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TRAITE
j
DES
SUPERSTITIONS.
Q^U I REGARDENT
LES SACREMENS.
FECONDE PARTIE .
LIVRE SECOND.
Des Superstitions qui regardent la Confirmation.A V A N T-P R O P O S.
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A Confirmation est appellée par les Pe-^ res de l’Eglise, la perfection dti Ba-tême , parce qu’elle nous confirme &nous fortifie dans la vie divine quenous avons reçûë par le Batême,en nous communiquant, avec la plé-nitude du S. Esprit, une volonté ferme, & une for-ce intérieure, pour résister à toutes les tentations dela chair, du monde & du Démon, pour pratiquerfans honte les vertus chrétiennes, pour ne point rougirde l’Evangile, & pour en soutenir genereusement tou-tes les vérités dans les occasions, jusqu’à répandre no-tre sang, s’il est nécessaire. „ Ce n’est pas, comme,, remarque fort bien M. de 1 Aubefpine Evêque„ d’Orléans (a), que le Batême ne soit rien, ouqu’il,, soit imparfait en ce qu’il opéré fans elle: car lui„ seul, fans l’aide d’autre Sacrement, lave les péchés„ originels & actuels, & donne la grâce justifiante.„ Mais elle est appellée perfection, parce que le S.,, Esprit perfectionne la naissance que les Chrétiens„ ont reçûë par le Batême. Tout ainsi que la me-„ re, après avoir engendré Pensant de son sang, le„ nourit encore de son lait, & le fortifie de sa sub-,, stance meme : ainsi Dieu, après nous avoir engen-
(a) L. i. de l’ancienne Police de l’Eglise, & c. c. ir.
,, drez au Batême par le sang & les mérités de &
„ Fils, nous allaite par le feu du S. Esprit, & p0 ■
,, fortifie par cette nouvelle grâce, qui est une p^ j 3,, cipation de fa Divinité. On peut aussi dire si u ^||g„ Confirmation est appellée perfection , à cause,, nous donne les dernieres dispositions pour non* c ,„ dre dignes de recevoir l’Eucharistie, qui eu 0,, complissement du Chrétien. Car ce n’est P aS $£,, pour en avoir la communion, d’être innocent»>
,, d’être exempt de tout péché z il faux de P^ssV 0 j-ít>„ l’ame soit sanctifiée & consacrée par le S. u,, C’est pourquoi elle est appellée perfection ,
„ qu’elle nous donne la derniere perfection nèc£ é',, pour toucher le corps de notre Seigneur: lesi^ ja,, tant le but de la Religion, & la derniere„ Christianisme (pour ainsi dire) celui-là est ^ o0 st',, parfait, qui a droit de le prendre : & P as n a p*,, quent la Confirmation qui donne ce droit» e„ pellée perfection" . Ce Sacrement néanmoins ^pas d’une nécessité si absolue que le Batême; P 1 0 ('feroit une négligence très blâmable de ne faite ^sible pour le recevoir, & lorsque l’occasion s ^ í3 jfeïsente, on auroit très grand tort de ne la pas eavec ardeur. a qiith
Entre les pratiques qui le regardent, il Y e s qctques-unes qui sont Superstitieuses, & d aut n s