5*4 Tes sept Chapitres.l’Eau,qui est lemédiocre>aune figure com*mune avec le Ciel & la Terre.
L’Eau est la première chose qui sort stscette Pierre ; l’Or est la seconde ; la troi-
fi qu 3 il Ta cy—devant ap-pellé dans le Chapitre, oàii a dit, qu *ìl y a des Sou-fres célefles terrefleSyvoulant dire, qisil y a desSoufres dans le premierMercure , comme iî y ena un dans l’Or. Et íl y aajouté en ce Xieu-là , quele Mâle efl le Ciel de laj Femelle, & la Vénielle la
Terre â Mâle , parcs«jue dans la génération or-dinaire des Animaux, dsoii51 prend cette comparai-son, le Mâle tient toujours2e defllis, comme le Cielou l’Air est au dessus de3a Terre , Sc la Femelleest au dessous, de mêmeigue la Terre est à Regarddii Ciel ou deTAir. Deforte que c’est le Mâle quirend la Femelle féconde :comme c'est par la vertuque la Terre reçoit ditCiel j c'est â dire } par lachaleur du Soleil Sc parles pluves qui s’élévent &qui se forment dans l’Air,qu’elle devient fertile.Sc qu’elle fait toutes sesproductions. Néanmoins ,comme le dit M. d’Espa-gnet dans son Traité, quia pour tirre, ArcanumHermetica Philosophie 0 -pas, cet ordre est ren-versé dans l 5 Oe uvre desPhilosophes 7 parce que
la Femelle , par un em-! portement d’amour, faitde la fonction Mâle, Ôcprend le destus. Jc veuxdire , que céft ie prémieíMercure’, qui , s’élevantdans le Vaisseau, emportel'Orqui est en bas , quile dissout, quiTengrosle,.Sc Panime. Ce qui me faitcroire - que dans Je Cha-pitre 2 . que je viens deciter, il faudroit qu’il yeût, la Vénielle efl le Cieldu Mâle CA le Mâle eflla Terre de la Femelle -parce qu 5 ordinairement,les Philosophes appellentl’Or, Terre, & Corps ;&3e Mercure, Eau, & Es-prit, Je dis ordinairement,car quelquefois ils ap-pellent leur prémier Mer-cure, Terre, comme Phi-laiéthe , dans le ChapitreXi. dit que les anciensPhilosophes jugèrent quele Mercure étoit la Terredans laquelle ils dévoientsemer leur Or , afln qu ilFy vivifiât. Notre Auteurfuir ici la maniéré ordinai-re, en appellantrOr, Ter-re , parce qu’il est fixe,solide Sc pesant, Sc quenaturellement il se tieneen bas. Et par le médio-cre , il entend l’Eau ycomme il Pexpîique lui*mçme , parce que f Eau