TABLE DES CHAPITRES,
■confiera sur les mains de ses Diacres. 7 héohgkns (f
Canonises qui croyent qu il n est pas permis de dire laMejfe fur mer , en quelque nécessité qu on se trouve.Durand es d!un sentiment contraire. A quelles con-ditions on peut , fans fuperflition , la dire fur mer , drfur terre. ìzz
Chap. VII. Des Superstitions qui regardent Je nom-bre des Messes qu’on peut dire.] Autrefois les Prê-tres pouvoient dire pluseurs Mejfes en un même jour.Preuves & exemples de cela. .A présent ils froient ft-persitienx s’ils en disoient pluseurs , k moins que ce nefut le jour de Noël , ou leS Dimanches dr les Fêtes,lorsqu ils dejfervent pluseurs Paroijfes. Raifns de Pier-re le Chantre , pour faire voir qu il leur suffit dl en di-te me par jour. Il n y a point de fuperflition dans legrand nombre de Messes quif difìnt aujourd'hui dansl'Eglise. Sentimens des Ecrivains Ecclésafliques , drpratiqueffies Chartreux , des Grecs dr des Maronites ,fur cette multitude de Messes. Inconvénient dr abus quien arrivent. Les rémedes que Pierre le Chantre croiequ'on y doit apporter. Ces rémedes peuvent parottre vio-lent st impraticables. Ce que doivent faire ceux quidifnt, dr ceux qui entendent fìuvent la Mejfe ? C’eflune faujfe dévotion d’entendre tous les jours pluseursMejfes , en fe dispensant des devoirs essentiels de fa pro-fession. 123
Chap. VIII. Suite du même sujet.] Les Messes quel'on dit pour les Défunts le t,, le 7. le 30. leyo.le 50.le 60. le 100. jour apr'es leur mort , le jour de leurAnniversaire , les 3. les 7. les 30. les 40. les 50. les60. premiers jours de leurs décès dr l’année de leur dé-cès j n ont rien de ftperflitieux en elles mêmes. Témoi-gnages que rendent a ces Mejfes les Ecrivains Ecclésa-ftiques. Les 3 o. Mejfes de saint Grégoire pour les mortsfont approuvées de /’ Eglise , & justifiées par divers ex-emples. Les sept Mejfes prétendues révélées an mêmeSaint paroijfent superstitieuses. Les Grecs célebroientdes sacrifices pour les morts le 3. le 9. le 40. jour deleur décès dr le jour de leur Anniversaire. Les neu-vaines de Mejfes pour les morts condamnées comme unreste de Paganisme , non les Mejfes qui f disent poureux le neuvième jour. Sentimens de Gerfon fur les nen-vaines de prières , de pèlerinages , d.' aumônes, f c. Se-lon lui il vaut mieux n en point faire que â’en faire.L'Eglise ne les ordonne point. On en peut faire ce-pendant k trois conditions, Diverss Superstitions furle nombre des Mejfes. 128
Chap. IX. Des Superstitions Hui regardent les inten-tions avec lesquelles on doit dire la Messe , & lesapplications que l'on fait de ce Sacrifice.]On prioit autrefois & on ojfroit le Sacrifice pour leSSaints & les Martyrs , parce qu’on n’étoit pas assuréde leur béatitude , dr d n 'y avoit en cela aucune su-perstitions mais il y en auroìt maintenant fi on prioit drfi on ojfroit le Sacrifice pour les Saints reconnus tels drcanonisés par /’ Eglise. En quel sens les Anciens ontécrit , qu on ojfroit le Sacrifice pour les Saints dr lesMartyrs ? Explication de l’ancienne Oraison de la Fê-te de saint Léon Pape , Annue nobis , & c. On nédoit point dire la Mejfe pour les enfans batistes , mortsavant l'usage de la raison. On la dit quelquefois ce-pendant à leurs funérailles. Pour quelle raison on l’ydit. Divers usages des Eglises fur ce sujet. On n’ydoit pas dire la Mejfe des Morts , dr pourquoi ? Ouel-qnes Pères croyent qu on ne doit point dire la Mejfepour les Cathécumenes morts. D'autres font d’Un sen-timent contraire. S'il y a de la superstition a la dire ,ou a la faire dire pour les Infidèles , les Juifs , les A-postats, les Hérétiques , les Schijmatiques & les Ex-communiés , morts , ou vivans ? 133
Chap. X. Continuation de la nfême matière.] Senti-ment d'Origine Jur les peines des damnés, qu'il ne croitpas être éternelles. Elles le font véritablement , & ilsn’en peuvent être soulagez, en quelque maniéré que cesoit par les suffrages des vivans. Ces mêmes peines nepeuvent aujfi être diminuées par cette voye , quoi qu*en
■aye pense quelques anciens Théologiens fur ‘tin passage désaint Augustin mal entendu. On ne sturoit dire idMejfe pour les damnés fans superstition. Usage desMoines de Fleuri condamné » aujfi bien qu une ancien-ne Oraison. Témoignages des Conciles dr des Pères con-tre cette superstition. Réponse a ce qu'on dit de P amide 7 rajan , ffr de pluseurs autreS âmes delìvrées despeines de l’enfer par les prières des Saints.. Examen duLibéra me Domine de morte aeterna , &c. &. dél Offertoire de la Mejfe dés Morts. Ce que signifientces paroles , De manu, de pœnis inferni & de pro-Fundo lacu, de ore leonis, ne absorbeat eas Tarta-rus, ne câdant in obscurum , ou , in obscura tene-brarum loca ? Pourquoi l’Eglif f frt de ces façonsde parler outrées dr figurées ? II y a de la supersti-tion a dire la Mejfe pour les enfans morts fans Batê-me. ■ j
Chap. XI. Suite du même sujet.] Quoique l’inten-tien gêner ale de P Eglise danS toutes les Mejfes , stoit deprier pour les vivans dT pour les morts , on ne dit pointde Mejfes deS Morts pour les vivans. Quelques 7 héo-logiens cependant & quelques Canonises estiment qu’onen peut dire , dr cet usage semble autorisé par quelquesexemples. Mais on ne le fauroit faire fans tomber dansla superstition du faux culte , du culte superflu dr déP observance des choses sacrées. Le Pape ne dit point deMejfe fìlemnelle pour les morts. Un Prêtre difoit tousles jours la Mejfe des Morts ; & un autre , celle de lasainte Vierge. On peut anticiper pendant fia vie les Mesf s dr le s autres suffrages qu'on attend des vivans aprèsfi mort , pourvu que ces Mejfes ne soient point desMejfes des Morts. RaifìnS de cela , tirées de Gerfìn.On peut aujfi dire des Mejfes deS morts pour leS vivansque l’on croit morts , dr il y a des exemples de cet usa-ge danS les Ecrivains Ecclésiastiques. Dire dêS MejfesdeS morts pour les vivans , a dessein de leur caufir lamort , c'est une superstition exécrable condamnée par lédix-sptiéme Concile de Tolède. 144
Chap. XII. Continuation de la même matière.] Onabus d’autres Mejfes que de celles des morts pour démauvaises intentions, comme , pour deviner , pour êtreguéri du mal caduc ; pour mettre la division entre déspersonnes qui n ont aucun diffèrent s pour faire des im-précations contre ses ennemis dr les faire mourir dansun certain tems ; pour satisfaire fi curiosité ; pour sa-voir fi des malades mourront de leurs maladies , ou s’ilsen guériront ; pour avoir les plus beaux bestiaux dr lesplus beaux grains s pour avoir du beau tems ; pour ga-gner des procès ; est pour empêcher que des voleurs nés'enfuyene. S’il y a de la superstition d dire des Mejfes .fins aucune intention particulière , dr feulement pourles premiers qui en. demanderont ; dr à en dire pour desanimaux malades ? On ne fiuroit fins fiperstition , di-re la Messe desPré-sanctifiés pour les morts. Antiquitéde cette Mejfe , dr combien de fois elle fe dit par andans l’Eglise Latine dr dans l’Eglise Grecque ? 147
Chap. XIII. Des Superstitions qui regardent les ré-tributions des Messes.] On commença dès le huitièmesiécle a recevoir des rétributions pour des Mejfes ; maiscet usage ne fut universellement établi que verS le dou-zième siécle. Pierre le Chantre le condamne avec force.Les Prêtres qui reçoivent de l’argent pour leur S Mejfesdoivent fe tenir en garde contre tout ce qui sent l’ava-rice dr I e gmn honteux , dr ne pas dire la Mejfe dansla feule vue des rétributions , de peur de tomber danSle plus grand de tous les péchés. C'est être superstitieuxque de dire plusieurs MejfeS en m même jour , dr deSMejfes a plusieurs faces. Les Grecs reçoivent plusieursrétributions d’une feule Mejfe. Comment cela fe fait ?Qu il y a en cela de l'abus , du péché dr de la supersti-tion. La Congrégation du Concile de Trente a décidéqu’on ne pouvoit recevoir plusieurs rétributions d’unefeule Mejfe. II semble qu’autrefois l’Eglise n’étòit pasdans ce sentiment. On ne peut, fi nS me espèce d’ido-lâtrie , fe charger de Méfiés k m-certain prix, poufS’en décharger en Us faisant dire a m moindre prisé,J?ppp % pi*