DES SUPER
C’est le P. Goar qui rappor-
S T í T I o N S.
dans l’Euchologe (a).te cette Superstition (b).
4. S’imaginer qu’une femme accouchée fait ungrand crime de sortir de sa chambre , & de regarderk ciel ou la terre , avant que d’être relevée , & d’a-Voir entendu la Messe. C’est encore ce qui s’appelleu ne vaine observance.
5. Croire que si une femme en sortant de l’Eglisea près ses relevailles rencontre des gens de bien, oude méchantes gens , son enfant tiendra infailliblementdes uns ou des autres ; & que si elle rencontre ungarçon, elle accouchera la première fois d’un garçon;
d’une fille, si elle rencontre une fille. Cette Su-perstition se rapporte & à la vaine observance > & â ladivination des évenemens & des rencontres.
6. S’imaginer que les femmes qui se font blessées,& qui ont accouché ensuite de leurs blessures, & àcause de leurs blessures , ne doivent aller à l’Eglise,Pour être purifiées , que les Mercredis, ou les Ven-dredis ; & que si elles y vont à d’autres jours, ellesri blesseront une autrefois dans leur grossesse
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prescrit pour cela. Mais elles font coupables en celaou culte indu, du culte superflu , de la vaine obser-vance des choses sacrées : & ce qu’elles pratiquentainsi est condamné par les Rituels d’Angers, de Char-tres, de Rouen , de Meaux, de Châlons fur Marne,& de Troyes , comme il est visible par ce que nousvenons d’en rapporter.
iî. Les Abiffins ne permettent point que leursfemmes relevent, & entrent dans l’Eglise pour y êtrepurifiées , que le 40. jour après qu’elles font accou-chées d'un garçon , & 80. jours après qu’elles fontaccouchées d’une fille , suivant les paroles de la con-fession de foi de Zagâ-Zabo leur Ambassadeur (d).Quelqu’un pourroit s’imaginer que cette pratiquescroit un faux culte, une observance des jours, & urtrenouvellement des cérémonies Judaïques , que leFils de E)ieu a abolies : mais comme dans l'EgliseGrecque les femmes ne viennent à l’Eglise pour sepurifier des saletés de leur accouchement que le 40.jour , de quelque enfant qu’elles soient accouchées,
Ce d’un mâle, ou d’une semelle , & que cette coutume'lui est une autre Superstition de la divination des é- est autorisée par l’Euchologe , il n’y auroit pas dê
Venemens & des rencontres , & une observance desî°urs. .
■ 7. C’est encore une divination des évenemens &des rencontres, & une observance des jours, de croi-que les femmes ne doivent point relever les Ven-dredis , & que celles qui relevent ces jours-là n’au-r ont plus d’enfans.
8. Se persuader que les femmes ne doivent pas re-lever dans une Eglise le jour qu’on y a fait un Ma-riage, & donné la bénédiction nuptiale, c’est unevai- se purifient â l’Eglise que le 40. jour après leurs cou-ne observance des jours. Cette Superstition néan- chçs , cela est évident par la prière qui sc voit dans
justice d’accuscr les Abiffins de Superstition , parcequ’ils ne permettent pas à leurs femmes d’âller sc puri-fier à l’Eglise avant le 40. jour après leurs couches,lorsqu’elles ont mis un garçon au monde. A l’égarddes 80. jours qu’elles diffèrent d’y venir , quand el-les font accouchées d’une fille , elles ont l’ancienneLoi pour garand. Mais si elles la peuvent suivre encela sans Superstition , c’est fur quoi je ne voudroispas prononcer décisivement. Or, que les femmes ne
Voilà au même tems comment les Superstitions sc font conde fois à Dieu par-fa mère , que 1 on récite furmultipliées par le défaut de lumières de ceux qui de- l*un & fur l’autre les oraisons qm sont prescrites en-voient travailler à les étouffer dès leur naissance. fuite (f). Symeon Archevêque de Theílalomque (g) t
9. Les Sa^es-íemmes qui accompagnent les femmes explique plus au long toute cette ceremome, comme
Recouchées , lorsqu’elles viennent à l’Eglise pour sePurifier, y rapportent ordinairement le chrémeâu qui® servi au Batême de l’enfant , & que l’on réserve a-Vec les autres chrémeaux, pour faire des cendres queon bénit le premier jour de Carême. Quelques unesue ces Sages-femmes mettent un double , ou un liarddans ce chrémeâu , disant qu’elles payent le chrêmeflui a été employé pour batizer Pensant. Mais cettePmtique sent plutôt la Simonie que la Superstition , à^oins qu’on ne veuille la rapporter au culte indu, &* ri vaine observance.
r Io * En certains Diocèses la coutume est que les, err >mes après leurs relevailles, baisent P Autel devante flUel elles ont été relevées , & visitent ensuite lesautr es Autels de l’Eglise. Il y en a quelques-unesp ne croiroient pas être bien relevées , si elles neI Noient trois fois cet Autel , & si elles ne visitoientCs ,.autres Autels , selon l’ordre qu’elles sc figurent” u ds doivent être visités , quoiqu’il n’y ait rien de
vi ri) Sous ce Titre: P. 320. Oratio in mulierem puerperam post
- vel quindecim dies.
Ibid. Puerum enixa , cùm ex cohabitantium sestimationeJ^Pusione infirmitatis, propter continuum sanguinis profluvium^tur ut immunda , ad decimum quintum , vel vigeiîmumti, ç ‘ Ue diem , domi otioià manet, nec quidquam tangit, aut fer-l' Cq ntu m cibosve parat ex quibus alii animi concipiant horrorem,propterea oratione se lustrari provider.l>ib e En ces mots: C. 7. Stat. du Diocèse d’Angers, p.f 3. Pro-Vìtìv Us ne ea die qua Bénédictin nuptialis ceìebratur , mulieres‘Uantur ad Purifìcationem, cùm prsposteratio videatur.
on le trouve ici dans la Note.
(d) Apud Damian. à Goës , de Morìbus AEthiop. Mulieri pa»rienti mafculum non conceditur venire in templum , nisi postquadrageíimum diem : parienti veto feminam , post octogesi-mum. Hanc coníuetudinem ex veteri lege, ac ex nova Aposto-lica habemus , quas leges , instituta , ac prtecepta diligenter in o-mnibus, quatenus fieri possit obíèrvamus.
(?) P. 324. 8c i'eqq. Oratio in mulierem puerperam post qua-draginta dies.
(/) Quadrageíìmo die templo rursus prsesentatur puer , ut Ec-cleíìae aggregetur , id est , ut in Ecclesiam induci principium fu-mât : à matre verò jam plenè mundata , lotaque , adstante etiamqui Susceptoris m u nus in Baptismale obítiirus est , offertur: 5 a-cerdos benedictione pratmiíìa dicit, íkc É
(g) Apud Goar , not. in Euchol. p. 329. Le ;;o Quadrageíì-mo die rursus in Templum à matre puer adducitur, illumque ve-lut donum offert Deo. Stans namque Sacerdos prae Templi : o-ribus (neque enim oratione nondum facta sas est inducere) ma»tremque cum fœtu cruce lignans, precibusque illos expians, ma-rri quidem quadragelimam dierum in qua fœtus in ipí'a perfectusfuit, 8c exilire íncœpit, .adimplenti , à voluptuosa 8c immundanativitate purgationem largitur, 8c in Templum permittit ingreí-sum , cum illucusque neque aditus , neque mundislìmi Mysteriiparticipatione digna fuerit. Puerum autem in manus íuípiciens,Simeonem puerum Dominum ulnis complectentem reprœíbntat,8c N une dimitíisservum tuum Domine decantans, puerum à pec-cato solvi , 8c Christum lucem aspicere rogat. Et si quidempuer baptizatus fuerit , ad íànctum usque altare mducit, 8c incircuitu quasi adorantem 8c donum Deo oblatum , factoremquesuum summo cultu venerantem déportât. Sin minus fuerit Bap-tismo lustratus , ad cancellos usque defert infantem , adorationscultu demissum, matrique tandem restituit , 8c dimiffionem fa-cit. Exinde Catechumenis annumeratur puer , expurgataque ma-ter Templum ingrediendi 8c mysteriis participandi licentiam ac»cipit.
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THAI-