de fa haine contre le péché ; & de la différence qu’il met entre le vice & la vertu ;«fui là ne cessant point de lui être odieux , ni celle-ci de lui être agréable. Je conviens du reste , qu’ilne s’exnrime pas fort commodément ; * (d valoit mieux dire qu’il s’exprime d’une mamere tres confuse)mais dans ces^ccasions il faut un peu aider à la lettre , & accorder Mahométans la merne indulgen-ce , dont nous avons tant de besoin nous mêmes » (dans ks :renebres qui environner. nos dees fur cettematière). II est indubitable continue M. D** que selon la Doctrine de S. Paul Dieu retire sa grâce desmédians qui en abusent, & qu’il les laisse tomber en de très grands péchés , en punition de leurs excesorécedens. Et si cela est vrai, ne peut-on pas dire dans un bon sens , que Dieu punit le peche par lenéché même ? Ce qui doit faire trembler ceux qui, par des sentimens & une vie libertine , s attirent in-sensiblement les jugemens de Dieu- Voyez le Chap. I. de l’Epître aux Romains. * (Je n’ai rien vouluretrancher de cette note, qui sent sort le prédicant , afin que le lecteur connoisse par ce petit échantillon lamaniéré de prêcher de M. D**.