4 6 Lés sept Chapitres.
CHAPITRE V.
M On Fils, ce qui naît du Cor-beau est le commencement de cetArt. Voici, j’ai obscurci ce que je vousaì dit, & je lui ai ôté fa clarté ( i ) parun circuit de paroles ; & j’ai dit,que ce qui est conjoint étoit désuni, &que ce qui est très-proche, étoit fortéloigné.
Rôtissez donc ces Matières; & cuis-sez 4 es ensuite par l’espace de sept jours,de quatorze & de vingt Sc un , (2) dans.ee qui vient du ventre des Chevaux»Lors se fait le Dragon, qui mangeses aîles, (3 )■ & qui se mortifie soi mê-
(i) Cette circonlocution,par laquelle il a obscurci cequhl vouloir dire , est ìmon avis , qu’au. lieu dcdire , que le Corbeau estîe commencement del’Oeuvre , il a dit, quec’ctoit ce qui naît du Cor-beau, c’cst à dire, la noir-ceur. Car en disant ce quinaît du Corbeau il dit deux«hose, íe Corbeau, & ce quinaît de lui; & cependant iln’y a qtfune seule chose ,par où commence POeu-vre, qui est la noirceur,que les Philosophes ap-pellent le Corbeau où. la
tête du Corbeau, M. Salom*.(2) On íc sert souvent: dans la Chymie vulgaire. du fumier de Cheval, pourmétré les Matières en di-gestion. Les Artistes Rap-pellent ordinairement le. ventre de Cheval , &le Vicaire à Bain^Ma»rie . Notre Auteur veutdire ici, que la chaleur,doit être douce au com-mencement semblable »cèlle-du fumier de Chevaléchauffé. M- Salomon.
(z ) Les Philosophesappellent leur premierMercure va Dragon