P Pv E F ACE. xxfvoir qu’elle est poííìble. C’est ce que jeprétends faire maintenant, & d’en établirla preuve fur ?'Autorité , fur la Raison , &fur VExpérience. Commmençons par lapremière.
Encore que la vérité ne soit pas assezsolidement soutenue ni affermie sur le té-moignage des Hommes , ssil n’est appuyéde la révélation de Dieu , qui seul est in-faliible ; il est pourtant très aíîùré que st,l’on ne recevoit cette preuve , qui est au-torisée par les Loix Divines Si Humaines,il n’y auroit rien dont on ne pût douter.Et ainsi toutes les Histoires ne seroient quedes Fables. Tout ce que les Anciens nousont laissé par écrit ne feroit que des Con.tes faits à plaisir. Et tout ce qu’on nousraconte des Pays qui nous font inconnus,feroit des mensonges Sc des impostures.Mais ce nous feroit assurément une pré-somption & une vanité insupportable , siparce que nous ne pouvons pas compren-dre qu’une chose puisse être , nous vou-lions là dessus démentir des Hommes, qui,pour leur rare doctrine font en estime & envénération parmi tous les Sçavans ; 6c si,nous voulions rejettes comme trompeur letémoignage de plusieurs grands Personna-ges , qui dans tous les Siécles fe font ren-dus recommendables par leur mérite & parleur vertu. Que si avec la Doctrine Sc la.