jtcvj PREFACE.
obligez d’avoûer que lors que ce qui étoíeBois devient Feu , c’est la chaleur qui pro-duit ce Feu ; ou plutôt ce n’est que la cha-leur elle-même. En effet , qu’est-ce quela chaleur , du moins au dernier degré,
( qu’on a limité au huitième ) que le Feului-même ? Car je les prie de me dire , lìce Feu , qui est produit dans le Bois , sedétache de l’Agent, ou s'il fort de la Ma-tière. Ce n’est assurément ni l’un ni l’autre.Ce n’est pas un détachement qui se fait de ■l’Agent ; parce que cette Forme qui s’en.séparerait, seroit quelque temps fans Sujet& fans appui ; Ôí ainst elle pouroit. d’elìe-même demeurer toute feule dans-le Monde.Elle ne fort pas auffi de la Matière; parcequ’il faudrait qu’une même Matière eût plu-sieurs Formes : & ainsi elle seroit tout àla fois plusieurs choses. Je fçais bien. qu’ilsdisent que cette Forme est tirée de la puis-sance de la Matière. Mais ils ne fçauroientexpliquer cette puissance autrement qu’une.capacité qu'à la Matière de recevoir cetteForme. Et quoi que la Matière soit ca-pable de recevoir cette Forme ,, d.ne s’en-fuit pas que l’Agent puisse tirer du seinou de la puissance de cette Matière unechose- positive & réelle , qui n’y est pas-positivement & réellement contenue , &qui n’y est qu’à cause qu’il faut concevoir,qu’elle y est , encore quelle n’y soit pas,
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