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[Volume III.]
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RELIGION MAHOMETANE. i 99

•vous mus occupés , soit que mus mus âonniés quelque repos. Allez maintenant Scfìez-vous (a) aux Traductions.

§. XXX.

Si Mahomet s'efl encore contredit , en disant tantôt , qu il conduisoit les hommes dansla mye du salut , tantôt qu il ne samit pas s'il y étoit lui même & ses Disciples?

S 11 en faut croire les Auteurs Chrétiens , Mahomet s est encore contredit sorun article plus important. On prétend qu’il a avoué quelque part, qu’ilne íàvoit point ce qu’il avoit a faire, ni même si lui ou ses Disciples étoient dansla voye du fil u t. Si cela est la contradiction est palpable , car il est clair quedans tout le corps de Y Alcoran il sc déclare être dans la bonne voye , Sc pro-met le íàlut , le Paradis Sc scs délices éternelles à ceux qui croiront a son Li-vre , Sc qui en pratiqueront les ordonnances. Voyons si la contradiction estbien prouvée , Sc écoutons d’abord scs accusateurs.

,, Que Mahomet dit Savanarole (h) , sc contredise pauvrement dans ses réve-„ ries, c’est ce qui paroit entrautres par ce ridicule paíïàge de son Livre, où, , il confesse , qu’/7 ignore Ji lui & les sens font dans la voye du salut j Sc par cet„ autre, où il déclare , qu’il ny a personne au Monde , qui soit capable d'entendre,, V Alcoran. Ne faut-il pas être enragé pour parler ainsi, Sc ne devroit-on pas„ lapider un homme, qui vient nous donner, comme de la part de Dieu,des,, loix embarassantes & inintelligibles , en confessant son ignorance sor la voys„ du íàlut, Sc sor l’état où il est lui-même ?

„ Ecoutons encore Mahomet íur son propre Livre, dit l’Autêur de la IV. ha-„ rangue (c) ; il dit que ni lui , ni aucun homme n’est en état de donner le„ sens Sc l’interpretation de son Alcoran , Sc qu’il n’y'a que Dieu qui l’entende.„ Si cela est vrai , ajoute le censeur , où est futilité de son Livre? Si Dieu,„ qu’on suppose qui y parle s’y étoit rendu intelligible , à la bonne heure -, on„ pourroit en retirer quelque utilité. Mais puiíque Mahomet avoue lui-même,„ qu’il n’y a aucune créature sor la terre , qui en puisse donner l’intelligence,„ quel fruit, quel uíàge, quelle leçon en retirerons-nous ì Preuve évidente qùc„ la loi de Mahomet n’a point Dieu pour Auteur : car Dieu ne fait pas des loixz, inutilement : la clarté Sc la justice doivent être leurs caractères essentiels : Sc„ cela fustìt pour conclurre que ce Recueil n’est point une révélation divine,„ mais une fiction pitoyable de l’eíprit humain.

Le Cardinal de Cusa (d) fait les mêmes remarques. Il dit que l’imposteur secontredit toujours, Sc particulièrement dans le Chap. LVI. de son Alcoran ,dontil cite ce prétendu paíïàge : je ne fuis pas le premier envoyé ; je ne sai pas même cequ'il faut que je fasse y ou que vous fafjiés ; çjy néanmoins je mus exposerai les chosesdivines. L’Annotateur marginal se signale encore dans cette occasion. 6juel p r(hphéte , dit-il I Mahomet avoue qu il ne fait pas ce qu il a d faire , ni ce qu’ont d faire

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U) Dans ce Chapitre M. D** s’est tant soit peu moins écarté de l’origina!. On aperçoit le languagsde M. Retond , & c’est à quoi se réduit la fidélité de son Traducteur.

(b) Dans ses Commentaires Jkr la Secte Adahometane.

(c) Dans l’ Edition de Y Alcoran, qui se fit à Zurich par Biblimder. p. ;;6.

{d) In Cribatione Akorani, Lib. IV. Cap. z.

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