xk PREFACE,qui est sans douté d’autant plus considéra»ble & plus inutile que tous les autres, quela pcjssp.on de tome la Terre & de toutesjes Richejjts ne fervirott de rien aux Hom-mes , s'tis perdaient leurs Ames. Ceux, di-sent les Philosophes, qui font assez heureuxpour avoir la connoiílànce de cet Art, Sila possession de ce rare Trésor ; quelquesmédians & vicieux qu’ils fussent aupara-vant ( s’tl ejl pojstbìe que la SageJJ'e puisseentrer dans une Ame fouillée de vices , Scque Dieu , qui est 1c juste Dispensateur detous les Biens , fasse une grâce si particu-lière à un Méchant ) sont changez dansleurs mœurs, Sc deviennent Gens de bien.De forte que ne considérant plus rien furla Terre qui mérite.-leur affection , &n’ayant plus rien à souhaiter en ce Monde,ils ne soupirent plus que pour Dieu, &pour la bien-heureuse Eternité , qu’ils ontincessemment présente devant les yeux. Etils disent comme ie Prophète .* Seigneur, ilne me rejle plus que la pofjefjìon de votreGloire pour être entièrement satisfait.
Voilà les effet prodigieux de la PierrePhilosophais , ce Chef-d’œuvre admira-ble de la Nature Sc de l’Art. Ce n’en estassurément que trop , pour la faire souhai-ter à tout le monde. Mais peut-être aussiqu’il y en a trop , pour que personne puis-se la croire véritable. II faut donc faire