SUPLÊMENT ET ADDITIONS. 29
qui 11e se fait pourtant qu après avoir solemnelieinent remercié son Excel-lence.
Les autres Officiers de la font élus Sc installés avec les mêmes cérémonies.En certains rems, Sc lorsque le Maitre le juge à propos , les Free-Massons doi-vent chanter en chœur une Chanson, qui contient l’Histoire de la Maffonerie.Ce' terme me paroít ici trop expressif pour lui èn sobstituer un autre qui soitplus François. On y repassé en général les merveilles de l’ancieniie Maffonerie,Sc des Héros de la Confrairie. Une des strophes sort a exhorter sagement lesFree-Maffbns à profiter des malheur s dé l’indiscret Samson , dont la réputation fitnaufrage auprès d’un écueil où so sont perdus bien d’autres Héros. La strophefinit par cette curieuse remarque, il (Samson) n a jamais été nommé (Free) Masson.
Cette Chanson, qui est toute pleine d un enthousiasme véritablement Anglois >est divisée en cinq chants. A la fin du premier on fait une pauso pour boire ala santé du Grand-Maître. On en fait autant au Chant suivant pour le maitre&c. A la fin du troisième on porte la santé des Souverains, de la Noblesse, duClergé, des Communautés Lee. qui ont contribué a étendre Sc faire fleurir cet-te illustre Confrérie. Après le quatrième on honore de même le verre á la mainla mémoire de tous ceux qui ont fait revivre le bon goût du siécle d’Au-guste. .
La derniere strophe du dernier chàilt invite á boire à la ronde la santé de tousles Confrères, Sc d faire retentir par tout le nom du Grand-Maitre. A quoi tousles Confrères présostS font Chorus. : .
On trouve trois autres Chansons dans le Recueil, qúi me fournit ces parti-cularités touchant la Confrérie des Free-Màjfóns. Le lecteur jugera des autrespar l’extrait que j'ai donné de la premiere;.
J’aurois peut être dû rendre les ternies Anglois dé Mafier of the Lodge parceux-ci j le Président dé la Logé: mais celui de Maître m’a semblé plus convena-ble, a cause que la Confrérie fait une allusion continuelle de sos travaux à ceuxdes Massons: Sc par cette même raison, j’aurois peut être mieux fait de me servirdu terme de manœuvre , au lieu de celui d ’aprenti.
On a été choqué de ce que j'ai dit de Pontien de Hattem à la page 3 4°*qu’il imagina sos nouveaux dogmes sous les influences des brouillars contagieuxde son pays. Mais pour justifier cette expression, Sc combien l’air influe fur lamaniéré de pensor , chacun n’auroit qu a so consulter soi-même. Je pourroismême citer divers Ecrivains * Anglois, Hollandois Sc François pour garans dèce que j’avance. Quoi qu’il en soit, je dois aprendre au public de la part demes censeurs, que Pontien de tìattem étoit un homme de très bonne humeur Scd’un esprit très délié.
Passons à M. le Clerc. On s’est plaint de la note qiii le concerne a la page303. Sc ces plaintes ont attiré fur l’Auteur une grêle d'invectives. Ehfiiipeu s'en est fallu qu’on n’ait lâché sor lui quelques lévriers de la Républiquedes Lettres. De quoi so plaignent les aveugles admirateurs de cet illustre sa-vant? c’est davoir osé distinguer en lui la grandeur du génie Sc les foiblesses dél’humanitéj. c’est de n’avoir pas consacré indifféremment ses vertus Sc sos défauts *selon l’ufage des faiseurs d 'éloges ; c’est d’avoir, s’il faut ainsi dire , osé montreren détail a la postérité un des plus grands hommes du siécle , un Héros quiétoit compose de perfections Sc d’imperfections comme tous les autres Hérosdes Sciences Sc des Belles Lettres , les Erafmes , les Scaligers , les Grotius , lesSaumaìfes. Il a été permis aux Grecs Sc aux Romains de dire le bien Sc le
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