exxxiv PREFACE,tabli depuis si long-temps dans le Monde*& par conséquent fans être accompa-gnées de très grands malheurs ; Sc parcsque dans Tétât où font maintenant les cho-ies , par le commerce de TOr ou de T Ar-gent , chacun en ne faisant qu’un seul mé-tier , & qu’une feule profession , peut a-voir facilement toutes les choses nécessairesà la vie ; & qu’un seul Homme jouit parce moyen du travail de tous les autres ,.comme s'il faifoit lui-même tous les mé-tiers Sc toutes les professions ; ce qui faitque chacun peut vivre content Sc en reposdans fa Famille selon fa condition. II estfans doute qu’on doit considérer le silence& T obscurité des Philosophes , comme untrès-grand bien pour Le repos & la tranqui-llité commune de tous les Hommes.
Et néanmois c’est cette obscurité qui aattiré aux Philosophes la médisance , lahaine Sc le mépris de presque tous lesHommes : Et c’est cette même obscuritéqui est cause de toutes les calomnies Sc detoutes les injures qu’on leur à dites. Carcomme les Hommes ne fouhaittent rientant que de vivre long-temps & fort heu-reusement fur la Terre , & qu’ils envisa-gent la Pierre Philosophal.e comme le seul& infaillible moyen pour leur procurer unfi grand bonheur, considérant en mêmetemps cette obcurité comme un obstacle