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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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TABLE DES

cfifor te quê les soliveaux de leurs chambres soient enlong, mais de travers , ce font de folles superstitions.Plusieurs autres superstitions rapportées par Eckius. 28 1

LIVRE NEUVIEME.

Superstitions qui regardent l'Ordrë. 284CHap. I. Des rems qui précédent la réception desOrdres.] Cest attentat , usurpation fr sacrilège quandon sengagé dans les Ordres fans être appelle à LEtatEcclésiastique ; quand on sy engage pat des vues baffesfr des motifs criminels ; par le désir des avantages tem-porels qui j font attachés , fr par Un principe dorgueil,n envisageant que lhonneur qui accompagne cet état ;quand étant Moine on fe fait Prêtre pour sélever audessus de fis frères qui ne le font pas ; quand on ne fefait Ecclésiastique que pour vivre plus grassement , pourentretenir son ambition, pour cacher la bassesse de fanaissance , fr fe prévaloir des richesses qu on pojsede ; ouparce qu on est assuré d'un Bénefice qu on a attrapé pardes Voyes irregulieres ; ou parce quon n'a pas astez d'es-prit , ni assez de mine; ou quand on entre dans la Clé-ricature fans avoir les qualités requises. Quelles font cesqualités selon le Catéchisme Romain de Pie V. 285Chap. II. Des Superstitions qui regardent la matiè-re des Ordres.] Les instrumens que P Evêque donne frfait toucher aux Ordinans font la matière de l Ordre,selon l.ugene IV. Les Grecs n ont à présent pour toutOrdre Mineur , que celui de lecteur , fr ils ne croyentpas que ceux dAcolythc , de Portier fr d'Exorciste

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mains est essentielle d P Ordre frtiere, .ce que ne font pas les instrumens. Cette diversi- d'usages n est nullement superstitieuse. Les Grecs f é-roient mieux cependant de fe conformer d la pratiquede P Fglifi Latine. Diverses superstitions qui concernentla matière de lOrdre, Autrefois on ne donnoit point leUvre des Evangiles à toucher au Diacre. Faire toucherau Prêtre les instrumens, fr Poindre des SS. Huiles ,ce ne font que des choses Sacramentelles qui ne confè-rent point la grâce. Cest un sacrilège & une supersti-tion tout ensemble, de st servir des SS. Huiles pour fai-re des maléfices. 286

Chap. III. Des Superstitions qui regardent la formedes Ordres.] Forme des Ordres Majeurs fr Mineursdans P. Eglise Latine. II n'y a dans P Eglise Grecquequ Une feule fr même forme pour P Ordination des Dia-cres, des Prêtres fr des Evêques ; mais elle ne s'obser-ve pas dans P Ordination des Soû-diacres. De quellemaniéré ils font ordonnés. La forme de leur Ordina-tion, & de celle des Lecteurs est déprécatoire. Senti-ment particulier de Gabriel de Philadelphie fur la for-me de P Ordination. Un Evêque Grec feroìt supersti-tieux sil st strvoit de cette forme. Outres superstitionsfur la forme de P Ordre. Ces paroles In nomme Do-mini , ou In nomine Patris, &c. : qurfe distnt a lafin des formes de POrdination , ne font pas essentielles.

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Chap. IV. Du tems des Ordinations.]- Il y a destems destinés pour les Ordinations par les Latins. LesEvêques Grecs les peuvent faire tous les jours qUánd ilscélèbrent les divins-Mystères. En Occident on n ordon-ne les Evêques que le Dimanche . On- conférait autrefoisles Ordres ce jour-, fr le Pape seul y peut faire desSoû-diacres, quoiqu il n y en fajse pas. On ne f ait pointdOrdination le Samedi de la Pentecôte, ni le jour dela Dédicace des Eglises fy des Autels. On n en faitqu aux Samedis des Ouatre-tems, de la Passion fy dePâques, à moins qu'on n ait une distenfe dn Pape. Onchoisijsoit autrefois plutôt certains Samedss que les autrespour les Ordinations. 11 n y a nulle superstition d tesfaire aux jours qu'on le fait , parce que P Eglise leveut ainsi. 289

Tome IL

CHAPITRE â.

Chap. V. Des Superstitions qui regardent les Minis-tres de lOrdre.] Le Ministre ordinaire de P Ordre,c est P Evêque. Les Ordinations' dun Evêque qui ne st-roit point batizéstroient Superstitieuses aujst bien quécelles dUne femme, qui ayant déguise stn sexe $ fe fi-roit fait Evêque, ou qui aurott confère les Ordre fansfe déguiser. Les Pépuziens faifeient les femmes Evê-ques fy Prêtres. Ordinations irrégulieres fy Supersti-tieuses d'un Evêque qui fe contenteroit de faire les cé-rémonies nécessaires, fy qui féroit prononcer la formépar une autre personne. Règlement deuxième Conci-le de Seville fur cela. 2 9 ì

Chap. VI. Des Superstitions qui regardent les per-sonnes qui peuvent recevoir les Ordres.] L'âge qu ilfaut avoir pour recevoir les Ordres dans P Eglise d 0 -rient fy dans celle dOccident. Bulle abusive des Cluni-cìens pour Page des Ordinans de leur Congrégation.Hérésie des Pépuziens, qui faifeient les femmes Evê-ques fy Prêtres. Le Sacerdoce n a pas été établi pourles femmes. La sainte Vierge , quoique plus excellenteque tous les Apôtres, nen.a pas été revêtue , non plusque les Diaconijfes. Quelles étoient leurs fonélions. DeuxSacerdoces dans PE,glife, P un intérieur , P autre exté-rieur, Superstition des Cophtes qui donnent la Tonsure ,les quatre Ordres Mineurs, le Soû-diaconat fy le Dia-conat a leurs enfans aujst-tôt après leur Batême. Au-trefois on engageait les enfans dans la ClericatUrè. Su-perstition des Maronites qui confèrent le Soû-diaconat ddes enfans de j. ou 6. ans. Deux Tonsures parmi lesGrecs, dont il y en a une superflue. Privilège des Abésde conférer la Tonsure fy les quatre Ordres Mineurs hleurs Religieux; quel il est dans P Eglise Grecque fydans P Eglife Latine. Quel est celui des Chorévêqùes fydes Archiprêtres dans P Eglife Grecque d cet égard-Eaux culte des Ecclésiastiques qui féroient les fonctionsde leurs Ordres étant excommuniés , suspens, tíu inter-dits , fy de ceux qui n étant point ordonnés Prêtres di-sent la Messe fy confessent. Peines décernées contre eUXparles Conciles f-par les Papes. 29 L

L I V R E DIXIE U E.

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| J Es Suferflitions cjui regardent le Mariage. îp<SChap. I. Des Superstitions qui précédent le Maria-ge.] Ces superstitions procèdent de tr ois sources, de lacuriosité, de la brutalité fy de P avarice. Divers exem-ples de celles qui procèdent de la curiosité. Elles st rap-portent d la vaine observance fy d la divination des é-vcnemens ou rencontres , aujst-bien que la pratique de fifaire dire fa bonne avanture pour savoir qui l'on épou-sera , fy fi on fera heureux en Mariage. Observancessuperstitieuses des Bramines pour leurs Mariages. E-xemples des folies superstitieuses la brutalité engagequelquefois les personnes qui veulent fe marier; fy desphiltres ou maléfices amoureux dont on st sert pour fefaire aimer. On n épargne pas même les choses les plussacrées pour y parvenir. Lavarice porte quelquefois dde semblables extravagances ; mais Dieu ne favorise pasde fes grâces ces stries d'alliances qui fe font par desmotifs intéressés. ; 297

Chap. II. Des Superstitions, qui regardent les Fian-çailles.] Les Fiançailles ne font pas de P essence Ma-riage. Elles fe doivent faire dans les Eglises Paroissia-les fy en présence des Curés. On les obmet en bien desDiocèses de Languedoc, fy pourquoi .? Superstition deceux qui ne les célèbrent pas fy de ceux qui les célè-brent dans les Eglises Paroissiales. Défenses de fiancerdans les cabarets, de fiancer fy dépouser en un mêmejour. Les Grecs néanmoins fiançaient autrefois fr fian-çant encore aujourdhui en un même jour. Cest être

superstitieux de vouloir, ou de ne pas vouloir fiancer dcertains jours. Insolences qui st commettent aux fian-çailles condamnées par les Synodes fy par les Rituelsde divers Diocèses. II n est pas permis de fiancer laR r r r nuit.