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,, paroles & des caractères, & telles autres choies re-„ prouvées par les saints Cantons.
Enfin par les Statuts Synodaux du Diocèse d’Agen ,j, (a) les Archidiacres & les Curés s’informeront di-ligemment des superstitions & abus locaux qui se,, pratiquent dans leurs détroits & Paroisses &c. Ils„ representeront aux peuples que ces abus soíit desí, restes du Paganisme & Idolâtrie & des inventions„ du Demdn. Tels sorit les billets, brevets, carac-,, teres &c.
CHAPITRE III.
*1)6s animaux superstitieux. De ce qiïon dit ,que les Chartreák rìont point de punaisesdans leurs cellules. Si cela est vrai , &pourquoi. De la corde de penau , du tré rfié à quatre f eUdll'es & du cœur dlhirondel-le. Des ceintures d’herbes , des nerfs , desos, des pellicules , des herbes & des raci-nes renfermées dans du cuir. Des piècesteintes <& du poil d’ours. De lâ coèffe desenfants nouvellement nés. Des œufs depoule pondus le jeudi ou le vendredi saint &du pain cuit le même jour du vendredi saint.De la figure d’Alexandre le grand. De laclef de S. ‘Pierre pour la rage des chiens& des autres animaux .
O N peut aussi ranger parmi les préservatifs qui sefont sans paroles , les anneaux magiques & super-stitieux. Garlseus f) témoigne qu’il y a des anneauxqui fervent de Phylactères, & que l’on porte auxdoigts pour fe préserver de maladies & de dangers »pour réussir heureusement dans ses affaires j pour avoirplus dé facilité à faire certaines choses , pOu'r se con-cilier l’amitié dé certaines personnes, pour sçavoir deschoses secrettes, pour produire certains effets qui sur-passent les forces de la nature , & qui ne peuven kêtre produits que par le pere de mensonge. Tels étoientles sept anneaux qu’Tárchas Indien donna à Apollo-nius ( c) ; les deux du Tyran Excestus (d) , qui parle bruit qu’ils faisoient l’un & l’autre , l’avertissoientde ce qu’il avoit à faire; celui de Giges (e) , qui ledéroboit aux yeux des hommes, quand il en tournoitle chaton du côté de la main , & qui le faisoit voirlorsqu’’il le tournoit en dehors ; ceux que donnoîéntles Rois d’Ánglèterre (f) qui defcendoient en lignedirecte des anciens Comtes d’Ánjou , poûr guérir dumal-caduc ; celui d’Edoiiard Roi d’Angleterre (g) ,qui guerissoit les membres engourdis & insensibles ;celuï doht se fervoit le Juif Èleazar (h) pour chas-ser le Derhon; celui qu* Auguste donna à Agrippa (t)pour guérir de grandes maladies; ceux des Rois d’An-gleterre (k) , que l’on conservoit autrefois dans lesAréhives de l’Eglise de Wéstminister. Enfin celui duMagicien Thebith, celui d’Alexandre dê Tralle célé-bré Médecin , & celui où l’on enfermé un mor-ceau du nombril d’un enfant , celui que l’onfait du premier Karlin (/) , ou de la premiere piecedé monnòye présentée à l'Offerte le Vendredi Saint àl’adoration de la Croix ,- pour guérir le resserrement ,
(<*) Tit.
{b) Trt Praeloquiis ad Dactylothecam.
(c) Philostr. 1. z. Vit. Apoll. Thyan.
(d) Clem. Alex. 1. i. Stro.
(e) Herod. 1 . i. Cicer. 1. Oífic. S/Greg. Naz. Hymn. ii.
(f) Du Laurent, de Strumis 1 . i. c. r.
( g ) Ibid.
{h) Joseph, liv. 8. Aritiquit. c. 2.
(;) Du Laurent, ibid.
(k) Idem. ibid.
(I) Mizauld Centur. f. n. Ji. Centur. 6 . n. 44... & Centur. 7.». 21.
S T I T î O N S.
le tremblement ou l’engòurdissement des nerfs, ainsique parle le Cardinal Cajetan (m ), de qui j’ai appriscet admirable remède. Enfin celui qui rend invisiblesles personnes qui le portent. II doit être d’argent, ilfaut y enchâsser uné petite pierre qui se trouve dansle gozier d’un corbeau nouvellement éclos, & y ecri-re par le dedans ces ihots , Beelzcbútb ïncrna Logea
&C.i
De quelque matière , & pour quelques usages quesoient faits ces anneaux 8c les autres semblables, il esthors de doute qu’ils sont réprouvez dans l'Eglise,
Le Pape Jean XXII. par fa Bulle Saper illius spé-cula , excommunie ipfo faclo , ceux qui en font,ceux qui en font faire, & ceux qui s’en fervent.
Le Conctle Provincial de Tours (n) en 1583.„ défend à tous Ecclésiastiques, sous peine de suípen-„ se, & à tous Laïques sous peine d’excommunicá-,, tion ; de se servir d’anneaux en général, 8c d’y a-,, joûter foi en quelque maniéré que ce soit.
Le premier Cóncile Provincial de Milan ( 0 ) eri1565. ordonne auX Evêqués ,, de punir severement,; fceux qui sc trouveront avoir fait, ou vendu des,, anneaux,ou qdelqu’autre chòsc pour des usages ma-,, giques & superstitieux.
Tt Jean François Bonhomme (p) Evêque de Ver-ceil, ,, ne veut pas que l’on sc serve d’anneaux pouf,, guérir les maladies des hommes ou des bêtes.
Quelqu’un s’imagineroit peut être , qu’il y auroitquelque figure astronomique , ou quelques caractèresinconnus & extraordinaires darís lès Cellules des Char-treux , à cause qu’on dit ordinairement qu’il ne s’ytrouve point de punaises, quoiqu’il s’en trouve dansles chambres de leùrs domestiques. Mais le Pere Ja-ques du Breul , Moine de S. Germain des Prez as-seure que cela arrive par ún privilège particulier queDieu a accordé aux Religieux de ce saint Ordre, (q)„ Dieu n’a point voulu , dit-il , qu’ils soient affligés„ & inquiétés de ces puantes bestioles , appellées pu-„ nasses, & en a exempté toutes leurs Cellules desquel-„ les autrement & difficilement ils se pouroient garan-,, tir, pour y avoir grandé disposition , â cause qu’ils„ couchent vêtus , fí’usent point de linge, changent,, peu souvent d’habits , ònt leurs Celluíés faites des,, bois , par dedans leurs lits , & fermées de bois au„ lieu de courtines, & le foùarrè de leurs lits qu’ils„ sont si peu curieux de changer, qu’il y en a qui né„ Je changent pas en vingt ans une fois, Et Dieu pour„ faire mieux pardître que ce n’est pas une propriétéotí,, disposition naturelle des lieux, n’en a point exempté,; les lieux où demeurent leurs serviteurs domestiques,, dans leurs Couvents.
Cardan témoigne (r) que cela vient de ce que léssChartreux ne mangent point de viande. Mais Scaligerle raille agréablement là dessus & traite ce^ sentiment défable & de bagatelle (s). _ '
De sorte que' si les Chartreux n’ont point de punaises ,dans leurs Cellules , ce n’est ni par ce qu’il s’y rencon-tré
(m) In Summa. V. Superíiitio, Sein 2. 2. q. 96. a . z.
(n) Tit. 4.
(0) Conflit, p. 1. tit. 10.
(p) In Decret..Visitât, tit. de Superstition.
(a) Antiquités de Paris L. 2. Tit de l’Ordre des Chartr. n . r a '{r) L. io. de subtil.
(s) De Carthufianis ámicibus (lui ditqi) arrisere tibi fabellar/quarum nugas ausus es inserere subtililâtibUs. Sed adjungis hilces •mendaciis causes non minus vanas: non tentari ab illis', quia carni-bus abstínéanr Utinam Pythagorœ td scire contigisset ! An non me-ministi canes à eimieibus non appeti ? Ab equis fugere pulices fmures tantum alere atque inrerie pulicum , ut paulò minus accuratéprolpectanti pulicis interdum corio teéìi este videantur? Esto ci-micum incurnombùs nemo Cartusianus vellicetur , Restât illud ta-men iir eorum cubiculis an otiatìtur. Nam Tolosani lectuli nonesitant carnes , & tamen ea peste insemes sunt. Magnam vero fane 'rem si Cartusianorum àrxfx.otyx.yitt exterminer ex illorum totoeíe-lo tam fsetidam bestiam. Nam in Marsis vipers sent: sed illisquant-quam infeníisnon irifestae, Nascuntur inybiegnis potist'nnum cubi-libus , maximéqueubipaleainveteravit. Si intra telam coacta consu-taque fuerít , non nascuntur. _ Inter chartaceos libros generantur. 'Sed mirum quantum in caveis gaiiínarum, odore cupreísi fugarípersuasum est.