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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSES

&c.

2.2-7

tmeraire que lAnge de ténèbres quî se transfigure eti Démon, ausquelles ils ont renoncé dans le Baptême.Ange de lumière , comme dit Saint Paul, se mêle dans A cette nouvelle raison qui suppose que le Démontforf^ UVe ' P our ^ire admirer son pouvoir > ou pour soucient sur leau les personnes qui nenfonceroient pasles Juges > & confondre les innocens avec les naturellement, on oppose une autre difficulté. L'objec-Çpupaoles. fi m} poursuit-on, qu'on fonde sur lu supposition que cest

dira-t-on , plusieurs exemples de lEcriture le Diable qui tient suspendues les Sorcières a la superficie

' J vfl tiStmahle ; car il eíl contre toutes

ais , dira-t-on , plusieurs exemples de lEcriture le Diable qui tient JuJpendues tes oome/a «

outrent que Dieu ne défend pas de demander des si- de leau , eft pitoyablecar il est contre toutes les lumières

° s \ du bon fins que le Démon employé fis forces a trahir les

i ^ e P Oui à des personnes inspirées , telles quÂbra- créatures qui lui fònt les plus dévouées , efi à faire triom-

* Moïse , Josiié , Gedeon, Samuel, & les Pro- pker de fies sujets les Juges qui ont pour but de les envoyer

P , ete s, à qui Dieu parloir, qui savoient la volonté & au feu.

uivosent ses ordres. Achaz étoit très blâmable de ne Rép. Cela seroit contre le bon sens, sil saloir suppo-P as demander un signe, lorsquun Prophète le lui or- fer de la bonne foi & de la droiture dans le Démon,^onnoit. Son scrupule qui lui faisoit craindre de ten- Mais (b) celui qui ne cejfe de pécher , celui qui est homi-so ie u , non petam & non tentabo Domìnum , étoit rida dès le commencement , quitout-a-fait mal placé. II saut suivre ce que Dieu or-°nne ou inspire; mais si l'on veut des signes fans or-le ^ fttts nécessité, pour savoir des choses quori doit

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5 PP r endre par dautres voyes, ou lon est puni comme-génération perverse dont Jesus-Christ par-/ fi ), ou l'on sexpose à être trompé par des signes

cìde fies le commencement , qui dit des mensonges quilnmm dans ini-mlm , farcis 1 # mmmr , ?

mnsame , comme dit Jesus-Christ M i çelu.-

Êrembarra® peu de'WteWrftm*1 <dévouées. Elles tiennent assez à lui fans qu û s applxque à se ìes attacher davantage. Il aime: mieux sonner

J. nouvelles liaisons. Son but est de scduire les hom- , ou l'on sexpole à être trompe par oes lignes craindre 8c respecter quelque autre

P^duits par le Tentateur , avec lequel nous ne devons- ^s en leu t ^ kur faire en _

av °ir nul commerce. Donc quand les epreuves vulgai- c 0 st ... - que f on pouvoir est fort étendu,

res auroient constamment réussi, il faudrait les mterdi- ten r q g ^ g ktl & du mal , quil faut par con-par cette première raison , quon y tente Dieu , & st u 1 P . s oe ct e r 8c le craindre. Voilà ses vues , di-stjon présume mal à propos quil y agit & les rend seque ^ ^ t£nd qu - à prendre dans lespntc «tcaces. . , nt , « _i_ j r\; eil cest ce qui le porte à

Mais ces sortes dépreuves vulgaires oe réussissent (a- des hommes P , ïapparence de faire exercer«ais f, constamment, qsselles neïe démentent par b,en tromper les >>« ' «' 1 apparence^ ìà s endroits. II y a ordinairement de lerreur & de la justice , ou de piocuier q q , / j v on

illusion , la fausseté y prend souvent la place de la- rel. II nest donc nullement con r pour

ïité, & alors il ny a plus lieu de douter que leffet ne sens, que le Démon agffie dans ces epreuvsoir produit par lesprit fourbe & menteur. Autre rai- faire découvrir quelques mec an .p ^ sil est

fon très forte de condamner f épreuve . puisque tous mager en les Mnt confondre avec les bons .ks Chrétiens doivent avoir en horreur les «uvres du larbitre de 1 épreuve. _

{») Generatio mala & adultéra signum quserît, Sc sigmim non&Mtur ci. idath. XII. XVI. 4 .Luc.. -9;

{b) i. Joan. III.

(c) Joan. VIII. 44*

Fin du Livre Sixième.