xlij PREFACE.
Métaux & toutes les choses ont pris hurorigine. II est certain que l’Or peut êtredissous , Sc réincrude dans ce Mercure, quiest de fa même Nature. Et d’autant plusaisément, que ce Mercure est aidé de lachaleur extérieure ; Sc qu’étant cru d Sc in-digest, il a une certaine acrimonie, queSes Pphilosophes appellent Pomicité, quironge Sc qui détruit l’Or fans violence, enouvrant les pores de ce Corps , afin quefa Semence ( dit 1c même Auteur) qui ejìcuite & d'tgerée , soit poujfee dehors <& rnì~se dans fa Matrice ; c’est à dire dans ceMercure pour être unie inséparablementavec lui, élevée par la chaleur artificielleà la dernière perfection pour recevoir cet-te Fixité très-subtile, Sc cette Teinturesur-abondante. Ainsi le Mercure des Phi-losophes est à l’égard de l’Or , ce que leVerjus est a l’égard du Vin ; car le Verjusest de la même nature que le Vin Sc ne di-fére du Vin que parce qu’il est encorecrud Sc n’est pas asièz digéré ni nauri ; cequi fait qu’il a une acreté ( s’il est permisde se servir de ce terme ) qui ne se trou-ve pas dans le Vin bien mur, qui le renden quelque façon corrosif. Et ainsi, com-me il est dit dans le Ciel Terrestre l’Orqui es vióiorieux sur les plus forts , es •vain-cu par le plus faible : faisant comme unBrave, qui repousse vigoureusement les