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parcequ’alors il n’auroit fait qu'user de la liberté des E-coles. Mais ce qui est: insoutenable, c’est que pour ren-verser fies preuves tirées des anciens Manuscrits, il aitavancé qu on peut mettre en fait qu'il rìy en a pas qui ait
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GEHISTOR1Q.UE.
la liberté que se donnent' les Journalistes dans leurs mé-moires , & que le grand Prince qui leur donne la per-miííìon de les imprimer , pourroit regarder comme unabus. II nous apprend à ce sujet que M. Tournely ,lui a dit qu’il n’avoit lu l’article
plus de six cens ans bien prouver. Ce système désavoué charge de cet examen , lui a dit qu il i
par celui qui en a| été l’inventeur, seroit-il moins dan- en question que dans l'Imprimé , & qu’il en avoit été
‘ ' ’ 1 ■ J ~ surpris. „ Les Journalistes , dit le P. le Brun p. 4.,
,, sentant bien qu'il ne leur paíferoit pas une telle har-,, dieíTe , ont pris le parti de faire imprimer cet article„ de leurs Mémoires fans le lui communiquer L'Au-teur réfute ensuite en détail l’article du Journal. Maisrien n’est plus fort que ce qu’il dit au sujet de certainsThéologiens, que les Journalistes ont cru'pouvoir apel-ler les Continuateurs des Pérès.
On trouve dans cette lettre de nouvelles réflexionsfur l’opinion qui établit le concours de la Prière del’In-vocation avec les paroles de Jéfus-Christ : mais l’Auteurs’est principalement appliqué à prouver que Claude dede Sainctes est dans le même sentiment.
Avant que cette lettre sût rendue publique, le P. le
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gereux qu’une opinion rejettée par un grand nombre deScholastiques?
Le P. le Brun répondit à cet Ouvrage par un écritintitulé , Défense de l’ancien Sentiment sur la forme deP Eucharistie , ou , Réponse d la Réfutation publiée par leR. P. Bougeant Jésuite , contre w article des Dissertationsfur les Liturgies. Paris , in 8. 1727. Le fond de cetteDissertation a été trouvé solide, & les personnes désin-téressées ont jugé que l’Auteur revendiquoit par de so-lides raisons les témoignages des Pérès de l’Eglise , quele P. Bougeant avoit tâché de lui enlever, & qu’ilétoittrès exercé dans la Critique des anciens Auteurs Ecclé-siastiques.
Chanoine Régulier & Bibliothé-
Le P le Courayer , -
de sainte Géneviéve , essaya aussi d’attaquer le sen- Brun en porta un exemplaire à M. Tournely, qui ayantit établi par le P. le Brun. Il vit avec peine qu’on remarqué qu’elle étoit pleine de traits vifs, l’engagea à
la supprimer. L’Auteur naturellement ami de la paix, se
caire
riment établi parfaisoit consister en partie la forme de la Consécrationdans la Prière de l’Invocation , qu’on ne trouve plusdans la Liturgie Anglicane, dont il avoit ent repris ladéfense. D’ailleurs (a) le P. le Brun avoit avancé qu’onne pouvoit constater l’Episcopat de Barlow, qui est lasource de T Episcopat Anglican. Ces considérations en-gagèrent l’Apolostiste de la validité des Ordinations desAnglois , a s’élever (b) contre le sentiment du P. leBrun, qu’il accusa de témérité; & en même tems, illui fit l’objection la plus forte contre son système, jeveux dire, l’obmiffion de la Prière de. l’Invocation dansles Liturgies Gallicane & Mozarabe. 11 faut avouer quele P. le Brun n’a point satisfait entièrement, 8c qu’ondeíìreroit de plus fortes preuves pour souscrire à ce qu’ila dit touchant l’altération de ces deux Liturgies. Le P.le Brun prit de là occasion de relever plusieurs proposi-tions téméraires du P. le Courayer, qu’on peut lirepag. 127. Celui-ci ne (c) s’est deffendu que par desplaintes, & a prétendu que le P. le Brun avoit insérétous ces traits à l’insu des Approbateurs de íà Réponse.
La Réponse du P. le Brun fut annoncée dan?, le Jour-nal de Trévoux , au mois de Mars 1728. p. 564., &le titre donna lieu à une Critique. On prétendit que leP. le Brun auroit dû intituler cet écrit : Défense de l'an-cien sentiment des Grecs Schifmatiques , 8cc. & l’on ajou-ta que, le sentiment dont le titre annonce la Défense , bienloin d’être la DoBrine de l’Eglise ,' est un sentiment quisent l'hérésie , selon M . de Saintes Evêque d’Evreux , rap-porté par Jfimbert.
Le P. le Brun ne pouvant fuporter que fa foi, & cel-le des trente neuf Approbateurs, fût attaquée , fit im-primer une Réponse intitulée : Lettre qui découvre l’il-lusion des Journalistes de Trévoux , dans le jugementqu'ils ont porté de la Défense de l’ancien sentiment , quijoint la Prière de l'Invocation aux paroles de Jéfus-Chrifl,pour la Consécration de ! Eucharistie ; ou, Défenfe du Pè-re le Brun de íOratoire, (si des DoBeurs qui ont approu-ve' son Ouvrage. Cette lettre imprimée in 8. à Paris
rendit fans peine , & afin que le soupçon d’hérésie fûtdissipé , il fut convenu après une négociation de quel-ques jours , qu’on inférerait un extrait de cette lettredans les Mémoires de Trévoux. En effet il parut aprèsun long délai dans le volume du mois de Juillet 1728.p. 13 o< 5 . sous ce titre : Lettre d M. de Torpane Chan-celier de Dombes ; 8c asin de terminer une querelle, dontles fuites ne pouvoient être utiles à l’Eglise, il y eut dé-fense d’écrire sur cette matière.
Mais cette espèce de trêve ne dura pas longtems, &l’on vit paraître à la fin de l’année 1728. une réponseà cette lettre, fous ce titre; -Apologie des Anciens DoBeursde la Faculté de Paris , Claude de Saintes , & NicolasJsambert. Contre me Lettre du R. p. k Brun , Prêtrede la Congrégation de l'Oratoire , inférée dans les Mémoi-res de frévoux , au mois de Juillet 1728. fur la formede la Consécration de /’Eucharistie , par M. P. 7. H. CH.R. Pr. D. D. ancien Profesteur en Théologie. Paris 1728,in 12. Le caractère de l’impression, le stile, la vivacitédes traits , les imputations de schisme & d’hérésie , nepermirent pas au P. le Brun de méconnoitre l’Auteur ;& ces lettres initiales ne le dépaysèrent pas. Il fut outrédu paralelle qu’on fait de lui avec le Défenseur de la Li-turgie Anglicane. ‘En effet un Auteur qui a si utilementtravaillé pour l’Eglise , qui a porté des coups mortelsaux Sectaires du XVI. siécle, méritoit il un pareil trai-tement , pour avoir soutenu une opinion qui n’est pointnouvelle, & que trente neuf Docteurs ont déclaré n’ê-tre point contraire à la Foi Catholique? Supposons pourunmomentqu’iU’eût défendue avec trop de chaleur, &qu’il eût osé flétrir le sentiment opposé ; dans ce casmême, ne convenoit il pas d’en user poliment enversun Ecrivain si estimable ? La vérité ne saurait être pro-posée d’une manière trop aimable; & l’on ne la persuadepoint en employant la violence, l’amertume & l’empor-tement.
Si le P. le Brun eût consulté le public sur l’impres-
ve jon T, ” , 0 “ r, nn faisoient les Ouvrages de ses adversaires, il au-
5 » h àSÎí >ond n.=íç, C’est ce q u-.l r
& approuvee par Moniieut^^ convient de dire à ce sujet. II pouvoit encore se consoler
par les éloges des Savans des Pays étrangers, & fur tout
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ne, & Grand-Maître du Collège du Cardinal le Moine.
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.L Auteur paroit moins offensé'de la manière injurieuse r - o ,
avec laquelle on l’avoit traité, que du peu d’égard qu’on d’Italie. Son Ouvrage qu’on avoit essayé de rendre sus-avoit eu pour le jugement de trente neufDocteurs, qui pect à Rome , y trouva d’illustres Protecteurs, & furest appuyé de l’approbation de M. Tournely. „ Ajou- tout M. de Fontanini Archevêque d’Ancire. Ces Sa-
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tons , dit-il, p. 2., que les Journalistes n’ont pasignoré qu’un des Docteurs des plus respectables duRoyaume, qui au milieu des plus grandes affaires del’Etat a bien voulu prendre la peine de lire la Défenfi ,m’a fait 1 honneur de m’écrire qu’il avoit trouvél’Ou-, vrage très bon ”. II s’éléve ensuite avec force contre
(») Explicat. de la Messe, Tome 4. pag. 90.
(b) Défense de la Dis. Tome 1. part. 1. pag. pi;
(f) Relat. hiíl. £c apol, Tome r. pag. rr§ & suiy.
vans lui envoyèrent quelques remarques, dont il n’au-roit pas manqué de profiter. Je me souviens d’avoir ludans un Mémoire d’un Prélat Italien, qu’on auroit sou-haité que ces Dissertations n’eussent pas été écrites enFrançois , parcequ’il ne convient d’écrire touchant cessortes de disputes, que dans une langue connue des Sa-vans. Le P. le Brun répondit à cette judicieuse remar-que", qu’il avoit été forcé d’écrire en langue vulgaire,parceque les Protestant s en servent.