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liste; l’Editeur dit simplement : Je n'ai point ose' mê-ler mon travail avec le Jten. Il y a un petit air d’iro-nie dans ces mots, d’un homme ji diftingué. Le P. leBrun, qui n’a d'autre mérite que d’avoir été bon Phi-losophe, excellent Critique , & très versé dans l'Etu-de de l’Antiquité sacrée & profane, doit necessaire-ment être un petit homme aux yeux d’un Ecrivainconnu par une brochure rimée, par quelques gazettesLittéraires , & par quelques léthargiques sermons ?Mais si le Journaliste n’étoit pas en état de discernerle mérité de ce savant homme, il devoir s’en rappor-ter aux témoignages si avantageux des Dupins, desAlexandres, des Pougets, des Malebranches, des DuHamels, des Gallois, des de la Hire, & des Fonte-neiles. Ces grands noms n’imposeroient ils point ànotre habile Journaliste?
IV.
U Editeur , suivant Pusage , met toujours la force &Véquité du côté de son héros , <jr la foiblejfe (fr Pinjufticedu côté de celui de fes adversaires.
Rien de plus faux que ce que dit le Journaliste. LeP. le Brun a eu deux disputes littéraires, l’une fur lacause du mouvement de la Baguette divinatoire , 8cl’autre fur la forme de l’Eucharistie ;, & il s’en fautbien que l’Editeur lui donne entierement gain de cau-se. II lui reproche d'avoir cru le Démon Auteur dumouvement de la Baguette divinatoire, ce que l’Edi-teur est éloigné de penser, & à l'égard de l’autre point,il avance discretement que le P. le Brun n’a point ap-porté de preuves assez fortes pour justifier l’alterationdes Liturgies Gallicane & Mozarabe, oh l'on ne trou-ve pas la priere de l’invocation ; ce qui est l’objectionla plus forte contre le sentiment qu’il a voulu établir.Est-ce là mettre toujours la force (fr Péquité du côté deson Héros , (fr la foiblejfe (fr l’injustice du côté de celui defes adversaires? Le Journaliste n’a point lu cet Eloge,ou s’il l’a lu, il faut que ce soit fans réflexion. Il aconfondu le fonds des disputes avec les indignes pro-cédés que certains Critiques ont tenu à l’égard du P.le Brun; procédés justement condamnés par toutes lespersonnes désintéressées.
V.
Dans le Journal du mois de Fevrier iyoz. on a ren-du un compte exaél de la premiere Edition de ce Livre.
Je veux apprendre une petite Anecdote au Journa-liste , c’est que le P. le Brun a lui-même composé cetExtrait.
VI.
U tuteur entre quelquefois dans des détails qui sem-blent P éloigner un peu de son but. . . . On lui pardon-nera sans doute d'avoir sacrifie la justesse de son ouvra-ge a P instruBion, (fr d P amusement de ses LeBeurs. Ontrouvera peut-être qu il se laisse un peu trop aller au plai-fir de parler sur des matières dont quelques-unes appartien-nent plutôt a P Histoire naturelle , qu a P Histoire des ‘su-perstitions.
J'ai réuni cés divers endroits parce qu’ils ont rap-port au même objet. Mais peut-on s’empêcher de rireen lisant cette puérile Critique ? Le P. le Brun sait unouvrage divisé en deux parties. La première roule furle discernement des effets naturels, & î’autre fur laCritique des Pratiques Superstitieuses. Dans le pre-mier Traité il parle en Philosophe, & entre dans desdétails de Physique, & dans le second il s'étend surdes Pratiques Superstitieuses: mais cette Méthode neplaît pas au journaliste: & selon lui le P. le Brun, entraitant du discernement des effets naturels, auroit dûs’abstenir des détails de Physique. Ils semblent P éloignerun peu de son but , il a sacrifié la juftejfe de ftn ouvragea Pinftruttion (fr d P amusement de ses LeBeurs , il selaijfe un peu trop aller au plaiftr de parler sur des ma-tières dont quelques-unes appartiennent plutôt d P HistoireHaturelle , qu d IHìftoire des Superftitiohs. Le Jour-naliste auroit donc voulu que le P. le Brun eut rem-pli de Pratiques Superstitieuses un écrit fur le dis-cernement des effets naturels, & qu’il eu t inféré dans
l’EIistoire des Pratiques Superstitieuses des faits ap-partenans à l’Histoire Naturelle (aj.
SpeBatum admijft rifum teneatìs amicì.
Pçut on abuser avec si peu d’esprit, de la vaine dé-mangeaison de critiquer ! Peut-on heurter si ouverte-ment le sens commun !
VII.
L'Editeur nous apprend que le P. le Brun y a retiratout ce qui se trouve épars dans la première Edition deson Ouvrage. On y remarque copendÀnt des additionsfort intéressantes.
Cette belle remarque ne fe trouve ni dans la Préfa-ce, ni dans l’Eloge Historique du P. le Brun: ell en’est donc pas de l’Editeur, mais bien du JournalisteL’Editeur a lui-même indiqué dans la Préfacé ces ad-ditions intéressantes.
VIII.
II semble cependant , malgré P exaBitude de l' Auteìfí *qu'il manque quelque chose d'essentiel d cette Relation ,0$on ne nous apprend point comment elle en avoit pu if#"poser d tant de personnes, fur la contraBion de fa lan'gue , fur la tumeur de fa poitrine , (fr fur la cessationde ces accident.
Nôtre grand Critique fe feroit épargné ces frivoleobservations, s’il avoit réfléchi fur le caractère dfpieces touchant Catherine Dupré, qui, après avostcontrefait la muette , prétendit avoir été guerie a°tombeau de Jaques II. Roi d’Angleterre. Il y aun erelation composée des faits déposés par cette malheU'reuse d’abord après fa prétendue guérison, & enfuison trouve des pieces qui renversent cette déposition»& d’ou resulte la friponerie de cette Créature. Q- uSfait nôtre admirable Dialecticien ? II raisonne sur cettfpremière piece, sans faire attention aux autres, 8cplaint que le P. le Brun ne nous apprend point cornuselle en avoit pu imposer d tant de personnes , fur la cofttrait ion de fa langue, fur la tumeur de fa poitrine, ®fur la cessation de ces accidens. Mais d’ou auroit-ilsavoir ces curieuses anecdotes ? Catherine Dupré sibile dans l’art de fourber,n’étoit pas assez simple p ollsfe démasquer. Le P. le Brun étoit donc réduit à con"
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fulter une infinité de personnes qui ne s’étoientdonné la peine d’examiner ces divers accidens qu’ e1 ^feignoit, & que le Journaliste a la simplicité de cr° lre réels. Quels éclaircissemens en auroit-il tiré ? f
Journaliste auroit dû encore considérer que CatheP^
Dupré ne fe présente au P. le Brun, qu’après fa P r ^ ftendue guérison , &lorsqu’elle a presque cessé de j oli ^la Comédie. Que lui restoit-il à faire? Sinon de oossfulter les différentes personnes qu’elle assurait avoir jritémoins de ces prétendus accidens. Il écrit, & ° nfournit des preuves décisives de la friponerie. :°\%voit-il porter plus loin son attention ? Pour fatisf â,re 'curiosité du Journaliste, il auroit fallu donner la fl u ^tion à cette malheureuse;encore je ne sais-je si e ° e .roit voulu parler. Par fa diligence à prendre la ^au moment qu’elle apprend qu’on va s'informerconduite passée , il paraît qu’elle n’étoit pas trop ^posée à découvrir son secret. Je laisse au LecteuQ^soin de donner à cette critique le nom qu’ést erite.
ÎX. ‘o0^
TJne cause physique (fr matérielle doit , dit-il, t0 } n çeíagir de la même maniéré dans les mêmes citconj ^Physiques. Or on convient , ajoute-t-il , que I e C ° fL e dla malade étoit pesant pendant la Catalepsie, cofír ^ qftlP étoit auparavant : donc il ne pouvoit etre rem^par une force proportionnée d fin poids. , ,
Jusques à présent le Journaliste s’est. ^ iVÏ£ isl'ridicule envie de faire le Critique ; mais par h g 0 so-digne supercherie il travestit le P. le Brun en pS ,phe ignorant, & falsifie pour cela fes raison 0
(») Horat. de arte Poët,