DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSE S,. &c.
' —r,n doit se comporter, I
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I i^u CJ £ comporter, lorsque les cam-
àvoir un effet extérieur à f égard des hommes, & des p e^com désolées par des sauterelles ou d’au-
crtrmres mêmes irraifonnables. On voit dans plufìeu P^ nCS Vers la fi n du neuvieme hecle en 885,
<«) Auteurs ”w«» diverses Provinces oh les fruits de »» ^ ^ ^ nombre -, ctm desolerent
la terre étoient gâtez par de petites bêtes, on les conju- ^ y ^ ^virons de Rome. D ’ ab ? rd s P^LjfSutísroic de sortir du territoire ; & quand elles n moyens humains on pouvoit a . k ^tuers
doient point à ces conjurations, on ^ ^ £ bêtes, il fit déclarer qu d donnerait f ce t %
obéir ou crever, par une Sentence du Juge E > quiconque lui en apporterait un septu °
n,,. . —1_r. •_! L Af condescendance pout â quiconqu , “ urertt & pour tacher de 1»
claration, ^peuples courarMais ce-
entra dans
manies avant qu' on prononçai ia oauv.^»-. . kr PFolife, le mit en prières, bemt eniuite de 1 eau,
°.y/q^â"à maudites & amttómMt- '«>°- à à "» “ ’ , t ^ le petit peuple,
fe y tou,“ ,'e's pà bêtes qui gâ.oieut le ter»-, f. L taire oiWemen.. * J» £
dans six jours elles n’en sortent, ou ne cessent de fa , q d à des personnes qui en anulent,
4 u mal dins tout le Diocèse, (c) On ne sep peut-etre '“JP™ reS qlú Noient publiquement autotife patpas fâché de voir ici un extrait de cette iàentjnee. CW & par les Magistrats. Telle etoit «st
Le Père Théophile Raynaud ne manque pas démon- e Cie g p quelques endroits du Royaume
tr er que c’ést un^abus. Cétoit fans doute f Jupersti- en Ls de sécheresse demander
hon évidente, si ïeffet arrivoit, comme c’etoit unefo- de R rirnage de Saint Pierre ; & pour pies-
Ke visible, s’il narrivoit pas. Nous ne remarquons cette de 1 P J { ^ t de faire pleuvoir, on P orroi J “superstition, que pour faire observer de quelles illusions s « davan % cessl0st sur le bord de la nviere : la quel-piufieurs personnes distinguées font capables, en ma - crioient, ou chantoient: Saint J™’tiére de superstition. ^ ï' 1 P besoin, & obtenez nousade la pluye,
On demande quelle doit être la pratique en pareil cas. rez nou tro i s sois ; & comme l’Image ne
Ke peut-on pas flirejetter de Veau bemte dans unchamp une fois, deux to , de e „er, qu on
dans une maison, ou dans un vaisseau, pour tacher de «pondojt nm j bienheureux Pierre. Alors les pre-faire mourir des sauterelles ou d’autres animaux dont on plonge 1 ^ ^ qu ’il ne soloit pas en venir
dst incommodé? , , f < 38 \^Tc£nme un bon père , .he manquerait
Te répons qu’il ne peut pas y avoir du mal de recou- la : que ’ . pluye. On dqnnoit câution»
rir aux prières de l’Eglise, & aux moyens par lesquels pas e e i. t > e 4 il ne manquoir jamais t, ii-on s
elle fait espérer des grâces; mais il faut user de ces mo- ^^icuvoir, dans l'espace de vingt quatre cures (/)•yens avec des précautions sages & respectueuses. On e P s cet ex poíé, Martin de Arles prouve au g
doit en premier lieu recourir aux moyens naturels que , v .-^. Psre cérémonie étoit superstitieuse, sacnlege,
nous pouvons avoir, pour remédier à nos maux, _ ct v tentoit Dieu. Cela s’est pourtant fait dans que *distipec ce qui «n. à. Si p»rfi« «*» styfl,” endroits en ce siécle; & ceqru surprend.Un chien de fa chambre, on s'avifoit de faire des prie- qt ,, . .. áes Traitez; pour désabuser que
tes, & de prendre de l’eau benite, cela serait tout-a- c e .ct J J , ces f ortes de pratiques,fait téméraire ; il faut commencer par ouvrir la porte, ques péri g u p e a (so z commun d-^n-- les ístovin
& ensuite prendre un bâton à la main , ou jetter au y_ a un ^á,:, r émir d’être en
chien quelque chose à manger hors la porte, cela suf-fit ordinairement pour le mettre dehors. Si les mo-
*IE UlUniiUlCUiVUl iv invti] v vivnc/i Jt ui jv.3 mu—
yens humains ne pouvoient suffire, alors on a recoursrux prières, & l’on demande à Dieu des grâces, s’ilVeut bien par fa miséricorde nous les accorder.
( d) Le Pape Étienne V. nous a appris par son exern-
(«) Malleolus de Exórcismis. Vaïrus de Fasciri.
(ct De Monitoriis Ecclesrasticis ex timoré excottimuriicationis. ^(r) în no initie Doniiní. Amen. Visa supplicatione íèu requefta5 to parte habitantium loei de Villanoxa Trec. Diœcesxs nobis Of-ficiali Trec. injadicta tactà, adversus bruclips feu xrucas, velalia«on dissimilia animalia , Gallicè Hanbets nuncupata, fructus vi-àrum ejusdem loci à certisastnis, 8t adhuc hoc pr^senti annout nde dignorum teftimonio , 8c quasi publico minore asseritur,cum maxìmo incoìavum loci, 8c vicinorum locorum incommodoepopukntia , ut prydicta animalia per nos moveantur, Sc reme-Rccleívaíncis mediantibus compelLmtor à tevritorio dìÊti loci
8cc. vifisque&c.Nos autoritate ^ ' ' '-—
P r *dictas bruchos & serucas , 8c —
,es personnes de ces tortes ucT1 y a un autre usage assez commun dans les Provins
ces de France, qui mériterait d’étre entièrement inter^dit : c’est qu’on a recouss à un fer rouge > ctu’on appel-le les Clefs de S. Pierre, pour se préserver de la rage.
M. de Sainte Beuve fut consulté sur ce point par unEvêque en 1Ó74., & répondit sort sagement en ces ter-mes. „ II y a de la superstition d'amener des hommes„ & des femmes dans l’Fglìso , ou des bestiaux à la,, porte de l'Eglise, pour íes faire toucher par le Prêtre„ àvec un fer chaud pour la rage. Car cet attouchement
„ n’a aucune vertu naturelle ni surnaturelle, pour pro-
,> duire
Domini agros íuos circuniearit, Sc haric aqùatn spatgant per sats8c vincas, petentes divinuro iibi suffragari íubsidium. Quo factotanta Omnipotentis Dei subsécuta est misericordia, ut ubicumqudìpsà aqua aíperíà est , nulla penitùs locusta rématieretí Amstaf, m
vitâ Stefh,
(e) Tracìatiis de siiperstitionibus contra naaleficia feu íbitilegiétjjx hodie vigent iri orbe terrarum. Aurhore D. Maitirio de Arle
Archidiacono Paropel. in n. Romx ipóo. .
Est antiquus usus in oppído quodam Archìdiacomtus de Us-—,/r, tK rempore siccitatis fruótibus terra; in-
_ r _mi» « i"'!”"" - ", " / e h Tractatus de iupemíuoou,““ à^îbore
sbire &c visisodeScc.Nos autoritate qua fungimuT in bac pat e, v ,. v j„ ent in orbe terra ■ i âo _
V^iìâos ' bruchos Sc xrucas , 8c animalia pïtedida Archidiacono 8 Paropel. in oda ro A
«omine eenseantur, fflonemus m hts senptis íub, p^s m^edsc- Arcn ^ usus ro oppid ^ siccita .
n. „, inais , ut mtra sex mes a momtione , Uì 1 ' '
vìm Sentent^ huìus à^vineis & tenitoriis didi loci de Villanoxadiscedant, nânro ulietíso ibidem nec
cumentnm prânra. Qu°d & à Ss
taalia bmc nostrx admotìitioni non paruennt euro . ?
diebuâ elaphs, virtute Sc autoritate pr*tatis ìlla m b J ^tbematisamus, £c eisdero maíedicimus; Cap. ia- de Mon •&ccm m. p. 480.
_ Wl Primiimsextar :
íès
usus in Oppído quuuauw
r u ' ne résilias tempore siccitatis fruótwus tetrxm.
sum ut C1 s® devotione procestionaliter Clcrus Sc colora
cum r hy’mnis S Sc canticis ad Saàro Petrum de Ussum se co n f e .rdnf ibique Miffâ celebratâ Sc oratiombus Iroagmero B. Pctn, a daltare inVrso vel brachiis ad oram flumims cunt canticis & siuadibus déférant ; aliqui tamen eorum qn*runt abipPa Imagine, di-centes; Sancte Petre succurre nobis ro hac neceisitate pohns^ut
s «Urin^“cT ^ Uidem div uìgav 5 t nt st quis de iis locustis unum impetres nobis à Deo P 1 "" 1[a ffi ^ ant ddeentes • submersatnr BeatSk»°i?er 7 r & s!bi --ttustà quinque vel sex denarios ab eo ad singula rolul tespondea ,
currere -,A loc -wtem populi audientes ceperunt hue illucque dis- stroi Pewi Imago, h »oui.s ^^omwpotenrem gratiaro ex
tare - Se ; m iue ca Pere, & misericordissimo patri ad emeiidum por- postulatam pro emmenu necessitate non ìmpetraverit. Respondefe >cordC m às tali argumento delere nequisset, ad Doa.hu mi- aliqui de Primatibus, non equidem ita sien , mm tanqnam bonus
tus W:^ e °nfugi ens ^ Oratoriura Beati Gregorii ubi ejus lec- Pastof impetrabit grattam prsefatam 8c mtercedet apud Deum,
c-rc Un riíitk fideiuffonbus pro parte B Pétri, fut astêrant Ipn èqde-
Fs haberur ^j’^ONenr, in Oratonum iseau un-gun,c Urn lacrysois'j Xt;1 Eccleíkm Principis Apostolornm veniens, lèsectk & aquatn p? 0rat i°nem dédit, cùmque diutiùs orastêt , surre-° lCêns , tollite °^’ S manii - > us bcriedicens, maníionariis prtecepit,' 61 ûstgulis distribuite, monentes, ut in nomme
Pastof impetrabit granam piiciaiam, ____ x .
ita datis stdejustoribus pro parte B Pétri, (ut astêrant ipst y -nunquam fuerunt decepti, neque destituti in qecessxtate ® c , “ .rio suò, pvxscrtim pluvix quin infra 24, horas pluyiaro habuermt,
2>e Jrles pag. . 1
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