DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSES
&c.
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tmeraire que l’Ange de ténèbres quî se transfigure eti Démon, ausquelles ils ont renoncé dans le Baptême.Ange de lumière , comme dit Saint Paul, se mêle dans A cette nouvelle raison qui suppose que le Démontforf^ UVe ' P our ^ire admirer son pouvoir > ou pour soucient sur l’eau les personnes qui n’enfonceroient pasles Juges > & confondre les innocens avec les naturellement, on oppose une autre difficulté. L'objec-Çpupaoles. fi m} poursuit-on, qu'on fonde sur lu supposition que c’est
dira-t-on , plusieurs exemples de l’Ecriture le Diable qui tient suspendues les Sorcières a la superficie
' J vfl tiStmahle ; car il eíl contre toutes
ais , dira-t-on , plusieurs exemples de l’Ecriture le Diable qui tient JuJpendues tes oome/a «
outrent que Dieu ne défend pas de demander des si- de l’eau , eft pitoyablecar il est contre toutes les lumières
° s \ du bon fins que le Démon employé fis forces a trahir les
i ^ e P‘ Oui à des personnes inspirées , telles qu’Âbra- créatures qui lui fònt les plus dévouées , efi à faire triom-
* Moïse , Josiié , Gedeon, Samuel, & les Pro- pker de fies sujets les Juges qui ont pour but de les envoyer
P , ete s, à qui Dieu parloir, qui savoient la volonté & au feu.
uivosent ses ordres. Achaz étoit très blâmable de ne Rép. Cela seroit contre le bon sens, s’il saloir suppo-P as demander un signe, lorsqu’un Prophète le lui or- fer de la bonne foi & de la droiture dans le Démon,^onnoit. Son scrupule qui lui faisoit craindre de ten- Mais (b) celui qui ne cejfe de pécher , celui qui est homi-■so ie u , non petam & non tentabo Domìnum , étoit rida dès le commencement , qui dûtout-a-fait mal placé. II saut suivre ce que Dieu or-°nne ou inspire’; mais si l'on veut des signes fans or-le ^ fttts nécessité, pour savoir des choses qu’ori doit
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5 PP r endre par d’autres voyes, ou l’on est puni comme-génération perverse dont Jesus-Christ par-/ fi ), ou l'on s’expose à être trompé par des signes
cìde fies le commencement , qui dit des mensonges qu’ilnmm dans ini-mlm , farcis 1 # mmmr , ?
mnsame , comme dit Jesus-Christ M i çelu.-
Êrembarra® peu de'WteWrftm*1“ <“dévouées. Elles tiennent assez à lui fans qu û s applxque à se ìes attacher davantage. Il aime: mieux sonner
J. nouvelles liaisons. Son but est de scduire les hom-“• , ou l'on s’expole à être trompe par oes lignes craindre 8c respecter quelque autre
P^duits par le Tentateur , avec lequel nous ne devons- ^s en leu t ^ kur faire en _
av °ir nul commerce. Donc quand les epreuves vulgai- c 0 st ... - que f on pouvoir est fort étendu,
res auroient constamment réussi, il faudrait les mterdi- ten r q g ^ g ktl & du mal , qu’il faut par con-par cette première raison , qu’on y tente Dieu , & st u 1 P . rÊ s oe ct e r 8c le craindre. Voilà ses vues , di-stjon présume mal à propos qu’il y agit & les rend seque ^ ^ t£nd qu - à prendre dans l’espntc «tcaces. . , nt , « _i_„ j„ r\; eil c’est ce qui le porte à
Mais ces sortes d’épreuves vulgaires oe réussissent (a- des hommes P , ïapparence de faire exercer«ais f, constamment, qsselles neïe démentent par b,en tromper les >>« ' «' 1 apparence^ ìàdç s endroits. II y a ordinairement de l’erreur & de la justice , ou de piocuier q q , • / j v on
illusion , la fausseté y prend souvent la place de la vé- rel. II n’est donc nullement con r pour
ïité, & alors il n’y a plus lieu de douter que l’effet ne sens, que le Démon agffie dans ces epreuvsoir produit par l’esprit fourbe & menteur. Autre rai- faire découvrir quelques mec an .p ^ s ’il est
fon très forte de condamner f épreuve . puisque tous mager en les Mnt confondre avec les bons .ks Chrétiens doivent avoir en horreur les «uvres du l’arbitre de 1 épreuve. _
{») Generatio mala & adultéra signum quserît, Sc sigmim non&Mtur ci. idath. XII. XVI. 4 .Luc. Xí. -9;
{b) i. Joan. III.
(c) Joan. VIII. 44*
Fin du Livre Sixième.