SUPLEMENT ET ADDITIONS. 27
qui en ì’absence oô son principal le représente en toures choses & jouit des mi-mes honneurs 8c privilèges.
5 . (a) Ce cinquième article concerne les travaux des Confrères & les égardsqu’ils doivent avoir les mis pour les autres. Par exemple ils ne doivent points’entre-détruire par envie ou par jalousie , ni se parler incivilement, ni se don-ner des noms & des sobriquets injurieux &ç. On doit au contraire observerune fidélité mutuelle> 8c pour mieux cimenter l’union s’appeller toujoursconfrère , compagnon 8cc. A 1 égard de la distribution des travaux , 8c des hon-neurs , on recommande expressément de se soumettre aux ordres des supérieurs *sons murmurer, .sons so dépiter contre ces ordres &c.
6 . Par le sixième article on défend les entretiens particuliers , à moins quele maitre ne les ait permis. Il est auífi défendu de parler précipitamment, d'in-terrompre celui qui parle, de railler, de plaisonter , lorsqu’il s’agit d’affaires se»rieuses 8c importantes.
Tout Confrère qui aura donné des sujets de plainte íèta tenu de se sou-mettre à la sentence de so Loge , a moins qu’il n en appelle â la grande Loge 3 patoù sons doute l’on doit entendre l’assemblée génerale.
H est permis aux confrères de se divertir, mais avec décence 8c retenue, sonsexcès, 8c en un mot sons sortir des bornes dune honnête liberté &c.
Si quelque Confrère en rencontre un autre dans la rue il le soluera de la ma-niéré qu’il l’a apris (b) (à so réception) 8cc. Mais si les Confrères se trouventavec des étrangers (par ce terme a étrangers on entend ceux qui ne sont pas Free-Massons ) il faut être retenu dans ses discours, prendre garde qu’il n’échape rienqui donne lieu â ces étrangers de pénétrer dans des secrets, qui ne leur doiventjamais être révélés. Et pour peu que l'on craigne de s’embaraíser on de donnermatière a une indiscrète curiosité, il sout auísitôt changer de discours, 8c mé-nager avec une précaution extraordinaire (c) f honneur dune Confrakie ft respecta-ble. Le Free-Mafjbn doit avoir la même précaution dans son domestique , avecses amis, ses voisins, ses parens, so femme.
A l’égard des Confrères étrangers , il faut commencer par éviter la surprise.Tel pourroit se dire Free-Mafson, 8c le persuader par ses ruses 8c ses artifices, quine seroit qu'un faux-frere. Si l’étranger après avoir été reconnu pour véritableConfrère, se trouve dans la nécessité, il faut falsifier , ou lui fournir par desrecommandations les moyens d erre secouru des autres Loges.
On recommande sor toutes choses d’éviter l’yvrognerie. Ce vice est si opo»sé aux mystères 8c aux secrets , qu’on ne soutoit trop exhorter lès Free-Mafsons
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a 1 eviter. " .
Outre ces règles génerales , il y a des réglemens particuliers , qui concer-nent les droits du grand Maitre, des Maitres des Loges particulières 8c de tousles Officiers subalternes de la Confrérie ; le tems & Tordre des assemblées -, lamaniéré d’élire de nouveaux Confrères. Un de ces réglemens nous aprend,qu’on ne peut recevoir aucun Free-Majfon , qui n’ait atteint Tâge de 2 . 5 . ans;qu'on n’en peut recevoir que cinq á la fois dans un même jour ; que personnene peut être reçu membre d’une Loge particulière qu’après lui avoir été annon-cé un mois d’avance, pour donner le tems de s’informer de ses mœurs 8c de so
(a) L’origind employé íci des termes d’Artifárts & de Massons»
(b) On lui donne le mot à fa réception.
(c) The honour ef the wwshìpfai fratémit].
(L) *