î PREFACE.
& s’iîs avançoient des choses auíïï incroya-bles , que pourroient-ils dire ?
Voici une autre raison, que l’on estimerapeut-être la moins considérable ; mais queje croi assez puissante toute feule pourconvaincre de la vérité de la Pierre Philo-sophais ceux qui la voudront sérieusementexaminer. Je la prens de la conformitéqui se rencontre dans les Livres de tousles véritables Philosophes. Car quoi qu’ilsayent presque tous écrit différemment ; &par ce qu’ils ont écrit en divers temps &en diverses lan -ueZ ; & parcs qu’ils se fontservis de différentes expressions, pour s’é-noneer , & fur - tout quand ils parlent deleurs Principes & de leur Matière ; n’y enayant presque aucun qui ne donne à leurMercure un nom tout différent des autres ,& qui même a un sens tout opposé aux au-tres : Néanmoins par ses divers noms, parces termes particuliers, & par ces expres-sions différentes , ils ne disent tous cons»tamení que la même chose ; êc dans cettediversité où ils semblent bien souvent êtrecontraires, ils font tous unanimement d’ac-çord. Car de tous ces dìfferens noms qu’ilsdonnent à leur Mercure, ils se trouve quechacun de ces noms en explique ou uijP rincipe, ou une Propriété, ou une Opé-ration, ou une Circonstance .particulière-,Et qu’ainsi il n’y a aucune contrariété, nj