TABLE des chapitres.
Decret de la Congrégation da Concile de Trente far cesujet. _ ï5. a
Chap. XIV. Des Superstitions qui regardent les Mi-nistres de là sainte Messe, c’est-à-dire, ceux qui ladisent , & ceux qui la servent.] Un féal Ministresuffit aa Prêtre qui dit la Mejse ; mais il en faat né-cessairement un, quoique la Glose du Canon hoc quo-que semble dire que cela se f eut faire en cas de nécessi-té. Les filles fr les femmes ne sauraient répondre k laMéfie. Ce qu’on doit dire des Religieuses qui y répon-dent. Un Prêtre est superstitieux qui dit la Messe sanseau , fr fans feu , avec du pain levé fr un vase debois. On est coupable de plusteurs superstitions quand ondit la Méfié fans être Prêtre. Peines ordonnées par lesPapes contre les faux-Prêtres. Certains Hérétiques Es-pagnols ont cru que les Laïques pouvaient consacrer lecorps de sesus-Christ a leur table avec le pain qu ils ymangeoient. Faire mine de dire la Messe, fr n avoirpas intention de la dire , c’est st rendre coupable de plu-steurs crimes fr de plusteurs sacrilèges. C’est supersti-tion d’avoir chez. soi des Prêtres pour dire la Méfié ,fr de s’en servir pour des ministères indignes de leurprofession. Les Prêtres fr les autres Eccléstastiques peu-vent faire la cuistne, écurer fr laver la vaisselle, fr c.sans avilir leur caractère. Ce pourroit être une Super-stition k un Prêtre de dormir k l'Autel, avant , ouaprès la consécration , fr de donner lieu par Ik auxrats, ou aux souris, d’emporter l’hostie. 156
Chap. XV. Des Superstitions qui regardent les effetsde la sainte Messe.] Effets superstitieux des Messesdes Sorciers fr des Malfaiteurs, de celle du Sabath,de celles du saint Esprit , fr c. des Méfies sèches, desMestes k plusteurs faces, fr de quantité d'autres Mes-ses. Celles qu’on diroit pour les Saints canonisés, pourles Infidelles , les Juifs , les Apostats, les Hérétiques ,les Schijmatiques , fr les Excommuniés, qui stroientmorts, auroient aujst des effets superstitieux. Exemplesdes Messes que le Diable fait dire', tirés duP. Crespet,f 3 de M. Faye d’Eprisses. 158
Chap. XVI. Des Superstitions qui regardent l’aíïì-stance à la sainte Messe.] Le précepte d’entendre laMesse les Dimanches fr les Fêtes est fondé fur les Ca-nons. Invention nouvelle , mais fuperstitieust , des nou-veaux Cafuistes, d.'entendre la Méfié en peu de tems.Impertinence d’un Prédicateur du tems de Gcrfìon, tou-chant l’assistance k la Messe. Prêtres qui st font ima-giné qu ils n étoient pas obligés d’ajstster k la Messe lesjours qu’ils ne la difìient point. Laïques qui vouloientqu on y dit /’ Evangile de saint Jean , fr quelle futde la Trinité , ou de saint Michel, sans quoi ils necroyaient pas l’entendre. Diverses maniérés supersti-tieuses d’entendre la M este , en vue de deviner les cho-ses k venir , d’être guéri ou préservé de certaines mala-dies , fr c. Ce n est pas l’entendre comme on doit, decourir d'Autel en Autel , fr de voir feulement l’Elé-vation de la sainte Hostie. On y peut afstfler sans voirle Prêtre fr fans entendre fa voix. II n’est pas néces-saire d’être k jeun pour y affister , ni que les personnesmariées st soient abstenues du devoir conjugal la nuit
faire d.'être a jeun pour y affister , ni que les personnesmariées st soient abstenues du devoir conjugal la nuit
LIVRE SIXIEME.
D Es Superstitions qui regardent la Pénitence.
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Chap. I. Des Superstitions qui regardent la Contri-tion.] On ne doit pas dire que l’Attrition soit une Con-trition fausse fr superstitieuse. Exemples de diversesContritions fausses fr superstitieuses. Faire des ABesde Contrition fans en avoir les stntimens dans le coeur ;ne pas haïr le peche ; ne le pas mépristr ; n en avoir pasde l’horreur ; ne le pus combattre ; ne pas éviter les oc-castons d’y tomber ne le pas punir ; ne le pas détester
par m motif surnaturel & â destus de tout ce qu'il y
a de détestable an monde ; ne pas haïr tous les péchés ,quels qu ils soient , s'attacher k certaines formules deContrition ; prendre les bonnes pensées pour de bons mou-vemens du cœur ; croire que les complaisances pour lesbonnes pensées peuvent effacer les péchés. Superstition deceux qui croyent qu il faut produire un u 4 Be de Contri-tion k chaque péché qu’on a commis. En quelle occa-ston cela st peut faire ? Ibíd.
Chap. II. Des Superstitions qui regardent la Cou-se stion.] Entre les Superstitions qui précédent la Con «feffion, celle d’avoir des DireBeurs ou des DireBrices ,a qui on st confesse avant que de st confesser aux Prê-tres, n est pas une des moins considérables ; inconvénientqui peuvent arriver de cette conduite aux DireBeurs fraux Pénitens. Ne pas examiner fa conscience avec au-tant de stin qu’on en donne aux affaires temporelles lesplus importantes ; st confesser sans être bien préparé; nepenser qu k examiner sa constience , fr peu , ou pointdu tout k la douleur qu'on doit avoir de fis pèchesfrne pas vouloir st confesser fi on n est k jeun , ou sansavoir bu fr mangé auparavant quelque chofe , c’est unesuperstition du faux culte. C'en est une aussi, fr unevaine observance de st confesser sans défir de st corri-ger , avec dessein de ne pas déclarer certains péchés ,fans fìntiment de douleur fr de confusion ; de faire descomplimens k son Confesseur , fr en vûe de ne fairequ une pénitence Judaïque. Ce qu il faut faire , selonles Pérès, pour être vraiment Pénitent. 164
Chap. III. Suite de la même matière.] La Confessionfaite a Dieu ne suffit pas toute feule. Hérésie fr Su-perstition des Jacobites fur cela. La puissance de re-mettre les péchés accordée aux Prêtres dans /’ Evangile-expliqué par le Concile de Trente. Jamoìs les Pérès nePont attribuée k d'autres qu’aux Prêtres. Explicationd’un passage de l’Epître 12. de saint Cyprien touchantle pouvoir qu ont les Diacres de réconcilier les pécheurs.On st peut confesser aux Diacres dans le cas de nécessi-té. Cela s’efi observé dans l’Eglist d’Afrique f 1 dansPEglist Latine. On peut même fr confesser aux Laïquesdans le même cas. Mais ces sortes de Confessons ne fontpas proprement Sacramentelles ; fr pourquoi? Exemplesdes Confessons faites aux Laïques , ce stroitshcrìlege frsuperstition de st confesser, soit aux Diacres, soit auxLaïques hors le cas de nécesfité. Les faux Prêtres quiconfessent sont coupables d’un horrible sacrilège fr dediverses superstitions. Vaine imagination de certainesAbbesses de Gréce qui croyoient qu elles pouvaient con-fesser les Religieuses. Antres Abbesses qui confefioientleurs Religieuses ; mais il y avoit en cela de la super-stition. Croire que les Prêtres ne sduroient fi confesserk ceux qu’ils confessent , c est me Superstition des A-biffins. Confessons superstitieuses faites par des têtes cou-pées , par des morts fr par des démons mêmes , faitesauffi k des Images. 1 6y
Chap. IV. Continuation du même sujet.] On fi con-fesse en disserentes postures ; les infirmes en toutes fortesde postures décentes ; les Abstins f les Moscovites ,debout ; ceux-ci le visage tourné vers une image. LesConfesseurs des uns fr des autres font auffi debout. LesGrecs fi confefioient anciennement fr st confessent enco-re aujourd'hui assis, fr la tête couverte. Leurs Con-fesseurs font dans la même situation. Autrefois f lePénitent , fr le Confesseur étoient assis en Occident.Diverses preuves de cet usage. En Angleterre néan-moins il paroît par le Pénitentiel d’Ecbert , que le Pé-nitent étoit débout. Maintenant le Pénitent est k ge-noux , fr le Confesseur affis. Superstitions qu’il peut yavoir en affieBant de st confesser en une posture plutôtqu en l’autre. 17 0
Chap. V. Suite de la même matière.] Pourquoi au-trefois les Confessons étoient bien plus rares qu elles ne.font aujoard’hui ? Cinq raisons de cela. Autrefois on 'communiait souvent ; mais il ne paroît pas qu on stconfessât toutes les fois qu’on eommunioit. Avant letreizième siécle la communion des Fidelles a ete fixeek certaines Fêtes filemnelles. Depuis le trdscieme fiecle