Chapitre. IV. 45
ceur, se change alors en véritable rou-ge. (1)
Je proteste devant Dieu que je n’asdit que la vérité. Et que les choses quidétruisent, sont celles-là même qui per-fectionnent. (2) Et c’est pour cela querien ne peut être amendé ni rendu meil-leur , s’il n’est corrompu auparavant, &cette corruption fera paroître l’amende-ment & la perfection ; & l’un êc Pautreest une marqué essentielle de la vérité del’Art.
Flameì en parle dans sonChap. 5. selon notre Edi-tion. Et íl dit que c’est undes noms que les Philoso-phes envieux ont donné àl'Opération qu’il décrit encet endroit-là. Joli a tra-dui tCambar, par Mercu-re* Mais je ne sçai quelleauthorité il a euë pourcela. TA. Salomon.
(1) Le Laiton ou l’Or,étant dissous Sc uni avecson Dissolvant, composete double Mercure , com-me le Trevisan l’appelle,Sc que notre Auteur nom-me Eau permanente ,parce que ce Mercure estfixe Sc permanent ; ainsile Laiton est véritable-ment une partie de cetteEau , qui est le secondMercure des Philosophes.
(2) Ces- choses qui dé-truisent 1 Or ou le Laiton,Sc qui lui doctfiefl* ensui-
te la'perfeéh'on del’Elixir,ce sont le prémier Mer-cure des Philosophes, Scle feu extérieur- Car cefont ces deux Agens quifont la dissolution de l’Or,Sc qui vivifient & digèrentcette dissolution. De sorteque l 7 Or ne pouvant tein-dre s'il n’est teint, c’estàdire sM n’est élevé à uneplus forte couleur, quecelle que ta Nature lui adonnée 5 & ne pouvantrecevoir cette teinture >.s’iln’ëst détruit êc dissous,3 c s’il ne reçoit un nou-veau Soufre par le prémierMercure, & que le fie nne soit plus cuit Sc plusdigéré par la cuisson, i£est évident que fa corrup-tion est la cause de fa per-fection , Sc que ce qui ledétruit, est ce qui ie per-fectionne. M. Salomon*.