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[Volume III.]
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i 9 6 ECLAIRCISSEMENS SUR LA

Dieu donna à .Moïse un Alsorcan. Quelle bevue ! (a) mais qui vous a dit quecet Alsorcan est l 'Alcoran ? Pu Ryer lui-même qui est venu après vous, n’a-t-ilpas vu la faute & ne l’a-t-il pas corrigée dans fa Traduction ? Car voici commeil a rendu le mot Arabe, pour ôter toute équivoque ; nous avons donné à Moïse& à Aaron le Livre f ut distingue le bien & le ma l (h). Par votre belle maniéréde raisonner, vous prouveriés que Mahomet a regardé, & son Alcoran & la Loide Moïso, & l’Evangile, comme une feule & même choie : car il donne le nomde Livre , par excellence, à ces trois révélations.

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. tz. XXVII.

(c) S’il es vrai que Mahomet ait confondu le Pharaon , qui fit élever Moïse , avec ce-lui qui tyrannisa le dernier le Peuple de Pieu , e§° qui sut englouti dans la mer rouge ï

E E Roi d’Ëgypte, qui permit à fà fille d 1 'élever Moïso comme son fils, n estpoint le même fans doute, qui tyrannisa le dernier le Peuple de Dieu, quile poursuivit ensuite dans fa retraite, 6c qui fut englouti avec son Armée dans lamer rouge, L’Ectìture y est expresse. {Voyez l’Exode Chapitre second.)

- Cependant 'Mahomet a confondu pitoyablement ces deux Princes ; au moinseest ce dont il est taxé par le Cardinal de Cusa {d) , & par un Auteur encoreplus moderne , qui nous a donné en François une Histoire de la Religion desTurcs (e) ; (f) (Quelle ignorance I disont-ils, confondre deux personnages queMoïse a si bien distingués ! Mais qui vous a dit que Mahomet les a confondus?Aparemment votre Traducteur de \Alcoran , qui a rendu le passage de cettemaniéré • „ alors Pharao répondit " ; nêtes-vous pas ce Moïse que f ai nourri dèsf enfance ? & il faut avouer que vous n’avezppas tout le tort, fi la traduction estjuste. Mais qu’ii me soit permis de vous dire que voici la véritable: nef-ce pasvous y que nous avons élevé autrefois parmi nous , dans le tems que vous n'étiês enco-re qu un enfant ? Or fur ce pié-là, ou est la contradiction ? Pharao ne dit pasque c est lui qui a élevé Moïse , & que c’est dans íà maison qu’il a été nourri ,comme on accuse Mahomet de lui faire dire : il ne'dit qu’une chose génerale,qui regarde tout le Royaume plutôt que lui-même; ,, nesl-ce pas vous , ce Moï-„ se sauvé des eaux par une de nos Princesses , que nous avons élevé dans notre„ sein , èc qui ensuite nous a échapé ? Venez-vous ici pour troubler un Pays,„ que vous devez regarder comme votre Patrie, & vous élever contre une Na-„ tion, qui a été votre bienfaictrice " ? Rien de plus commun que ces sortesde figures dans les Auteurs anciens & modernes , & même dans les plus sim-ples conversations ; nous disons tous les jours qu’une telle Ville, qu’un tel Paysnous a élevés (g); que nous avons batu tels & tels Peuples j que nous avons dé-fait

(«q Ces sortes d’apostrophes ne font point dans POriginal : mais M. D** qui les aime croit devoir lessubstituer à la simplicité de M. R**.

(b) Voyez Y Alcoran Ch. 2.

(r) Addition du Traducteur.

(d) In Cribratione Alcorani. p. 43.

(e) C’est Michel Baudier. Voyez son Livre à la page 499.

{f) Tout ceci est tourné en apostrophe de Prédicant,

(d) Voyez Euripide > dans son Helene,

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