qo SUPLEMENT ET ADDITIONS.
J I
mal de leurs grands hommes. Le sera-t-il moins aujourd’hui ? Sc la vérité doitelle vieillir avec les modes?
ADDITIONS b CORRECTIONS aux CE-REMONIES des PEUPLES IDOLATRESdes INDES ORIENTALES
A ce qui a été dit touchant Brama Sc la Trinité des Indiens, il faut ajouter unetrès bonne remarque du savant M. de la Croze. (a) ,, C’est que le nom„ de Brama est tiré de 1 J Égyptien Pìroumi , qui signifie un homme. Le nom de,, Brama , dit-il ensuite , a la même signification dans la langue seinte des In-„ diens, qu’on appelle ordinairement le Samficret (ou le Hanscrit , félon Bernier)„ les Malabares, au lieu de Brama pxononccnt Birouma , ce qui aproche plus„ du mot Egyptien, • - ... . dans la langue ... de Ceylan Pirimha signifie„ austì un homme". A l’égard de la Trinité, quelques Mifiìonnaires préten-dent en avoir trouvé des représentations,à la vérité très imparfaites, chez diversIdolâtres des Indes. Telles sont, par exemple, celles-ci. Tes habitans de Tude~mala adressoient leur culte à un tableau où étoient peints un vieillard, un jeu-ne homme & un oiseau : êc cela, ajoute-t-cxn, faisoit un seul Dieu qu’ils nom-moicnt Bidi , ce qui dans la langue du pays signifie ìcDefim. Bidi, suivant ces In-diens, étoit l’Auteur de toutes choses. L’explication que les Missionnaires don-nèrent a cette représentation la rendit tout à soit Chrétienne. On leur aprit quele vieillard étoit Dieu le père , le jeune homme Dieu le fils , & loiseau le S.Esprit, San-Pao , Idole d u Tibet , n’a pas eu un sort moins heureux ; d autantplus que le P. Navareite assure, que sens y ajouter, ni retrancher, elle étoit entout semblable á celle qu’on voyoit de son tems sor le grand Autel du Couvent dela Trinité à Madrid. Le même Auteur a rassemblé dans l’ouvrage que je cite icibeaucoup de choses curieuses (b) , qui peuvent servir a découvrir l’origine del’idolatrie des Indiens Scc.
Ibid. Touchant Ixora M. de la Croze Sc autres remarquent fort bien, qu’/ xo-ra ou ìfuren, qui est la maniéré de prononcer ce mot de plusieurs Indiens, estle même oyxOfiris , que les Egyptiens prononçoient aussi Tjiris.
Ibid. Touchant ene<vady remarqués que cette Idole est vraisemblablementla même qu’une partie des Indiens du Malabar revere sous le nom de Pulleyar ,cy\çl’on a representée ici. Pulleyar , selon ces Indiens, préside aux Cérémonies Nup-tiales-, ôc comme revêtue de cette Dignité secrée les sommes Indiennes la por-tent d’ordinaire en guise d’ornement au cou. Elle est le témoin de leur sortiede ï état de fille, Sc la fait connoitre extérieurement au public; elle sert aussi depréservatif aux Indiennes dans Y état de femme.
Ibid. Touchant le Lingam, ajoutés que le Lingam revient au Phallus . M. dela Croze (c) a remarqué des choses curieuses sor l’un Sc sor l’autre, Sc qui prou-vent que le Culte du Lingam est aussi originaire d’Egypte : mais le pis est qu'iltrouve çe Linzam. dans la Croix de Saint Antoine. En vérité cela est bien ma-lin l
(a) Histoire dtt Christianisme des indes L. VI*
{b) M. de la Croz,e a joint à la connoissance qu'il a de l'Antiquité les secours que lui ont fourni lesMémoires des anciens Miíïïohaires C. R. 8c ceux de quelques Prote (tans ; surtout ceux de M.lalg Missionaire Danois à Trattqwbar.
(r) Ubi íup.