DES SUPERSTITIONS,
Sòcfates parlant (a) du Prêtre Pénitencier qui fut'établi à Constantinople du tems du Patriarche Nectai-re, depuis que les Novatiens fe furent séparés del’E*glife, dit, ,, Qu’une Dame de grande naissance vint
L’ufage des Confessions génerales s’est cóhíinué desiécle ên siécle, & saint Jean Climaque nous en four-nit unë preuve pour le sixième siécle, lorsqu’il dit(c) que la premiere chose qu’un Religieux doit faire
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„ trouver ce Prêtre pour scconfesser à lui dans tout en entrant dáus la Religion, c’est de confesser les pé-,, le détail, des péchés qu’elle avoir commis depuis chés de fa vie passée à son Supérieur, qui est son bon-, son Batême, & qu’il lui Ordonna des jeunes & des 8 c véritable Juge, & à lui seul, & d’êtrë prêt de les-, P r * eres continuelles, afin quelle joignit à la Con- confesser à tout le múnde, s'il l’ordonne, parce que,, session ou’elle avoir faite, des œuvres dignes de ces nlavpc p'tmf «„ki;,- -ìiie
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-, feiHon qti*elle avoit faite, des œuvres dignes de,, Pénitence”. Ce qu’il écrit immédiatement aupa-ravant marque que ce Pénitencier ne fut institué quepour recevoir ces sortes de Confessions. ,, En ce tems-„ là (dit-il) on jugea à propos d’ôter des Eglises les„ Prêtres qui y avoient été établis pour l’administra-„ tion de la Pénitence ; & voici quelle en fut l’oc-,, casion. Depuis que les Novatiens s’étoient séparés„ de l'Eglise, à cause qu’ils ne vouloient pas avoir„ de communion avec ceux qui étoient tombés du-,, rant la persécution de Déce, les Evêques ajouté-„ rent au Canon de l’Eglise un Prêtre qu’ils établi-,, rent pour lui donner l’autorité d’administrer la Pé-,, nitence, afin que ceux qui étoient tombés depuis3, leur Batême confessassent leurs péchés à ce Prêtre3, qui étoit destiné à cet effet. Cette régie est enco-„ re observée maintenant par toutes les autres sectes.„ Il n’y a que ceux qui soutiennent la doctrine de la>, Consubstantialité du Verbe, & les Novatiens avec3> lesquels ils font unis dans la foi, qui ayent ôté ce,, Prêtre que l’on avoit établi pour être le difpenfa-„ teur de la Pénitence. Il est vrai que les Novatiens„ n’avoient jamais voulu admettre cette pratique,non,, pas même dans le tems de fa premiere institution.„ Mais ceux qui ont maintenant le gouvernement des3, Eglises l’ayant gardée durant un long espace de„ tems, changèrent cet usage sous le Pontificat de,, Nectaire, par un accident qui arriva alors dansl’E-„ glife de Constantinople ”.
Se confesser depuis son Batême, n’est-ce pas ce quenous appelions faire une Confession générale de tousses péchés ? Voilà donc les Confessions générales enpratique dès la fin du quatrième siécle. Car Nectairetint le siège dé Constantinople pendant 16. ans,savoirdepuis l’an ;81. jusiqu’à fa mort, arrivée en 597. sousle Consulat de Césure & d’Attique.
Vers le même tems une autre Dame illustre fît uneespèce de Confession générale à saint Basile, en lui
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ces playes étant découvertes en public, elles n’empi-reront point, mais elles se guériront au contraire;
Le récit qu’il fait ensuite (d) de lá Confession pu-blique d’un insigne voleur est bien digne de consi-dération. ,, Le Supérieur d’un Monastère où je me,, trouvai un jour, (dit-il) ayant appellé ce voleur„ en particulier, lui demanda quels crimes il avoir„ commis dans le monde, & ayant vû qu’aussi-tôt„ qu’il le lui avoit demandé, il les avoit tous couses-,, fés franchement & de bon coeur ; il lui dit encore,, pour réprouver; Je désiré que vous les confessiez„ publiquement en présence de tous les freres de ce„ monastère, ce que cet homme lui promit d’accom-„ plir fans hésiter. Et si vous voulez même, ajouta-,, t-il, j’en férai une Confession publique au milieu,3 de la ville d’Alexandrie. Ensuite de quoi ce saint„ Pasteur assembla dans l’Egìise tous les freres, qui„ étoient au nombre de 250. & durant la célébration„ des divins Mystères (catc’étoitun jour dé Diman-3, che) après qu’on eut achevé l’Evangile, il sit ve-,, nir ce criminel, qui étoit devenu innocent. ... Et3, lors qu’il fut venu près des portes de l’Eglife, ce,, saint & charitable Juge lui cria à haute voix: De-„ meurez-là, vous n’êtes pas digne d’entrer ici. Cette,, parole sortie de la bouche de ce Pasteur le frappa,, d’une telle terreur, qu’il se jetta aussi-tôt le visage,, contre terre, tout tremblant, & tout saisi de crain-,, te 8 c d’horreur. Lorsqu’il étoit ainsi prosterné, a-„ rofant le pavé de ses larmes, cet admirable Méde-„ cin lui ordonna de déclarer en détail & en présence„ de toute la compagnie toutes les fautes qu’il avoit,, commises, ce qu’il fit en frissonnant lui-même,, d’horreur, & en causant un étonnement général à,, tous ceux qui entendoient raconter des choses si,, horribles & si inouies”. Mais cette déclaration n’é-toit pas sacramentelle, quoiqu’elle ait été suivie de larémission des péchés de celui qui la faisoit.
Nous lisons dans la vie de saint Eloi (e) , Evêque
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présentant un papier où elle avoit écrit tous ses péchés, de Noyon, qui vivoit au sixième siécle, écrite par& en le suppliant avec larmes d’en obtenir de Dieu le saint Oùen, Archevêque de Rouen, qu’étant déjPardon par ses prières; ce qui fut sait, comme elle dans l’âge viril, & désirant de fe disposer à recevoi
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l’avoit souhaité, à la réservé du plus énorme de tous,resté seul écrit fur son papier, mais qui fut aussi en-suite effacé par l’attouchement du corps de ce saintArchevêque, dans le tems qu’on le portoit au tom-beau. Cette histoire est rapportée tout au long dans
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Dieu comme un'vaisseau de'sainteté , craignant d’ail-leurs que quelques péchés n’eussent corrossipu son a-me,_ il sc confessa à un Prêtre de tous les péchés defa vie, depuis P âge de Padolescence.
.u .wug uaus L’Auteur de la vie de saint Tillon, ou Theau ( Aun fragment attribue a saint Amphiloque, Evêque Moine de Solignac, & disciple de saint Eloi ran0 Icogne , qui se trouve ja la fan de ses oeuvres, & porte de lui presque les mêmes paroles que saint OnLdans le quatrième tome de la Bibliothèque des Peres, a écrites de saint Eloi, assurant que voulant êtrede a. r — r/ri. vaisseau digne de Dieu, il fit à un Prêtre une Con-
fession de toutes les fautes qu’il avoit commises dansson adolescence, dans la crainte que quelques péchésn’eussent fouillé son ame.
Au neuvième siécle, Hincmar Archevêque de
Reims,
de sédition de Lyon {b).
(a) L. s. Histor. Eccles. c. 19.
(b) Voici de ce fragment ce qui fait à notre sujet: Pag. 1081.ît seqq. Mulier quidam opibus St generis nobilitate clara expen-dit secum multitudinem suorum peccatorum, quatcumque à ju-^entute sua usque ad íènectutem admiíerat peccata conícripsit inc harta, postremò autem omnium ícripfit|& magnum quod pa-tr arat peccatum , cautéque plumbo bullam illam suam oblìgnat,°Pportunam oblèrvavit horam quando 8. Baíîlius ad coniuetasPreces in Ecclesiam venturus eíïet. Quo jam adveniente, illa^ox occulté accurrens, chartam in qua peccata deícripíèrat, adPedea S. Basilii projecit, seipsamque prosternens ac pedes ipíîusdeofculans, clam abat, dicens: Miserere met sancle Dei. Sanctusverò Balilius arreptâ chartâ in cœlum reípexit. . . persolutis tan-dem sacrìs mysteriis acceríèndam curât mulierem, traditaque ipíîc harta, reseravit, eamque totam expunctam, ac sine scripturatanquam lucem invenit, solum autem magnum quoddam factume Ìus impium indeletum remansit. Quod cum cerneret mulierreversa est Cssaream, eique in civitatem ingredienti, obviamP r °dit funus quod efferebatur S. Basilii. Quod cernens ipsa char-tam projecit super feretrum , minutim rem omnem enarrans cun-eto populo. . .. unus porté ex Clero exclamavit magna voce
Tome II,
dicens ad mulierem: ,, Deletum quodeumque scriptum in tua„ charta reperitur, ô mulier. Quid laboras Sc tumultuaris jp- 3„ rans Dei benignitatem qu* in te facta est”. S n °-
(c) Seal. grad. 4. n. 10. Primùm omnium optimo judicipraeteritae vitae peccata aperiamus, idque vel soli vel r . oltroille, omnibus. Offensa quippe St in publicum prolata ,, , Impe J etcile curabuntur, neque recrudescent amplius. s d VUJnera ía "
(d) Num. n.
ssr - -à-b 1
7- januar. Omnia adoleCcentix fax co-ram bacerdote confeffus est acta.
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