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[Volume III.]
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208 eclaircissemens sur la

reprocher leur origine servile*, mais bien Sarazins , parce qu’on soppose que cénom leur fait plus d’honneur. Point du tout les Empereurs eux-mêmes & dePerse & de Turquie ne se font point une honte de deseendre d’une (a) (Agar nide familiariser avec les Agars.)

§. XXXIII.

Si les Mahométans ne -prennent aucune précaution pour se laver le visage ì

A (T TOici une accusation bien puérile Sc qui ne fait guéres d’honneur d ceV Barthelemi d’Edeffe , que M. le Moyne a publié dans ses Varia Sacra.Je ne fai comment m’y prendre pour rapôrter urìe fadaise dé cette nature , quine souffre ní Latin, ni Grec, ni François. Ên général, tout le monde íàit queles Mahométans sont fort propres , & que c’est un des griefs dont on les taxe,que le grand soin qu’ils prennent de la pureté du corps. Cela va si loin, qu unede leurs ablutions est celle dont on a parlé à la fin du Chap. VIII. & qui con-siste à se, nettoyer avec de l’eau la partie postérieure, juíqu’à ce qu il n’y ait plusrien de fétide, loríqu’oii a fait éjection de ses excrémens.) ; -

1 Que dit à cela notre Barthelemi ì Une fiuífeté ridicule & honteuse ; c’est qu’ilsfont cette eípéce d’ablution cinq fois par jour, Sc qu a l’issue de chaque fois ilsportent (c) : la même main au visage pour sc laver la bouche Sc toute la iàce,(d) (Quelle pauvreté ! ou plutôt quelle malice pour tourner les gens en ridicu-le i Qu’on sache" dbnc r pour Une bonne fois , que les Mahométans sont plus pro-pres*:) siu’ils rie pratiquent cette eípéce d’ablution postérieure , que quand ilsvont a fa garde-robbe ; qu’ils ne la pratiquent qu’avec beaucoup de propreté,{<?) comme l’aísure Mr. Toumefort ; qu’ils ne sont point obligés d’y aller cinqfois par jour, (f) (à moins qu’ils n’ayent pris médecine) qu’ils n’y vont, com-me nous qu’en cas de nécessité; qu’après l’ablution faite,* ils se lavent les mainsavec beaucoup de soin ; ÔC qua l’égard du visage , ils ne sont obligés de le la-ver , que quand ils vont faire leurs prières, (g) (Quoi donc ? parce que nousdevons manger deux ou trois fois le jour porter la main íûr les mets les plusdélicats &*au viíàge même, il nous sera dcfcnHu également, & a l’un & a l’au-tre sexe, de nous occuper des soins domestiques Sc civils , quelquefois mécha-niques & souvent ; assez deíâgréables ; N’avons-nous pas de l’eau en abondancepour nous nettoyer de tout cela ? Y a-t-il rien de plu? commun en Orient qùcles bains, Le n’est-ce pas un des articles de la-Religion de Mahomet, de se laversoigneusement avant que de rien entreprendre de religieux Sc de secré, dans leurs dé-votions publiques ou particulières. Voyez ci-dessus le Catéchisme des Mahométans {h).

. , ; ■■ . §- xxxiv!

" f. "* ■ ^

(a) M. Reland ne dît point, cela : mais ilfallpit terminer ce long babil par cette ingénieuse pointe • &•

rien n’étoit plus cligne de.M. D^._ . , 7 " *.

(f) J’enferme encore entre deux crochets ce précieux morceim de M. D** qui prouve si bien la défi-

.ni

cateíTe de. ses expressions.

(c) L’onginal dit le même doit. Aparemment .que cçla ?:par.u trop surprepant à, M. t - !

(d) Verbiage puérile & q.ui ne dit rien. , .

(e) Le Prédicant citei, comme on voit, fort à propos'M. Tournefort^ pour noús prouver par cette auto-rité respectable que les Mahométans se torchent fort proprement le ... .

f f) Addition de M. D** qui renferme une raison que M. Reland ne devoit pas oublier.

(L\ .Addition ridicule de M. D** & vrai hors d'œuvre tels que fa cervelle en produit souvent.

(I) Dans le Ch. VIII.

I