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saint Nìc&las de Tolentin. "De celles dela mesure de la plante des piés de la B.Vierge. De de plusieurs autres Ìndifcrettes& superflues -, & celles du Cordon de saintFrançois De celles de l 'Angélus quandl’horloge sonne, qui font déclarées fausses& supposées lors qu’on ajouté à la fin dechaque Ave Maria, ces paroles Deo gra-cias, & Maria.
L A troisième Observation qu’on peut faire fur leDecret de la Congrégation des Indulgences &des Reliques, concerne les Indulgences de la Révéla-tion faite k S. Bernard de la plaje k /’ épaule de Notre-Seigneur. On attribue ces Indulgences à Eugène Ils.parce qu’il a été Religieux de Clair vaux, Abbé de*Saint Anastafe des trois fontaines en Italie, fous lenom de Bernard, & intime ami de S. Bernard. Maisoutre qu’on ne volt pas, que du tems de S. Bernardon donnât des Indulgences de cette nature, la préten-due Révélation faite k S. Bernard de la plaje k l'épaulede Notre-Seigneur Jesus-Christ n’est attestée par au-cun des Auteurs qui ont écrit la vie de ce grand Saint.Geoffroi, Moine de Clairvaux, n’en dit rien dans lesecond, dans le quatre ni dans le cinquième Livre (a)de fa vie, lors qu'il parle de ses Révélations. Il n’enest rien dit ni dans le grand Exorde de Cisteaux (k),lorsqu'il y est fait mention des mêmes Révélations, nidans aucun des Auteurs qui ont été ses contemporains,ott qui ont vécu quelques siécles après lui.
D’ailleurs où a-t-on trouvé que Notre-Seigneur aitreçu une playe à l’épaule ? Il en reçût dans tout soncorps à ia flagellation, pour vérifier cette parole d’I-Ûìe (c) i A planta pedis usque ad verticem non est m eofamtas. Mais elles ne furent pas particulières à sonépaule plutôt qu’aux autres membres de son corps ; &je n*en comtois point de particulières Sc qui méritentle nom de playes, que les cinq qu’il reçût, savoirdeux à ses deux mains, deux à ses deux piés, & uneà son côté.
L*Abbé Salicet, comme on l’a remarqué dans leChapitre précédent, veut que ceux qui diront l’O-raifon qu’il rapporte de ces cinq playes, Sc qu’il at-tribue faussement à saint Grégoire Pape, gagnent 500.ans d’Indulgences. Mais il ne parle point de la playeparticulière qu’on dit que Jesus-Christ reçût à l’é-paule ; & i’Indulgence qu’on prétend y être attachéeayant un faux fondement, c’est avec une entiere justi-ce que la Congrégation des Indulgences & des Reli-ques l’a supprimée. Car elle est vraiment superstitieu-se, & elle regarde le faux culte.
La quatrième Observation concerne les Indulgences deP Archi-Confrérie de l’Ordre de la Rédemption. Le PapeGrégoire XIII. par sa Bulle Chriftiam nobifcum (d ),du 2,8. Mai 1582. a donné permission à l’Archi-confrérie du Gonfalon , ou de la Bannière de Rome,de racheter les Captifs de l’Ëtat Ecclésiastique. SixteV. par fa Bulle (e) Cum benìgna mater , du premierAvril 1586. a concédé à la même Archi-confrérie lafaculté de recueillir par tout des aumônes pour rache-ter les Captifs des mains des ïnfidelles, avec quantitéd’Indulgences, tant à ceux qui assistent à l’Oraisondes 40. Heures, & aux Processions de cette Archi-confrérie, qu’à ceux qui logent, Sc qui fervent lesCaptifs. Paul V. par fa Bulle (f) Ex omnibus Christia-du 8. Février 1608. a aussi accordé de grandesIndulgences à tous les Fidelles de l’un & de l’autresexe , Çg) mais pour dix ans feulement, qui s’occupent
(c) c. 1.6.
(d) Bull. 69.
(e) Bull. 27*
(f) Bull. 40.
Cê) Prsesentibus ad decennium proximum tantùm vàriîl
5 T I T I O N S.
à la Rédemption des Captifs, & aux Captifs mêmes,
6 vrai-semblablemerit à tout l’Ordre de la Rédemp-tion des Captifs, puisque c’est en fa faveur qu’il asait cette Bulle.
La Congrégation des Indulgences & des Reliquesne nous dit point quelles font les Indulgences qu’ellesupprime par ces mots : Par Innocent III. k l'Archi-confrérie k l’Ordre de la Rédemption. II est évidentque ce ne font ni celles de Grégoire XIII. ni cellesde Sixte V. ni celles de Paul V. mais celles qui por-tent faussement le nom d’innocent III. parce qu’il ne.paraît nulle part que ce Pape en ait donné, soit àl’Archi-confrérie, soit à l’Ordre de la Rédemption,,quoi qu’il ait approuvé la Régie de cet Ordre par íàBulle (h), Opérante divinœ inftitutioms , du 17. De-cembre 115)8. Sc qu’il l’ait confirmée par son autreBulle (i) , Opérante pâtre lumìnum , du 18. Juin 1209.Les Religieux de la Mercy nous tireront de cet etn-baras quand il leur plaira. En attendant on peut te-nir leurs Indulgences attribuées à Innocent III. pourfausses Sc superstitieuses.
La cinquième observation regarde les Indulgences deBoniface k ceux qui vìsttent la Chapelle de S. Nicolas deTolentin le jour de fa Fête. On peut aussi tenir cesIndulgences pour fausses &' superstitieuses- La preuveen est évidente. S. Nicolas de Tolentin n’a été cano-nizé qu’en 1447. par Eugène IV. comme il se voitpar la Bulle de fa canonization (k) Licet militant , quiest de cette année-là. Ainsi avant l’an 1447. on ne leconnoissoit point pour Saint dans l'Eglise; iln’yavoitpoint de Fête instituée en son honneur ; il n’y avoirpoint par conséquent de Chapelle qui portât son nom.Comment donc Boniface IX. qui est mort en 1404.selon la Chronologie d’Onuphre, c’est-à-dire, 4;. ansavant la canonization de saint Nicolas de Tolentin, a-t-il pû donner des Indulgences k ceux qui vìsttent la Cha-pelle de ce Saint, le jour de fa fête ? C’est aux Augus-tins à nous donner la solution de cette difficulté, s’ilsveulent soûtenir la validité de ces Indulgences.
La sixéme observation regarde les Indulgences donnéespar Jean XXII. k ceux qui baisent la mesure de la plan-te du pié de la bienheureuse Vierge. L’Inquisition Ro-maine avoit déclaré ces Indulgences fausses, dès l’an-née 16;;. par un Decret du 25. Juin, rapporté parGavantus, comme onl’a remarqué ci-devant (l). Non-obstant ce Decret elles ne laissoient pas d’avoir cours ;& c’est ce qui a obligé la Congrégation des In-dulgences & des Reliques de les condamner encoreune fois.
La septième observation regarde diverses Indulgen-ces qui, ou n’ayant pas assez de proportion avec leseffets qu’on s’en promet, ou n’ayant pas de fonde-ment légitime, sont Ìndifcrettes & superflues, & ré-prouvées comme telles, par le quatrième Concile gé-néral de Latran. T elles sont.
Celles d'Alexandre VI. k l'Image de la B. Vierge ,communément appellée Laghetti, ou du petit lac ; cellesde Léon X. k l'Image de la Conception immaculée de lasainte Vierge , peinte dans un cercle avec une lune fous fespiés i ,, Celles du même Pape qui ont ét é imprimées à,, Pavie en l’année 1670. avec ce titre : Sommaire des„ Indulgences accordées par N. S. P. le Pape Léon,, X. à l’Image de la Conception de la glorieuse Vier-„ ge Marie ; Celles de Paul V. aux Couronnes, Ro-„ faires, Images Sc Médailles par lui bénites à laprié-„ re du Cardinal Frédéric Borromée en l’an 1611.„ lorfqu’on bâtissoit à Rome l’Eglife de saint Charles;„ Celles du même Pape à ceux qui chantent l’Hymne„ Te matrem Dei laudamus , te Mariam Virginem con-„ sttemur , &c. ou qui assistent le Samedi quand on„ la chante; Celles que l’on dit avoir été attribuées,
„ soit
(h) Bull. 1.
(i) Bull. 9.
(k) Bull. 27.
(/) Au Chapitre 1. de ce Livre,