RELIGION MAHOMETANE. 163
dit (a ), que Dieu ne punira point un jurement téméraire , prononcé par in-advertance , par exemple, lorsque la langue allant plus vite que l’eíprk l’on dit.Par D. . . . cela ejl vrai l Pourquoi donc être si sévere contre les Chrétiens,quand ils ( b ) disent imprudemment ce qu’iís ne doivent pas dire?
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, ' îJ ‘' S’il ejl vrai que les Mahométans adorent toutes les Créatures t
N On feulement les Disciples de Mahomet ont de la vénération poux Venus,Sc pour la Lune 5 mais leur Idolâtrie va encore plus loin, ils adorent,nous aíïure-t-on, tout ce qui est créé.
Thomas de Jésus dépose (c) , que c’est la trente-quatriéme de leurs erreurs,Sc qu a la lettre ils invoquent toutes les Créatures. Euthymius {d) ajoute, „ que„ leur Prophète jure parie Soleil , par la Lune, par les Astres, par la lueur„ du feu, par les animaux, par les chiens courans, par les plantes, & autres,, choses inconnues, &: pat des noms barbares ; en quoi , dit-il, il fait bien voir„ [ qu’il r regarde. .toutes, ces Créatures comme des Divinités ; car celui qui jure,, a accoutumé; de jurer par un plus grand que lui-même. (<?) (Fort bien, maistout ce qui est plus grand que nous n’eít pas Dieu ; autrement Joseph auroitcté un vrai Idolâtre , parce qu’il avoir contracté en Egypte la mauvaise cou-tume d’aífurer une chose par cette expression, vive Pharqo Jqisi ; qui
jurent par le /Eemple, par Jeruíàlem ,ôc pâr leur propre tête j» fêrqiept donc deces trois choses seurs Divinités; (g) (Sc les Chrétiens. eux-^mêmeSì,, dans les pre-,Mers. siécles* du jGhnstianiíme, en jurant sar Je salut* de. :i César (h ).,', seroient tomrbés dans une Idolâ trie doutant, plus ; atroce i qu’elie lèur itoit à eux moins par-donnable qu'aux autre? ^ â. quìil y avoit plusieurs ds ces Césars , qui se met-toicnt à biplace de Dieurjbi Tout çela fait voir que lé pauvre Moine Grec néfait ce qu’il dit, quand il conclut de ces façons de parler, que les Mahométanssent Idolâtres. -•
Une autre méprise fort ridicule où il est tombé , c’est qu’il a fait deux Di-vinités de deux collines de la Mecque : Mahomet avoit dit dans sen Alcoran (i) ;,, que Sas a Sc Merva sont des lieux saints , où l’on peut faire connoître l’obéisi,, lance que Ton doit à Dieu , Sc qu’ainsi tout homme qui,va au'Temple de„ la Mecque , ou qui y fait quelque se jour , ne féra pas mal de circuit ces„ deux endroits”. Que dit a cela lé Moine Grec? Que Tzitsapha (il veut direSas a) Sc Merva sent deux noms barbares > ope Mahomet ordonne- de vénéreravec beaucoup ; {$) de Religion. Un autre Auteur de même farine (/), dit que
Sasa ,
(a) Ch. V. 98. dans son Alcoran.
(b) Je réduis à ce peu de mots la battologie de M. D**.
(c) De Converf. Gentil, p. 10.
Dans fa Panoplie , inférée dans la grande Biblioth. des PP.
( e ) Addition inutile du Traducteur.
(f) Voyez la Cen. Ch. XLII. 15. . / '
(g) Autre addition qu’il faut passer à M. V** à cause de la graftde érudition qu’il y fait paraître.’Juramm , faut non per Gemos Cafarttm, ita per saltttem mum , qm ejl mgtîstior omnibni Geniis. A-pologet. de Tertul. Ch. 32.
(i) Chap. XI. 152.
(k) Comme un article capital de Religion, dit M. ReUnd. ShinUrn Dfì Relmt,
(/) Allégué par Sj forge m Samcenkis. ■'
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