PREFACE. e'xxvgjustant de telle maniéré leurs mots misté-rieux les uns avec les autres, que nousdécouvrions enfin la conformité de leurssentimens, & que des diverses notions quenous en ramasserons, nous puissions for-mer une idée parfaite de leurprémicr Mer-cure , & en connoître évidemment la na-ture & la composition , parce que , com-me j’ai dèja dit plusieurs fois , les Philoso-phes nous assit re n t que c’est en cela feule-ment que consiste ^éclaircissement de tou-tes leurs obscurités , 6c que ssest PuniqueClef pour ouvrir la porte du Palais ferméedu Roi , & pour nous donner entrée enleurs Mistéres.
On voit évidemment, par les chosesque nous venons de dire, la nécessité qu’ily a de faire un Recueil , & de ramasser,comme dans un Corps, les Oeuvres desvéritables Philosophes , Sc de ceux encoreprincipalement qui font les moins diffus..Sc les moins embarassez ; tant afìn que lesuns suppléent à ce qui manque aux autres,&qu’ils s’entre-aident ainsi mutuellement ;qu’afin aussi qu’on puisse plus facilementconférer leurs opinions entrieîles , Sc éxa-miner en quoi ils font tous d'accord, puis-que ce n’est qu'en cela qu’ils ont dit la vé-rité , & que ce n’eiì par conséquent qu’encela que nous la pourrons trouver. Ce quidoit néanmoins s’entendre avec cette ré-
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