.<aìj P R E F A C E.
galité de l’un & de l’autre , aussi bien que,dc la refferablance qu’ilsont dans leur Ma-tière , dans leurs Opérations, Sc dansleurs autres Ciconstances. Et l’on sçait•bailleurs que la Nature=(qui travaille con-jointement avec l’Art à faire le Mercuredes Philosophes , & qui contribue assuré-ment le plus à fa Composition ) tout lemonde sçait,dis-je,que laNature régie tou-tes ses productions fur le cours annuel duSoleil,qui en est le véritable Père. Car quine sçait point que c’est le Soleil, qui, parsa chaleur vivifiante , fait naître Si croîtretoutes choses ici bas f Que e’est lui quirend la Terre &les Eaux fécondes ? Que.c’est lui, qui, selon le sentiment de l’Ecoie,engendre les Minéraux dans les entraillesde la Terre? Que c’est lui qui produit lesPlantes, qui en fait éclorre les fleurs, quien forme Sc en meurit les fruits , qui endigère les semences , ôc qui les fait ger-mer dans le sein de la Terre pour en faireune production nouvelle ? Que c’est luienfin qui contribue tout de même à la gé-nération des Animaux , qui font la troi-sième Famille de la Nature ? Ce qui a faitdire à Aristote que le Soleil ôc THonr-mefont l’Homme ?
Mais le long - tems qu’il faut employerL faire l’une ct l’autre Opération du Ma-gistére, Test pas ce qui en fait la difficulté