42 Le s sept Chapitres.
Comprenez bien ces paroles , vousqui m’écoutcz ; conservez-les soigneu-sement dans votre cœur; méditez-lesattentivement, & ne cherchez rien au-tre chose.
Ne voyez-vous pas que stHomrae,dont les entrailles font de chair , est en-gendré du principe de Nature , lequelejì fait de sang , dont la chair a été faiteélle-même. Et l’Homme ne fçauroit a-voir été fait autrement, ni formé c? au-tre chose. Méditez ce que je viens de di-re , A rejetiez tout ce qui est superflu s& étranger, (i)
C’est pourquoi le Philosophe a dit %(2) Botri est fait de f orangé - qui est
(l) 1/exemple que no-ire Auteur prend ici de laconformation du corps derHomme , qui n’est , níne peut être fait que desprincipes qui font de famême nature , confirmece qifil a dit dans leChap. 1 qu 6 V Oeuvre estdans nous chez nous.& faít voir ï aveuglementde ceux qui prétendentfaire îe M agi stère des Phi-losophes » qui doit don-ner îa perfection aux Mé-taux imparfaits ( àfl àdire , donner à leur Mer-cure la fixité & la teinturedç FOr & de F Argevvt> &îtz dégager à mauvaisífcufre & de* craies L
impuretés qtFila contrac-tées dans fa Matrice ) eafe servant de toute une au-tre Matière } que de celledont fout formez les Mé-taux, tant ceux qui doi-vent recevoir cette per-fection , que ceux qui onsune pefectíon semblable à,celle qifils doivent rece-voir, Et cette Matière dif-férente & étrangère eíiappeiiée iei le superflus ,que lAuteur commande derejetter, ou de ne s ? eapoint servir, comme étantune chose superflue, Sc en*»fièrement inutile à-l’Oeuj»vre. M. Salomon *.
(z) U est difficile de di?re ce que le& Philosophes