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Tome premier.
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gnie prêché lAssemblée m nom de Mort, 8t dit quelle étend soi! empire fursous indifféremment , fur les jeûnes, 8c fur les vieux, fur les riches, 8c fur lespauvres : que ceux qui vivent bien feront heureux âpres leur mort, 8c que ceuxqui vivent mal n ont que des maux a attendre.

Tous les Bramines ne sont pas brûlez après leur mort : il y en à que l'on en-terre. Les Wistnomas 8c les Smartas sont toûjours brûlez , parce qu ils croientque ceux qui ont servi Fistnou le plus fidellement, ont pourtant contracte dessouillures dont le feu achève de les purifier. Les Seymas 8c les S an j astis disent aucontraire que , quoiquils naient pas accompli parfaitement leurs devoirs * leurspéchez ne leur seront pas imputez ; quáinsi ils nont pas besoin dêtre purifiezpar le feu, & qu on peut bien les enterrer paisiblement. Les uns envisagentprincipalement la justice de Dieu , les autres comptent davantage fur fa miseri-corde*

C H A P I T R E XIV,

Des Femmes qui font hrûlées ou enterrées amec leurs maris.

Oríque la femme a promis à son mari de le suivre au bûcher, ou dans la. fosse, on commence aufsi-tôt qu il est expiré â faire les aprêts de leurs fu-nérailles, 8c elle ne peut ni se rétracter, ni différer lexécution de fa promesse. Ilfuit quelle soit consumée le même jour 8c dans le même brasier le corps deson mari est brûlé ; les Bramines 8c les Wëinsjas ne relâchent rien de cette rigueur ;mais les Settreas permettent que les femmes se brûlent en des temps 8c en des lieuxdifferens, lorsque le mari est mort dans un Pais éloigné, ou depuis long-temps.

Aufsi-tôt qu on est certain de la mort du Mari , on met la femme dans unechaise devant la porte, avec des parures â leur mode. On joue des instrumens,on bat des Tambours; on lui donne du Betel â mâcher & on lentretient depeur qu a force de penser au sort qui lattend, elle ne se repente de son choix LesSettreas 8c les Soudras mêlent avec le Betel quelque chose qui f étourdit 8c luiôte le sentiment de son état; mais les Bramines sont, disent-ils, serupule d userde cette précaution , pareequils veulent que le sacrifice soit volontaire.

Quand elle part de íâ maison , elle prend congé de ses amis, 8c elle a un Ci-tron dans une main 8c dans lautre un miroir. Elle repete continuellement lenom de Dieu, quelques-unes disent Naraina , dautres Ramma , ou quelque au-tre nom. Si elle est de la Caste des Bramines , ou de celle des Wëinsjas , au lieu duCitron 8c du miroir, elle tient à la main des fleurs rouges de celles quon jette 7dans les Temples, 8c devant les Idoles , â qui il faut que ces fleurs aient étéprésentées. Elles ont auflì une idole pendue â leur cou.

La femme va de cette maniéré â pied â lendroit son mari a été brûlé, 8c sielle est de la Caste des Settreas ou des Soudras, elle est accompagnée de ses pa-rens qui lencouragent. Si cest la femme dun Bramine , elle est portée dansune efpece de traineau. Assez près du bûcher, y a un étang elle va se laver.On lui ôte les bijoux 8c les parures quelle a fur le corps - un Bramine faitpriere , 8c on distribue une aumône aux Bramines. Au sortir de Peau , ellesenvelope dun suaire jaune 8c sapproche du bûcher. Cest une fosse assez pro-fonde dont toute la terre jettée dun côté forme une hauteur sor laquelle ellemonte. Le bois qui a servi â brûler le cadavre de son mari, est a moitié con-Tome L L. Partie, L fume