X 7 B eclaircissemens sur la
„ deront à l’intendant des flammes : Votre Seigneur ne nous délìvrera-t-il jamais„ de ces peines? Non, répondra le Ministre, vous y demeurerés éternellement.
Ce n’est pas là ce me semble , le langage d’un Disciple d’Origene , §'fl c stbien vrai qu’Origene ait été Origeniste.)
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§. XVII.
Vu Paradis de Mahomet , & de la suprême félicité , selon les Mahométans.
{a) (V T Oici l’endroit chatouilleux de la Théologie du faux Prophète. Ony l’accusè d’avoir forgé, un Paradis tout charnel , tout rempli de vo-luptés sensuelles, de jardins délicieux , de fleuves agréables, de cabinets de ver-dure enchantés , 8c tels que nos Romans décrivent les leurs. Ajoutés à celala contemplation , la conversation 8c la jouissance des beautés les plus accom-plies & les plus piquantes, formées tout exprès pour eux Lc d’une jeunesse im-mortelle. Et voilà, nous dit-on,. la vraye félicité du Paradis des Mahométans ;ils 11 en reconnoissent point d’autre.)
Voici les témoins qui les en accusent; Thomas de Jésus , dans son Livre de laConquérs m des Gentils (h) j Richard le Moine , dans íâ Réfutation de la Religion Ma-hométane (c) y Pierre Abbé de Clugny, dans son Abrégé du Mahometifme (d), pu-blié par lui à la tête de YAlcoran ; Jérôme de Saqjonaroìe , dans ses Commentairesfur la SeBe de Mahomet ; 8c à, qui enfin n'a-t-on pas chanté cet Hylas ?
Le premier a dit, „ que Mahomet nouveau Cerinthe , avoir établi le íòuve-,, rain bonheur dans les voluptés corporelles : ìautre , que l’Alcoran 8c toute la„ Secte Mahométane n’aboutissent qu’à ce seul point , à savoir la luxure 8c (e)„ (les plaisirs du ventre:) l’autre , <p’au lieu de nous dépeindre le Paradis, par„ la société des Anges & des bienheureux, par la contemplation de Dieu 8c de„ íès perfections, 8c par la jouissance de ce souverain bien, que l’œil n’a point,, vu, que l’oreille n’a point ouï, &: qui n’est jamais monté dans le cœur de„ l’homme, il nous l’a représenté au contraire, tout tel que la chair 8c le sang,z, 8c même la lie de la chair 8c du sang auroient pû le souhaiter : enfin le der-„ nier nous dit en termes formels , que Mahomet ne concevant que les choies ter-„ restres, & n’ayant aucune idée de la vraye béatitude, ne nous promet après„ cette vie qu’une volupté brutale , qui íè raporte toute à la chair 8c au ven-„ tre , & qui ne peut faire tout au plus qu’une félicité de bêtes ”. C’est làce qu on nous repéte tous les jours, dans toutes les conversations , dans tousles Livres qui paroissent, 8c dans presque tous les sermons (f) (de nos jeunes
Pré-
(а) M. Relmd avoit abrégé le détail , niais M. D** a voulu montrer ici qu’il fait faire des descrip-tions agréables.
(б) . Liv. X. p. 644.
(c) Pag. 147. , ,
(d) Pag. 4. Ce fut ce fameux Abbé de Clugny, qui fit traduire YAlcoran par Robert ae Retz, , dansîe XII. siécle5 mais cette Traduction n’a été imprimée qu'en 1550.à Zurich, par les foins de Ribliandsr.
(e) Cette expression marque là délicatesse du Traducteur.
(f) Addition du Traducteur, qui prouve qu’il veut être original en tout ; singulier dans le ftile 8cdans le tour ; dans ses recherches & dans ses réflexions ; dans son badinage & dans son ferieux ; counoisseuren Chansons comme on va le voir. Eh ! qui pourroit mieux faire que lui cet excellent Recueil qu’il con-seille d’entre prendre? Ajoutons que si le public rendoit justice à fa Poésie. .. mais j’oubliois presque laPeinture. M. D** la possede, & l’on assure qu il a peint tous ses paroissiens.