xxvj PREFACE,se sont rendus illustres & par leur doctrine« Sc par leur vertu , qui nous assurent tousunanimement que la Pierre Philosophaleest véritable , qu’ils l’ont faite , qu’ils enon vu les effets , éc qui même en ont écritpour Renseigner.
Cette preuve , établie sur la bonne soiseroit suffisante toute seule pour persuadercette vérité. Mais parcs qu’il n’est pas jus-te d’avoir une soumission aveugle à la seuleautorité des Hommes, quelque crédit queleur grand sçavoir leur ait acquis dans leinonde ; & qu’aucontraire on la doit rejet-te! comme fautive , & la condamner com-me trompeuse, st elle ne sc trouve pasconforme à la raison & à l’expérience, quifont les deux Pierres de touche, & lesdeux seules A indubitables Epreuves dela vérité , Ì1 faut faire voir que ce queces Auteurs ont dit est véritable ; non-scu-îement parce que ce sont des Gens fçavans& de probité qui Pont dit, mais encoreparce que la raison démontre que ce qu’ilsont dit, est possible.
Pour le bien faire , & pour en établirsolidement la preuve , il faut considérer laNature de près, en éxaminer les Opéra-tions, & suivre pas à pas toutes les démar-ches qu’elle fait dans la production desMétaux.
Albert le Grand, & tous ceux qui ont