DU L I B
Quatrième Volume de P Histoire des Prati-Çues 'Superstitieuses. La premiere Partie du2 - Volume des Superstitions Anciennes &Modernes en contient quatre de plus, dontJ e dois rendre compte au Lecteur.
I. Mémoire fur le ‘Privilège prétendu parVEvêque 0’Orléans , de faire grâce à toushs Criminels qui fe trouvent dans les pri-sons d’QrléanSy le jour de fa premiere en-tr ée dans la Ville. Ce curieux Mémoire ,qui n’a jamais été imprimé, est dû à la pîu-
d’une personne infiniment plus distinguéeP 3 r son mérite que par la dignité qu’elle oc-^ u Pe. II ne m’est pas permis de la désignerAvantage. Ce que je puis dire de ce Mé-moire , dont les Lecteurs éclairés ne peuventque juger avantageusement , c’est qu’il dé-duit sans réplique le prétendu privilège deCes Evêques.
II. Après le Mémoire je ne pouvois évi-^ de mettre la Description de l’entrée desf J<v éques d’Orléans. Elle a été impriméejí Orléans même, & l’Auteur l’a enrichie de^°tes historiques.
III. Ce même Auteur a publié en même^ e Uìs une Dissertation fur l'offrande de ci-te appellée les Goutieres , & y a joint austìdes Notes historiques de fa façon. II ruinea Vec beaucoup de force les fables fur les-quelles on a prétendu fonder cet usage.
IV. Enfin la derniere piéce de cette pre-^iere Partie est une Lettre du ‘Père Fron-^au Chanoine Régulier de Sainte Genevieve
fur l’ancien usage de fe saluer à table ô"j s exciter à boire &c. II suffit de rapporter^ titre de cette Dissertation inférée ci-devanta ns un Recueil imprimé à Paris , pour êtrePersuadé qu’on la relira dans celui-ci avecPlaisir.
u J’ôfe me flater que le public favorisera ceécueil de fa bienveillance, & que cette di-}*sité de Pièces fur des sujets si interestànses féra lire agréablement. II seroit à fouhai-
qu’on s’attachât de cette maniéré àrecueil-ç les Pièces qui ont rapport au même objet.
°Uirne chaque Auteur approfondit ordinaire-s *t ce qu’il fe propose de traiter, il en re-teroit sons doute des Ouvrages solides , ôctables par les recherches. On a mis à lae de ce Recueil la défense du P. Le Brun
RAIRE.-.
& de sort Histoire Critique &c., contre f Ex*trait qu’en a donné (a) un Journaliste de Paris.Ce morceau est dû à celui qui m’a fourni la plusgrande partie des Pièces , dont je viens deparler au Lecteur.
La seconde Partie de ce Volume contientl’Ouvrage que Mr. Thiers a publié sous letitre de Traité des Superstitions qui regar-dent les Sacremens. J’avois comme promis dansl’Avertissement du premier Volume de ce Re-cueil , de redonner au Public ce Traité quiétoit devenu rare. II contient, comme toutce qu’a fait M. Thiers , des recherches très-curieufes, & un grand nombre de petites Su-perstitions & de pratiques singulières, que l’onchercheroit vainement ailleurs. Malheureuse-ment cet Auteur écrit d’une maniéré languis-sante, & accable son Lecteur de citations Scd’autorités, entre lesquelles il y en a beaucoupdont on fe paíseroit très-bien. J’ai taché d’éclair-cir un peu ces brossasses en renvoiant tous lespaílages Latins au bas des pages en guise deNotes. J’avois fait la même chose en publiantle premier Traité des Superstitions de cet Au-teur. Outre quelques Remarques & Addi-tions , que l’on trouvera à la fin de cesTraités de M. Thiers, il y en a de mêléesau bas des pages, parmi les Citations Lati-nes. Je n’ai pas craint d’y réfuter quelque-fois certains raisonnemens foibles, & peuconfequens de M. Thiers, Quelquefois austìj’ai suppléé à certains endroits; & quoiqu’ilen soit,le Lecteur jugera beaucoup mieux quemoi de futilité de ce travail. B. de M. Et. àA. le 29. Octobre i/zy.
(a) On y réleve aisés vivement l’Auteur de l’Extrait,&l’on en pourroit faire autant à Fégard de celui qui dans lemême Journal a fait l’Extrait de YHìfioire des Journaux.Par exemple, on pourroit lui demander dans quel esprit,& à quelle heure du jour , il a lû ce livre & l’Avertisse-ment qui le précede ? La demande seroit fondée. Personnen’ignore qu’à Paris les Auteurs font exposés à beaucoup dedistractions, & que les journées s’y employeur si agréa-blement , qu’on ne peut guéres écrire qu’aux heures per-dues. Alors, pour ainsi dire, on rassemble ses esprits, Scl’on réunit son attention pour revêtir de Phrases Franf ai-ses une matière qu’on ose à peine éffleurer. II faut avouerpourtant que le Journaliste a de la Critique. II remarquequ’entre Meísieur sFraguier Sc Burette , on a oublié de nom-mer M. Andrì. II auroit dû remarquer aussi qu’il falloitmettre cette omission fur le compte de l’Imprimeur : &c’est ce qui est très-véritable.