Î.S DES SUPER
Saints & de Saintes du nouveau Testament , c’est ex-clure ceux de l’ancien. Celui d’Albi de 1647. (a)Il ne faut f oint permettre que les Pareins ou Mareines im-posent d’ordinaire d autres noms que ceux des Saints de laLoi de grâce , pour n avoir rien de commun avec les Hé-rétiques & les Infidèles , qui empruntent volontiers les nomsdu vieux l eflament , ou des Gentils & Idolâtres. Et ce-lui de ìiourges de > 666. (b) Le ’rêtre qui batiKeraprendra garde que l'on ne donne à Pensant aucun nom deshérétiques , mais on donnera des noms des Saints & òdin-tes de la Loi nouvelle , par ce que les Chrétiens doivent vi-ojre de la Loi de Jefus-Chrifi , que ces Saints ont prati-quée , & mener la vie de notre Seigneur , dont ils ont étédes imitateurs. Si après tout cela l’affectation des nomsdu vieux Testament n’est pas Superstitieuse , elle estau moins fort irréguliére & fort abusive.
XVI. Je nlen faurois moins dire de l’affectationdes noms profanes & Payens. La plupart desConciles , des Statuts Synodaux & des Rituels quiparlent des noms du Batême, la condamnent unanime-ment : témoin le 4. Concile Provincial de Milan en1576. (c) & le Concile Provincial d’Aix en 1585. (d)On trouve cette même condamnation dans le ConcileProvincial de Reims en 1 5 § 5. (e) dans les Statuts Syno-daux d’Angers en 1617. (fi Défendons aux Pareins &Mareines d’impofir aux enfans , fr aux Prêtres de recevoiraucuns noms poétiques fr Payens , ainsi seulement les nomsdes Saints reçus par l'Eglis, Le Rituel de Reims de15.35. (g) Le Rituel Romain de Paul V. (h) & ledernier Rituel de la Province de Reims de 1677. (/)qui dit, Notre dernier Concile défend aux Curés de per-mettre qu on donne des noms profanes , ou ridicules âl’ en-fant , comme pourroient être ceux d'Hpollon fr de Diane.
Enfin on peut remarquer dans les Conciles , dansles Statuts Synodaux , & dans les Rituels, une sem-blable condamnation des noms malhonnêtes , ou quiprésentent à l’esprit quelque obscénité , des noms quiavec la rencontre de ceux de la famille , pourroientfaire quelque équivoque , ou quelque plaisanterie ri-dicule, messeante, ou injurieuse à ceux qui les por-teroient, comme si, par exemple, on donnoit le nomde Job , à un enfant qui s’appelleroit B lin , celui deJean , à un qui s’appelleroit Fichu , ou Farine , & ainside plusieurs autres, parce qu’on doit traiter sérieuse-ment & saintement des choses aussi ferieufes & aussisaintes qu’est le Sacrement de Batême. Pour éviterla plupart des inconvéniens où peuvent tomber lesCurés & les autres Prêtres , les Pareins & les Marei-nes , à l’occasion des noms de Batême , il seroit bonqu’à la fin de chaque Rituel on mit un Catalogueexact de tous les Saints & de toutes les Saintes , donton peut donner les noms aux enfans , comme l’on afait à la fin du Rituel de Rouen de 1640. & de ce-lui de Clermont de 1658.
(«) P. 12.
(£) T. 1. p. 14:
(c) Constit. p. 2. n. 2.
(d) Tit. de Baptis. Sacram. Curet Parochus ut infantibus pro-prio nomine in Baptismo appellandis , ea nomina non imponan-tur qnx Gentilium, atque adeò impiorum 8c impurorum homi-num menaoriam référant.
(e) Tit. de Baptis. n. 8. Parœcus moneat ne in Baptismo no-mina Paganorum pueris imponantur.
(/) Art. 7.
(g) Fol. 4. Non patiatur Sacerdos infanti imponi nomen ridi-culum , aut profanum , ut Rémi , Romuli, Jani , Apollinis,Mercurii, Dianat, Palladis , Junonis, 8c limilium, sed tantùmnomen Sancti, aut Sanctae alicujus celebris in Ecclesia.
(h) Tit. de Sacram. Bapt. Curet Sacerdos ne fabuloíà, vel ina-nium Deorum , vel impiorum Ethnicorum hominum nominaimponantur.
(-) P. 16.
I
S T 1 T I O N S.
CHAPITRE XI.
Des Superstitions qui regardent les Cérémo-nies qui accompagnent le Batême.
C’est Superstition que de séparer le Batêmede fes Cérémonies , à moins qu'il ri y aitune véritable necejstté de le faire. On peatbatizer en trois diffèrent es manières. Onbatizé ajjez communément par infusion estOccident & en Orient. 10ans l’ancïenneEglise on batizoit plus ordinairement p-(immerston. On y batizé encore aujourd'huidans l’Eglise de Milan & parmi les ‘Ero-testans d’Angleterre. On doit en cela sui-vre l'usage de s Eglises où l’on se trou-VOquoi qu’il n’y auroit nulle Superstition à U ele pas suivre , pourvu qu’on en suivît UUqui fût reçu de l’Eglise. Ce seroit un Bu-tême Superstitieux , (i une personne n.tet-soit de l’eau , & qu’une autre prononçâtforme. Batême extraordinaire rapportepar l’Abbé de Ealerme. Ce n’est pas UUculte superflu aux Grecs d'oindre l’enfaiddu saint Chrême par tout le corps. Super-stition des Sorciers & des Malfaiteur tqui se sont grater le front pour effacer Bsaint Chrême dont ils ont été oints. AbU$qu’ils font du saint Chrême. Sentîmeshérétiques des Arméniens fur les ontioUidu saint Chrême.
C Omme la matière & la forme du Batême , l’ftendon avec laquelle il doit être administré, .Ministre qui le doit conférer , & le sujet q.ui le d° lCrecevoir, sont inséparables de ce Sacrement , St ess?nous avons ci-devant expliqué les Superstitionsregardent ces cinq chefs, il en reste peu de celles ¥*concernent les Cérémonies qui l’accompagnent.pendant en voici encore quelques-unes.
I. C’est est une du faux culte, & de l’obíervan^des choses sacrées, que de diviser le Batême, coS^parlent quelques Conciles , c’est-à-dire , de faireCérémonies du Batême en un teins & en un lieu, **d’administrer le Batême en un autre tems & en un aLl Ìtre lieu , à moins qu’il n’y eût une vraye néceí lt6d’en user de la forte. Car en ce cas on pourroit s*scrupule & sans Superstition batizer un enfant *maison , & l’apporter ensuite à l’Eglise pour y reC fivoir les Cérémonies du Batême ,, supposé qu’d * - Shors de danger. Mais fans cela, il n’est jamais ? er j-Á,de séparer ce Sacrement, si nécessaire à salut, der .rémonies avec lesquelles l’Eglise veut qu’il soit ^ ^nistré. On l’en séparait néanmoins autrefois dan*Province d’Avignon, & c’est ce qui a obligé les 0 .cile de cette Province, tenu en 1594. de rémedi 6ce désordre, Sc de l’exterminer entièrement (kj- fII. L’ablution de l’enfant au Batême se pe ut síen trois manières, par Aspersion, par Infusion # tj eSImmersion. II est plus que vraisemblable , -
Apôtres qui batizoient des Royaumes & des P^oces entières , des trois mille & des cinq mille P er ^ u cnés en un jour , comme nous l’apprenons de S* ^dans les Actes (/), les batizoient j par aspersion-batizé communément par infusion dans l’Eghsene, & quelquefois mçmç dans l’EgUse Grecqne » ^
(k) Tit. 12. Caveatur ante omnia (dit-il) utabusu. e yekmum dividendi ex noslra Provincia funditus 8c 0latur.
(/) G. 2. 8c 4,