PREFACE. lientre ces noms, ni entre les Philosophes,qui se trouvent tous conformes en tout &partout. Jufques-là même que fans avoireu aucune communication ensemble, fanss’être vus, ni connus, fans avoir iû les-Ouvrages les uns des autres , ils fe fontexpliquez & éclaircis les uns les autres ,.Sc l’un a ajouté ce que les autres avoientobmis,&: bien souvent un seul a’dit claire-ment, ce que tous les autres avoient enve-loppé Sc dit fort obscurément. Ce qui esttan témoignage évident, q encore qu’ilsfe soient expliquez différemment, ils n’ontpourtant tous connu ni voulu dire que lamême choie. Et en effet, si la Pierre Phi-Josophale n’étoit qu’une chose controuvéepar quelqu’un d’entre-eux, si ce n’étoitqu’une imposture que les Philosophes eus-sent pris les uns des autres : si ce n’étokqu’une Fable qu’ils eussent empruntée &couplée les Livres de ceux qui l’auroientinventée, fans doute qu’ils fe seroient ser-vis des mêmes paroles Sc des mêmes ex-,pressions par tout , pour ne pas découvrirleurs fourberies par la diversité de leursdiscours ; ôc cependant, quoi que leurstermes Sc íeur maniéré de s’énoncer soienttout à fait différens, il semble néanmoinsqu’ils ayent tous parlé par une même bou-che , oc tenu un même langage , & quetous ces Auteurs n’ayent été qu’un même
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