Band 
[Volume III.]
Seite
164
JPEG-Download
 

i 64 ECLAIRCISSEMENT SUR LA

Safa & Merva (a), qu’il orthographie fort bien, sont deux Anges chéris de Dieu ,& en grande vénération a lès vrais adorateurs íèlon Mahomet. Un autre dans iontrésor de l’Orthodoxie (h ), nous a conservé ce Formulaire d’Anathème , qu’onavoir apparemment dressé pour les Prosélytes : je -prononce lAnathème à tous cesAnges indiqués par Mahomet , par leurs propres noms , savoir Aroth , Maroth ,Sapha ó 3 Merva , que ce hardi menteur a associés aux bons Anges que nous venerms.Arot & Marot íônt en esset les noms de deux Anges chez les Mahométans (c);mais pour ce qui est de Safa ôc de Merva , ce íônt certainement les noms dedeux collines proche de la Mecque, distantes lune de l’autre de íèpt cens qua-tre vingt coudées, (d) (Après cela fiez-vous aux raports de la basse antiquitéfur les anciennes hérésies.)

§. VU.

Si les Mahométans nient la Providence.

J E ne devrois pas mettre cette accusation au nombre des âutres , car sïl y aun point où les Mahométans soient rigides , e’ést sons doute l’article de laProvidence* On peut voir l’Abregé de leur Doctrine au Ch. VII. oùTAuteur déclare que tout est absolument soumis áu décret de Dieu ; & lestems, & lés lieux, les personnes, & les choies & la maniéré, & qu’il amè-ne tout aux fins qu'il a projettées.

Cependant Pie II. (e) nous dit, dans so Lettre au Prince Turc ; vous croyezque tout ce qui se passe sur la terre esl fortuit & que Dieu ne se mêle de rien maispour nous nous ne doutons point que celui qui a tout créé ne gouverne aussi touteschoses. Thomas de Jésus (f) avance la même fausseté , ôc il en fait la quator-zième erreur des Mahométans. Cependant comme l’accusotion est auíïì mal fon-dée qu’elle est atroce > elle n'a pas été auísi souvent répetée que les autres.

z. vin.

S’ìls font profession de croire que Dieu prie lui-même pour Mahomet?

(¥“ ’Accusotion précédente est odieuíê, mais elle est compréhensible. Pour ceí-P j le-ci, elle ne lest point du tout.) On reproche aux Mahométans de croireque Dieu lui-même prie pour leur grand Prophète : & ceux qui dépoíènt sont destémoins graves.

Les Cardinaux de Cusa Sc Bellarmìn , l'un dans son Alcoran criblé (g), l’autre

dans

( a ) Il falloit traduire,, car c'efi aìnjt qu'il faut Ure.

{b) Nicetas , Thés. Orth. Lib. XX.

(c) Ici M. U** a suprimé,je ne sai pourquoi, ce qui suit, dont ils disent à peH Près Us mêmes choies que

fa Juifs de Schamchaz,ai & jLÍael. r ^ J J *

(d) Petite addition qui montre que le Traducteur est un grand Critiqué.

(e) Pie IL ~

(f) De Converf. Gentil. Lib. X. v _

c^) lìv. m., ch. p p. 57.