PREFACE. xliij
Ennemis qui l’attaquent, & qui tend lesbras à un Ami qui le visite ; ou comme leVoyageur de la Fable, qui résista à la vio-lence du Vent, qui vouloir lui ôter ses ha-bits , & que le Soleil, en l’échauíFant peuà peu , lui fait dépouiller de lui-mêrne.
U Or pouvant donc être dissout natu-rellement Sc fans violence par un Agent qúiest conforme à fa Nature ; il est très-aílu-ré que cet Or, qui s’est réincrudé Sc re-mis en ses premiers Principes , s'unissant &«'incorporant avec le Mercure des Philo-sophes , il peut être digéré en peu de ternspar la chaleur artificielle, & que cette cha-leur étant plus forte , la digestion en se raplus grande , & ainsi l’Or peut acquérir ôcune Fixité plus grande Sc une Teintureplus abondante, qu’il n'avoit ; Car la cha-leur artificielle, qui fait cette digestion,est la même que celle du Soleil, qui di-gère cette même Matière dans les Mines ,,Sc qui du Mercure cn fait de l’Or. Et quoi»que la plupart des Scolastiques ne soient:pas de cette opinion , ces deux chaleurs;sont constamment d'une même espèce; Et:parce qu’elles sont également détruites parle même contraire, qui est le Froid ( pouîme servir de leurs • propres armes contreeux-mêmes) & parce que l’expénencè'nous fait voir que la chaleur du Soleilétant ramassée Sc réfléchie par les Miroirs;