cxiv PREFACE,qu’il tie saut pas un fort long Discourspour expliquer ces deux Opérations , nipar conséquent pour enseigner le Magis-térc tout entier.
Ce n’est pas que les Philosophes n’eus-sent pû traiter leur Science dans l’ordre &de la maniéré qu’on enseigne les autresSciences dans les Ecoles, par la Défini-tion & la Division de leur Doctrine & deson Objet, par rétablissement de ses Prin-cipes , & par l’explication de ses Causes& de ses Propriétés , & appuyer tout ce-la fur des preuves Sc des raífbnnemens so-lides. Auffi, quoi que la Science des Phi-losophes consiste plus dans la pratique ScF éxecution de leurs Maximes, que ni dansles preuves ni dans le raisonnement ; par-ce que la Démostration la plus certaine& la plus convaincante que l’on puisse fai-re de la possibilité Sc des vertus d’une cho-se douteuse ou contestée, c’eít d’en fairevoir la certitude Sc les effets par expérien-ce. Et quoi que la fin de cette Science ,qui se termine à une Opération , la fassesouvent mettre au nombre des Arts, nepouvant pourtant jamais se trouver parhazard ; mais s’apprenant seulement oupar révélation , ou par une longue étude >Sc une profonde méditation ; cela ssem-pêche pas qn’elie ne soit une véritableScience, qui a ses Principes ct ses Démon-