PREFACE, cxìïjri l’embarras. Austì, à considérer sérieu-sement ce que les Philosophes disent deces deux Opérations, qui font l’Oeuvretoute entière , on trouvera que la premiè-re , qui comprend la Composition Sc laPréparation extérieure de leur premierMercure, se devant faire comme se fontles Ouvrages , Sc les Productions ordi-naires & naturelles , pour longue que soitcette Opération en fa durée, 6c pénible en lapréparation de la principale Matière de ceMercure (qui est tout ce que P Art y con-tribue) on trouvera, dis-je, qu’elîe tientplus néanmoins en toute son étendue de !a-íìmplicité de la Nature, que des foins & deFempressement de l’Artifice. Et Ton ver-ra auíïï que la seconde , metant autre cho-se que la Dissolution de FOr par le pre-mier Mercure, Sc la digestion du second ;ce qui se fait par le seul Régime du feuelle doit pareillement être très-simple. Etl’on doit inférer de là que ces deux Opé-rations ne consistent qu’en fort peu dechose, & que dans Fune Sc dans l’autreî’Artiste doit être la plupart du temps Spé-culateur oisif, fans avoir nulle autre chose*à faire, qu’à considérer la complaisanceque la Nature a pour FArt, Sc à admirerTobénssance Sc Falsujettissement que Dieupermet qu’elle ait à ìa volonté des Hom-mes. Et ainsi Ton peut dire avec certitude.,.
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