PREFACE, xcvïjÇârce qu’autrement il s’en ensoivroit ungrand inconvénient, qui est que la pro-'•duction de cette Forme seroit une créa-tion ; cette Forme n’étant pas devant cet-te production , & n’étant point tirée d’u-«e Matière qui l’ait devancée. Mais com-me cet inconvénient n’est que pour eux,qu’ils s’en débarastent comme ils l’enten-.dront. Nous ne sommes pas obligez d’a-voir une complaisance pour leurs senti-•mens si soumise & si aveugle, que de croi-re qu’une chose soit, que nous sçavonsqui n’est pas , & qui ne peut être.
II reste à les satisfaire sor la proportionde la chaleur , qu’d ssest pas impossibleLux Philosophes de conduire, & de ména-ger avec la justesse , & dans le degré qui-est nécessaire pour exciter la chaleur duSoufre incombustible , & pour faire leur-Oeuvre ; puifqu’on la fçait bien propor-tionner pour faire éclorre des Oeufs , &-faire naître des Poulets. A cela près ,qu’on ait le Mercure des Philosophes, onviendra bien à bout du reste, malgré l’Fr-.goîisme de l’Ecole.
Avant que de finir cette premier Par-tie , il y a encore quelques difficultés quel’on propose , aufquelles il faut satisfaire ,pour ne l’aisser aucun scrupule à lever.
On demande: Puisque la Pierre Philo-fophale se peut faire , d’où vient que tantTome I. j