AVERTISSEMENT
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LIBRAIRE.
E troisième Volume, qu’unhomme de Lettres établi âParis , a joint à l’Editionpubliée au commencement de1732. de Y Histoire Critiquedes ‘Pratiques Superstitieu-ses Stc. du P. le Brun^ que j’aifeimprimée en cette Ville, il y a (s)trois ans,a dormé naissance au Suplement que je publieau )°Urdhui. II fait le (6) quatrième Volume dec ette Histoire Critique , Sc remplit presque|°ute la premiere partie du 2. Sc dernier Vo-Unie des Superstitions anciennes & modernes^ c - Je vais donner une idée générale de ceécueil selon Pordre où j’ai placé les pièces9 u i le composent.
I- Dans la ‘Dissertationsur l'Apparition duProphète Samuel à Sauf P Auteur soutient,c ontre le sentiment commun des Critiques,<Jue Samuel apparut véritablement à Saiil. Enpesant bien les principales circonstances de cetêvenement, il me semble qu’on sera forcé d’a-^°uer que le texte sacré favorise cette opinion.T e î 5 . Le Brun est Auteur de cette Diíserta-tlo n, Sc des deux suivantes, qui n’avoient pase Hcore été imprimées.
H. La Dissertation sur les moyens par les^ls on consultoit Dieu dans /’ancienne Loi^ comme une fuite de la premiere. Le bute P Auteur est de déveloper les disterentesv °ies dont se servoit le Peuple Juif pour con-gre la volonté de Dieu fur les choses sacrées./^ n trouvera dans cet écrit quelques conjectu-• es heureuses, que peut-être on chercheraitUtilement ailleurs.
j .II- Le ‘P. Le Brun se propose dans laoihéme Diísertation de découvrir Porigine' Purgatoire de S. ‘Patrice , & de montrerg e c ’est une fable, qui pendant long-tems futj^téditée par des moines avides & intéresses.
alheureuíèment ce n’est pas la seule fable0 ° n doit aux Cloîtres. Au reste ceux quirQ tan t soit peu étudié P Antiquité trouve-c ell ressemblance entre cette fable &
c Uri 6 ^-^ ntre de Tropbonius. Si l’on est^ EUx de chercher d’autres fraudes plus mô-le/^ dignes d’être mises en parallèle avec cel-te,. j Ur gatoire d’Irlande,on pourra comparer&nf ^ ern ' ere à celles des Prêtres de la Vir-jy & d’autres Peuples Idolâtres modernes.
U ne ‘ ^ans la quatrième Pièce, on trouverap er j r ^ Uve aises sensible de la nécessité d’extir-à superstition, puifqu’elle conduit ensinpieté j comme on le verra par ce qui
n. U , c ? In fflencement de 1753.
A*, o, ois i es p iécej ^ ui forment ce Tome 4. à M.
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s’est pratiqué , & même se pratique encorédans quelques Maîtrises & Compagnonages <Cet écrit parut en 1657. si l’on avoit pû dé-couvrir la décision que les Théologiens de Pa-ris donnerent en 164.5. fur plusieurs sembla-bles pratiques, on n’auroit pas manqué de Pin-serer dans ce Recueil.
V. Ce n’est pas pour insulter à l’Eglise Ca-tholique qu’on réimprime ici la Relation dece qui s’est passé en 1668. au sujet des Reli-ques envoyées de Rome pour /’Hôpital de laSalpetriere. Tout ce qu’on doit conclure dccette Relation est, que si les Princes Séculiersont des Ministres qui s’approprient les finan-ces de l’Etât, les Papes ont aussi quelquefoisd’insidèles & avares Gardiens des Reliques ,qui en trafiquent fans aucun ménagement, fanscraindre de «'exposer eux-mêmes à des sacrilè-ges , & les peuples à des actes d’Idolatrie.
VI. La Réfutation des Prophéties tou-chant l’ElePtion des Papes, attribuées à S.Malachie , mérite de trouver place dans unRecueil comme celui-ci , puifqu’elle tend àproscrire des fables adoptées même par des Sa-vans. Cet écrit,comme l’on fait, a été com-posé par le P. Menestrier Jésuite & parut àParis en 1689. chez la Caille. II fut réimpri-mé la même année à Tours, chez Pierre Gri -pon , & quelques années après on l’irtfera dansun Recueil de Pieces choistes en vers & enprose imprimé en plusieurs volumes in douzeà La Haye , chez Moetiens.
VII. Le P. Le Brun ,Ch. 3. page 179. (c)du Livre II. Tom. I. a avancé qu’il ne restóicplus qu’un seul exemplaire peu lisible desFatlums contre les Bergers Sorciers de Brie.II y a apparence que ce savant homme n’apoint connu une Edition in 12. de tes Fac-tums imprimée à Paris en 1695. chez Re-buffê à l’Arche de Noe. Ce Recueil étant as-ses rare, j’ai cru qu’on serait bien aise dctrouver ici ces Factums avec quelques au-tres pièces concernant ce Procès. Celui quiles a fournies y a joint des Notes aises cu-rieuses, quoiqu’à la vérité mal écrites: mais lestile n’est pas la partie essentielle des piecesde cette nature.
VIII. On ne doute pas que du tems deJ. C. il n’y ait eu de véritables poísedés. Lesystème qu’on aessaié d’établir dans ces dernierstems, pour réduire toutes les possessions à desmaladies d’un certain genre, n’a pas été re-gardé comme convenable à la Religion : maisquoiqu’il en soit, il faut avouer que depuisplusieurs siécles on a débité bien des posses-sions chimériques. Et comme ces fables trou-vent
st) Edit. d’Amsterdam 1733.
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