Chaïitrï IV. 41
paré du Diadème, (1) je porte le man-teauroyal,&je remplis les cœurs dejoye.
Et quand je me trouve entre les bras& fur le giron de ma Mère, & que je fuisuni à fa substance, je retiens & j’arrêtecette substance en la fixant (2) Et dece qui est vi/îblc, j’en fais & j’en com-pose l’inviíìble.
Alors ce qui est occulte & caché,fera manifesté & apparoîtra ; & tout ceque les Philosophes ont celé de leur Oeu-vre j fera évidemment produit 8c engen-dré de nous deux.
(r) les Métaux impar-faits, qui font les Frèresde ce Roi, étant former,de la même matière quelui, rendent témoignagede fa Royauté , lors quepar leur transmutation , illes y associe , Sc leur faitpart áe son Diadème Ôc desa Pourpre Royale.
( 2 ) I/Orfixe lasubstan-ce de fa Mère, c’efí à diredu Mercure , qui est natu-rellement volatil. U estvrai que Ison peut dire quel'Or, ou dumoins son Sou-fre,fixe auffî sa Substance,tant parce qu'rl fixe pareil-lement fcn Mercure , jeveux dire , le Mercure enquoi il est résous ; qssscause que le Mercure quile dissout, est de mêmenature & de même fubf~tance, os poss psrler com-
me la Tourbe , de mêmesang que lui: car autre»ment ces deux Mercure?ne s'uniroient pas - insépa-rablement , comme ilsfont. £í de ee qui efî vijì-hie f en fais L7- f en com-pose l*invisible* 11 sem-ble qu'il faudroit dire toutle contraire , Sc qu"il yeut, de t invisible 'f enfaii le visible , parce qidiî’est dit ensuite que- ce quiefì oculte devient mant-sefle- Mais îe visible quidevient invisible, se doitentendre , à mon sens, dela couleur de TOr ,se perd en sa dissolution& qui est comme enseveliedam la noirceur, maisquî-se dégage & qui parc?*dans la fuite de lG'péî»."tion. M*Sahmon»