PREFACE. cxjPhilosophes disent que ce premier Ouvra-ge se fait sur le modelle & à limitation deîa Nature, de qui les Opérations font fortsimples & fort aisées, Sc dont cet Ouvra-ge est un dénouement, ou plûtôt une liai-son admirable ; que parce qu’ils assurentque la connoiffance de leur Mercure s’ac-quiert tout à coup. Car soit que cetteconnoìssance se découvre par une impé-tuosité d’esprit, comme le dit un Auteurmoderne soit qu’elle vienne de l’inspira-tion de Dieu, comme il est beaucoupplus croyable, Sc plus conforme au témoi-gnage qu’en rendent tous ceux qui l’ontsçuë , pour lavoir apprise par leur étude sune facilité si prompte à comprendre d’a-bord ce Mercure , Sc h envisager presqued’une seule vûë la maniéré de le faire, Sctout ce qui contribue à sa composition ,estune preuve évidente que ce doit être unechose fort simple , & nullement embaras-sée d’une multitude de dissérentes Opéra-tions , comme la plupart se le persuadenttrès-faussemeut.
II est vrai néanmoins qu’il faut beau-coup de temps pour faire Tune & l'autrede ces deux Opérations, Sc il en faut peut-être autant pour la première que pour laseconde. Car JVforien assure qu’il y a unetrès-grande conformité entre ces deuxOuvrages. Ce qui se doit entendre de Té-