point le désir. Il déclara qu il mourroit, s’il ne voioit les filles de joie. Ne vousaffligez point dit la généreuse Draupeti , je vous y porterai . En effet elle le chargeafiir ses épaules 8c malgré l’obseurité de la nuit, elle l’y portoit, mais ne voiant pasou elle marchoit, elle heurta contre un poteau fur lequel étoit attaché un sainthomme nommé Gallova , 8c par cet ébranlement elle lui causa de la douleur. Lebilieux dévot dit dans ía colere : Celui qui me cause cette douleur mourra avant quele Soleil se léve. Draupeti qui ne vouloir pas perdre Ion mari, dit à ion tour:le Soleil ne se levera point. On fut plufieurs années, fans le voir lever. Tousles hommes prièrent pour qu’il íè levât. Brahma 8c les Devetas vinrent trouvercette femme asm quelle y consentît, Sc lui demanderent quelle satisfaction ellevouloir. Elle leur répondit Mon Mari , Mon Mari , Mon Mari y Mon Marì %Mon Mari. Alors il lui fut dit : Cela te sera accordé dans t autre vie . Elle mourut8c alla vers Surgam , (a) puis revenant dans monde-ci, elle eut cinq maris quifont les cinq Itérés dont j’ai dé j a parlé. Mais comme elle auroit été fouillée,fi elle eût été à cinq hommes en même temps, Brahma régla quelle en auroitun auprès d elle toute l’année , après quoi elle tomboit dans le feu 8c venoitauprès d un autre mari, comme elle le souhaitait.
La seconde obligation de l’honnête femme est de s’habiller modestement 8csimplement 8c de ne fe pas réjouir, lorsque son mari va hors de la Ville.
La troisième est que, quand son mari meurt, elle doit mourir avec lui. Il y apourtant des femmes qui, avant que d épouser un homme, font approuver laclaufe ( h) quelles ne fe brûleront point avec lui , 8c les Bramines laissent àune femme â qui son mari agonisant demande si elle veut le suivre â la mort,la liberté de dire oui ou non . Ils disent eux-mêmes que c est un crime digne del’enfer que de l’y contraindre ou de l’y engager par des menaces. Mais les Set-treas , qui font les nobles, y contraignent leurs femmes. Ils fe tiendroient dés-honorez si elles leur furvivoient 8c un Settrea étant mort, soixante femmes fe jet-tercnt dans son bûcher 8c y furent brûlées toutes vives.
Ils croient que quand le malade est â lagonie deux (c) Jammadoutas íè presemtent â lui. Leur figure épouventable le remplit de trouble ; mais en mêmetemps il s’y trouve aussi un Wijlnou-douta. Si le mourant a été homme de bien,celui-ci emporte son ame dans un magnifique char qui a la propriété de voler :si-non, un des Jamma-doutas le porte â Jamma-locon , c’est-à-dire dans le lieu ouprésidé Jamma. Ce Juge demande â ion grefier qui est déja instruit par Wijìnouquelle a été la vie du défunt ; les informations étant luës, il le renvoie dans íemonde pour y voltiger comme un lutin pendant dix jours - en attendant qu onlui prononce ía sentence. De là vient que les dix premiers jours après la mortd’un parent on donne â manger aux pies, dans la pensée que fòn ame pour-roit bien être parmi elles.
Quand le malade a rendu l’eíprit on lui rase la barbe , on le lave, on lui passeun habit net, 8c on lui frotte la bouche avec de la chaux 8c du Betel broie. Lesfemmes la lui frottent aussi avec du ris cru. Quand on l’emporte de la mai-son hors de la ville, les amis raccompagnent, lavent leurs mains 8c lui met-tent fur la bouche un peu de ris. Ils lavent leurs mains de nouveau 8c com-mencent autour du Bûcher fur lequel il est pose , un Beteani , c’est-à-dire uneefpece de Procession que fait un Perrea avec des gens qui frapent un petit tam-bour, en tournant trois fois autour du mort. Cela étant fait, un de la compa-gnie
O
(a) Ce mot signifie huit mondes posez fous le Cid où commande Brahma,
( b ) Joh. van Twist, Dejcript. de Guz.urate. Ch. iz.
(c) Douta Serviteur * Jamma juge de l’Enfer.