TABLE DES
l'on forte au Batème, st de les conduire d /’ Eglifì a-vec des violons, ou d'autres inflrumens de Àtustque,pour y recevoir ce Sacrement. Cela efl défendu par lesConciles, st les Statuts Synodaux de quelques Dio-cèses. 19
Chap, X. Continuation du même sujet.] Autrefois yhors le cas de nécessité, on impofoit le nom avant le Ba-tême k ceux que l’on batizoìt fìlemnellement. Super-Jlitieufe imposition des noms du tems de saint Chry-sojlome. Le nom de Jean donné a un crapaut batiz.é.Les Sorciers qui fe font rebatìzxr changent de nom.Noms des 1 1. Apôtres donnés k douze chandelles allu-mées. Noms de Saints donnés k des vaisseaux , k deshôtelleries st k d’autres maifims, ainsi qu k des Eglises.Ne pas vouloir donner aux cnfans des noms de leursparens vìvans , st croire qu’il y a de la fatalité danscertains noms , c’efl être Superstitieux. Noms qui ontrapport k la guerre st au carnage , Superstitieux. Sic’est Superstition aux Polonois de ne pas donner k leursfilles le nom de Marie. Si c'en est une de donner aux en-fans des noms d'Anges , de Saints ou de Saintes qui nefont point , st qui n ont jamais été. Des noms nou-veaux que prennent certaines Religieuses. Jannot, Pier-rot, Marion, Javote, &c. Pratique des anciensChrétiens dans l’imposition des noms. Des noms de Ba-tême changés, ou altérés, Jannot, Pierrot, Javote,stc. Si la pluralité des noms de Batème est Superstitieu-se. Raisons qui prouvent que les enfans ne doivent avoirqu un nom de Batème. AffeElation des hérétiques dedonner des noms de /’ ancien Testament, condamnée,aujsi-bien que celle de donner des noms profanes stpaycns , des noms malhonnêtes , ridicules, injurieux.
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Chap. XI. Des Superstitions qui regardent les céré-monies qui accompagnent le Batême.] C'est Super-stition que de séparer le Batème de ses cérémonies, kmoins qu il n y ait une véritable nécejstté de le faire.On peut batizxr en trois différentes maniérés. On ba- /tize affèz, communément par infufion en Occident sten Orient. Dans l'ancienne Eglise on batizoit plus or-dinairement par immerston. On y batize encore aujour-d'hui dans VEglìst de Milan, st parmi les Protestansd’Angleterre. On doit en cela Juivre l’usage des Egli-ses ou l’on fi trouve , quoi qu'il n y ait nulle Supersti-tion k ne le pas suivre , pourvu qu’on en suivît un quifût reçu de l’Eglise. Ce fer o it un Batême Superstitieux,st une personne verfìit de l'eau, st qu un autre pro-nonçât la forme. Batême extraordinaire rapporté parl’Abbé de Palerme. Ce n efl pas un culte superflu auxGrecs d’oindre l'enfant du. saint chrême par tout lecorps. Superstition des Sorciers st des Malfaiteurs quifi font grater le front pour effacer le saint chrême dontils ont été oints. Abus qu’ils font du saint chrême. Sen-timens hérétiques des Arméniens fur les ontions dusaint chrême. 28
Chap. XII. Des Superstitions qui regardent les cé-rémonies qui suivent le Baptême.] S’il y a de la Su-perstition k communier st k confirmer les enfans aajst-tôt qu ils font batizés, comme font les Grecs , lesCoph-tes, les Abyffins. st les Arméniens. Profanation quefont les Cophtes st les Abyffins du Sacrement de l’Or-dre , en conférant la Tonsure , les Ordres mineurs stles majeurs, excepté la Prêtrise, aux enfans, inconti-nent après leur Batême. Ce n est point une Superstitionde communier st de confirmer les enfans nouvellementbatizés. Clement VIII. défend le dernier k certainsGrecs , st pourquoi. Sentiment de S. Fulgence fur lavalidité du Batême fans í Eucharistie. Superstition dedonner du vin k boire aux enfans après leur Batême,st de sonner les cloches. Abus de porter les enfans furun Autel, ou au cabaret, pour les faire racheter parargent. Condamnation, des festins déréglez, le jour duBatême des enfans. La Purification des femmes aprèsleurs couches n est pas d’obligation. Diverfis Supersti-tions qui regardent cette purifieation. 3 q
CHAPITRES.
LIVRE SECOND.
Es Superstitions qui regardent la Confirmation.
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Chap. I. Des Superstitions qui regardent la matièrede la Confirmation.] Le Chrême est la matière de laConfirmation. Les Grecs mêlent quantité de bois std’herbes odoriférantes dans le Chrême. Ce mélangé vientd'uue Tradition fìcrette. Il n y a rien de Superstitieux,dans le Chrême, quoi qu en disent les hérétiques , nile fioufle, ni le salut , Ave sanctum Chrisma. LesSorciers est les Malfaiteurs fi fervent quelquefois duChrême pour leurs Sortilèges fr pour leurs maléfices.C’efl pourquoi il est ordonné de le garder soigneusement,est’ de n en donner a personne. Superstition de ceux quicroyent qu on ne sauroit tirer la vérité d’un criminelquand il est frotté dé Chrême , ou qu’il en a bû. Su-perstition des Maronites qui s’imaginent que la person-ne du saint Esprit est dans le Chrême, comme la per-fionne de Jésus-Christ est dans l’Eucharistie. Supersti-tion des Ruffiens, qui fi firvoient de l’huile de l'Ex-trême-onciion pour confirmer les enfans, ôtée par Ar-cudius. 3 7
Chap. II. Des Superstitions qui regardent la formede la Confirmation.] Hérésie est Superstition de Ga-briel de Philadelphie touchant la forme de la Confirma-tion. Autrefois on fi fervoit d'autres formes en admi-nistrant ce Sacrement, que de celles dont on fi sert au-jourd'hui dans /’Eglise Latine est dans /’ Eglise Grec-que. La forme de la Confirmation efl maintenant fixéedans l’une est dans l’autre Eglise, Quoique celle des La-tins soit conçûe en d’autres termes que celle des Grecs,elles ont néanmoins toutes deux le même fins. Prefìnte-mment il y auroit de la Superstition k fi servir d'au-tres formes , tst même k ajouter k celles qui fiont reçuesst approuvées, k en retrancher, st a en changer quel-ques mots essentiels. II y en auroit austì k un EvequeLatin k fi servir de la forme des Grecs, st a un E-vêque st k un Prêtre Grec a fi servir de celle des La-tins. Les Evêques st les Prêtres ne font point Supersti-tieux pour repeter k chaque onélion la forme de leurEglise, cette répétition n étant qu un seul aile. 38Chap. III. Des Superstitions qui regardent les effetsde la Confirmation.] Le propre effet de la Confirma-tion est de donner la plénitude du saint Esprit. Senti-ment Superstitieux de Georges Haloin fur ce sujet. Unautre effet de la Confirmation est d'imprimer caractè-re, st de ne fi point réitérer. Erreur st Superstitiondu Moine Job, qui veut qu on le réitéré en outre auxEvêques st aux Rois. Injuste reproche de Jean Métro-politain de Rufste aux Latins , qu il accuse de- le réi-térer. Superstition de ceux qui le reçoivent plus d’unefois. Ce que les Prélats de 1 ‘ Eglise ont fait pour empê-cher que cela n arrivat. Ils ont défendu aux Pareinsdes Confirmés de rien donner k leurs Filleuls. Ils ontordonné qu’on ne confereroit la Confirmation qu k ceuxqui pourroient fi souvenir de l’avoir reçues qu on lesfît souvenir du fiuflet qu'ilsy reçoivent de l’Evêque ;que leurs Parens st leurs Tuteurs les avertissent qu il sont été confirmés : Qu on les obligeât de porter troisjours durant leur bandeau : ils ont enjoint aux Curésd'écrire fur un Registre leurs noms, stc. Ils veulentqu ils ayent un certificat de leurs Curés, qui témoignequ’ils ne l’ont point été. 39
Chap. IV. Des Superstitions qui regardent le temsde recevoir la Confirmation.] La Confirmation &l’Eucharistie autrefois données dans toute /’ Eglise, &même aux enfans, auffi- tôt après le Batême. La Con-firmation fi donne encore k prefint avec le Batême par-mi les Grecs , les Cophtes, les Abyssins st le* Moscovi-tes. On en ufi autrement aujourd’hui dans l EglifeLatine. Ouoi qu on n'y convienne pas précisément dutems de conférer ce Sacrement, st c est dans un âge par-fait , après, ou avant l'usage de la raison ; on croitcependant qu'on ne le doit pas conférer avec le Bateme,