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[Volume III.]
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RELIGIEUX DES MAHOMETANS. 263

,, la pointe en bas. Il avoir à son arçon droit le grand Ecuyer à pie, & le pe-„ tit Ecuyer a gauche , aussi à pie. Il seluoit tout le peuple ayant toujours„ la main droite fur l’estomac, & s’inclinant d’un côté & d’autre, & le peuple„ réciproquement lui íòuhaitoit d.’une voix basse & respectueuse mille bénedic-,, dons. Après le Grand Seigneur, venoient a cheval le Selihhtar Aga , por-„ tant l’épée, lare & le carquois du Grand Seigneur, & àse gauche le Gardérobé, por-3, tant en se main un Tulban du Grand Seigneur ; puis le Kizlar Agafi & lej, Capi Agajt , & deux autres Pages aussi a cheval , portant des pots d’argent„ pleins d’eau pour donner ï'abdeji au Grand Seigneur , & à boire s’il avoit,, íòif. Les derniers étoient une quantité de gens du Serrail, tous bien mon-j, tés. Après la priere faite, le Grand Seigneur revint en même ordre, ayant„ feulement changé de veste, pour en prendre une de satin couleur de feu.

L’autre cérémonie que l'on a représentée ici c’est la maniéré dont on pè-se le grand Mogol le jour qu’ôn célébré se naissance. La Fête ressemble , ditThevenot , a celle des Zinehz de Turquie. Ces Zinehz sent des réjouiísences pu-bliques , qui se font tous les ans à Constantinople , au Caire, a Alep &: ail-leurs aussi, mais sor tout dans les grandes Villes de l’Empire, quand il nait un Prin-ce dans le Serrail. (a) A Alep tous les corps de métiers marchent folemnelle-ment en procession quand on célébré ces Fêtes. Celle de la naissmee du grandMogol (b) dure cinq jours , & pendant ce tems-là tout le Palais &: tout ce quien fait les avenues est orné de la maniéré qu’on le voit ici. Les premiers RoisMogols, ajoute le même Voyageur , introduisirent la coutume de se seire pe-ser dans le tems de cette Fête : & (c) Bemier dit qu’une autre ancienne coutu-me établie par ces Princes, & qui ne plait guéres aux (d) Omrahs ,, c’est que ceux-ci„ sent alors honnêtement obligés de faire de beaux présens au Roi a proportion,, de Jeur paye . . . . & il y en a parmi ces Omrahs , qui en sent d’extraor-» dinairement grands ”. En Orient les présens que les grands Seigneurs fontà leurs Princes sont des saignées volontaires , qui préviennent des maux infini-ment plus dangereux.quand on n’á pas eu la prudence de se saigner a propos.Chez nous le nom de présent seroit odieux, & il nous sembleroit que le Roi

vivroit en bourgeois avec les sujets ; mais avec des maniérés plus noble.

sur les Dieux & les Rois jìlence .

„ (e) La balance où l’on pèse le Monarque est fort riche. On dit que les,, chaînes en sont d or, & les deux bassins , qui sont ornés de pierreries, pa-

-, roissent aussi être d’or, de même que le fléau de la balance.Le Roi

„ richement habillé & chargé de joyaux s’assied* (f) sor les talons dans un des„ bassins de la balance , & l’on met dans l’autre (g) des balots ... si bien

„ empaquetés, qu’on ne seuroit voir ce qui est dedans.” On publie

avec soin ce que le Roi pèse ôc cela est enregistré comme une chose très im-

por-

00 Voy. k description de ces Fêtes dans Thevemt tom. 3. L. I. de k seconde partie Ch. 8. Edit.de1727. L’Auteur y explique le mot de Zineh par celui de Fête ou de réjouissance publique.

(b) Thevemt tom. 5. Ch. 2 6. du L. I. de k troisième parti?.

(c) Bernier Voyages au Mogol tom. 2.

(d) Les Seigneurs Mogols. Omm est un pluriel Arabe, dont le singulier est Emir. Ce mot signifieCommandant ,. premier Officier & Prince , mais ce pluriel est en usage ,au singulier dans le Mogol , dit The-vemt Préface de la troisième partie de ses Voyages.

(e) Thevenot ubi sup.

if) D’autres disent que le Monarque est debout ; mais qu’est-ce q.ue cela fait au lecteur ?

(g) Ber nier dit que ce sont des poids qui paraissent d’or massif,

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